Deux ans après la sortie de leur premier album "
Sigillum Luciferi", les américains de
Cough sorte en 2010 le second opus "
Ritual Abuse" chez Relapse.
Ne possédant pas (encore) le premier album, je ne vais pas pouvoir comparer cette nouvelle offrande à la précédente mais qu'importe. Laissons nous l'effet de surprise et plongeon nous directement dans l'écoute de ce "
Ritual Abuse".
Concernant la pochette tout d'abord, j'ai du mal à trouver un lien concret entre l'image de cette femme dénudée, blessée à genoux sur un champ de bataille sous un ciel rouge sang et la musique du groupe. Peut être que le groupe à souhaité mettre en avant le désespoir qui peut suinter de leur nouvel album.
Musicalement parlant, le groupe officie dans un doom aux relents de sludge et de stoner. Autant vous dire de suite, fan de vitesse et de break à tout va, merci d'avoir lu mon intro et on se retrouve dans une prochaine chronique.
Pour les autres, installez vous confortablement dans votre fauteuil ou autre et enclenchez le cd.
Des les premières notes du cd, cette lourdeur nous emporte directement dans des limbes sans fond à l'obscurité plus qu'angoissante, un décor qui pourrait être digne des romans de Lovecraft.
La lenteur de
Cough est parfaitement associée à des riffs qui se font parfois épiques et qui fleurent bon certains arrangements à la Sabbath. En même temps, il est normal vous direz car le grand
Black Sabbath a inspiré énormément de groupes de doom.
La musique de ce "
Ritual Abuse" est comme un bon roman de Lovecraft, il vous plonge dans un état de mal être, d'angoisse, de peur, de paranoïa. On se croirait évoluer dans un univers dénué de toute vie, errant sans but dans un monde dans lequel résonne des voix ethérées, narrant de sombres incantations à la gloire d’un sinistre dieu.
Le chant dans cet opus passe d'un sludge poisseux et crasseux à une voix claire à la limite susurrement. Ce sombre mélange ne fera qu'accentuer votre angoisse et votre désespoir.
Une fois de plus, il est admirable de noter que la voix va se mettre au service des instruments et laissant donc place à la richesse des riffs que nous distillent guitares et basse pour mon plus grand bonheur.
La basse ne cesse de claquer renforçant ainsi le désespoir qui nous envahit, la batterie elle martèle sans arrêt et peut sembler être les battements de votre cœur pendant cet horrible rêve que l'on fait.
La fin du cd approche, votre rêve commence à toucher à sa fin. Ce voyage dans les profondeurs abyssales que nous propose
Cough se termine. Mais une fois la musique finie, cette affreuse sensation de mal être et d'angoisse restent ancrées en nous. Une force incontrôlable nous pousse à recommencer ce voyage musical, et c'est donc impuissant que l'on se reprend à retourner dans ce monde dans lequel règne de sombres sensations.
Note: 18/20
D'ailleurs je n'ai jamais écouté leur premier album, il doit en être de même je pense.
En tout cas pour le moment je le ressors toujours avec un certain plaisir.
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