Ruder Forms Survive

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16/20
Nom du groupe Capricorns
Nom de l'album Ruder Forms Survive
Type Album
Date de parution Octobre 2005
Style MusicalPost Hardcore
Membres possèdant cet album10

Tracklist

1. 1977: Blood for Papa
2. 1969: A Preditor Among Us
3. The First Broken Promise
4. 1440: Exit Wargasmatron
5. 1066: Born on the Bayeux
6. 1946: The Last Renaissance Man
7. 793AD: The Harrying of the Heathens

Chronique @ Svartolycka

09 Décembre 2005
Trouvé par hasard, je ne pensais pas que ce disque serait une agréable surprise en cette fin d’année 2005. Et pourtant, cela faisait un petit bout de temps que je ne m’etais pas coltiné un album à fortes connotations « stoner » comme il est possible d’écouter sur des groupes comme Orange Goblin, Warhorse, Yob, Reverend Bizarre et j’en passe.
Le plus gros problème avec ce style, c’est qu’il peut facilement devenir répétitif pour ne pas dire barbant. Néanmoins, on peut reconnaître des qualités à ne surtout pas passer sous silence. Une ambiance poisseuse et rugueuse, un sens du rythme particulièrement entraînant sans oublier une atmosphère à la fois planante (tu m’étonnes) et visqueuse dû à une sonorité préparant au mieux une déliquescence particulière.

« Ruder Forms Survive » aurait très bien pu passer inaperçu, mais c’est là que la donne change.
Déjà, l’album est instrumental, ce qui force l’auditeur à se concentrer uniquement sur la structure musicale et les instruments et non pas sur les voix dés fois hors-propos. Pour cela, faut bien avouer, l’écoute est immersive et immédiate. Le contact avec la spongiosité des guitares est tout autant jouissif qu’il instaure une ambiance gluante, mise en miroir de la pochette à la fois surréaliste et craspec.
Cependant, il ne faut pas croire que l’écoute de cet album est purement psychédélique ou planante. Capricorns le montre, « Ruder Forms Survive » est avant tout viscéral ! Viscéral dans son ambiance (gras et épais), mais aussi dans sa structure. En effet, on navigue entre deux eaux… De passages mélodiques limites « post-rock » à des accents sludge, on traverse, on zizague, on se faufile sur des titres jouant bien la carte de l’attente où l’on se surprend à voir le titre se terminer comme il peut « recommencer » dans un esprit aux frontières de l’improvisation. De ces méandres, on y aspire, on se laisse glisser aussi bien dans une sorte de fange sonore de déliquescence aiguë et poisseuse que dans des passages contemplatifs et reposants.

Hybride, « Ruder Forms Survive » atteint des sphères d’originalité subtiles et efficaces que l’on ne pouvait soupçonner. Surprenant, Capricorns l’est assurément à l’instar de ces brèves incursions de voix, rares et néanmoins lourdes de sens et de rages qui explosent à la face de l’auditeur sans crier gare. Gardant une atmosphère de marécage suintant, de décomposition acérée où plane une misanthropie sévère mais juste, le disque prend alors une tout autre dimension effaçant au passage nos à priori tout en rendant floues les frontières du genre auquel il appartient.
Étonnant, original, cet album mérite que l’on se penche dessus et, nom d’un stigmate, ceci n’est pas pour nous déplaire !!

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