Ritual Abuse

ajouter les paroles de l'album
ajouter une chronique/commentaire
Ajouter un fichier audio
18/20
Nom du groupe Cough
Nom de l'album Ritual Abuse
Type Album
Date de parution 26 Octobre 2010
Produit par Sanford Parker
Style MusicalDoom Sludge
Membres possèdant cet album23

Tracklist

1. Mind Collapse 12:08
2. A Year in Suffering 12:09
3. Crippled Wizard 06:49
4. Crooked Spine 09:16
5. Ritual Abuse 12:59
Bonustrack
6. Acid Witch 13:53
Total playing time 53:21

Chronique @ hemistes

06 Janvier 2011

Lourdeur, desespoir, Cough quoi.....!

Deux ans après la sortie de leur premier album "Sigillum Luciferi", les américains de Cough sorte en 2010 le second opus "Ritual Abuse" chez Relapse.
Ne possédant pas (encore) le premier album, je ne vais pas pouvoir comparer cette nouvelle offrande à la précédente mais qu'importe. Laissons nous l'effet de surprise et plongeon nous directement dans l'écoute de ce "Ritual Abuse".

Concernant la pochette tout d'abord, j'ai du mal à trouver un lien concret entre l'image de cette femme dénudée, blessée à genoux sur un champ de bataille sous un ciel rouge sang et la musique du groupe. Peut être que le groupe à souhaité mettre en avant le désespoir qui peut suinter de leur nouvel album.

Musicalement parlant, le groupe officie dans un doom aux relents de sludge et de stoner. Autant vous dire de suite, fan de vitesse et de break à tout va, merci d'avoir lu mon intro et on se retrouve dans une prochaine chronique.
Pour les autres, installez vous confortablement dans votre fauteuil ou autre et enclenchez le cd.

Des les premières notes du cd, cette lourdeur nous emporte directement dans des limbes sans fond à l'obscurité plus qu'angoissante, un décor qui pourrait être digne des romans de Lovecraft.
La lenteur de Cough est parfaitement associée à des riffs qui se font parfois épiques et qui fleurent bon certains arrangements à la Sabbath. En même temps, il est normal vous direz car le grand Black Sabbath a inspiré énormément de groupes de doom.
La musique de ce "Ritual Abuse" est comme un bon roman de Lovecraft, il vous plonge dans un état de mal être, d'angoisse, de peur, de paranoïa. On se croirait évoluer dans un univers dénué de toute vie, errant sans but dans un monde dans lequel résonne des voix ethérées, narrant de sombres incantations à la gloire d’un sinistre dieu.
Le chant dans cet opus passe d'un sludge poisseux et crasseux à une voix claire à la limite susurrement. Ce sombre mélange ne fera qu'accentuer votre angoisse et votre désespoir.
Une fois de plus, il est admirable de noter que la voix va se mettre au service des instruments et laissant donc place à la richesse des riffs que nous distillent guitares et basse pour mon plus grand bonheur.
La basse ne cesse de claquer renforçant ainsi le désespoir qui nous envahit, la batterie elle martèle sans arrêt et peut sembler être les battements de votre cœur pendant cet horrible rêve que l'on fait.

La fin du cd approche, votre rêve commence à toucher à sa fin. Ce voyage dans les profondeurs abyssales que nous propose Cough se termine. Mais une fois la musique finie, cette affreuse sensation de mal être et d'angoisse restent ancrées en nous. Une force incontrôlable nous pousse à recommencer ce voyage musical, et c'est donc impuissant que l'on se reprend à retourner dans ce monde dans lequel règne de sombres sensations.

Note: 18/20

3 Commentaires

4 J'aime

Partager
 
hemistes - 07 Mai 2011: Pour rebondir sur la durée des pistes de cet album, je l'ai réécouter le week-end dernier et je me suis surpris à trouver le temps long (je pense que je n'étais pas assez concentré dessus). Je reconnais qu'au début ce côté monolithique m'a repoussé un peu.
D'ailleurs je n'ai jamais écouté leur premier album, il doit en être de même je pense.
En tout cas pour le moment je le ressors toujours avec un certain plaisir.
    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire

Commentaire @ fl0)))

07 Octobre 2011

21st century Doom

Autant être clair dès le début: je ne cherche pas à faire de contre-chronique, juste à développer un point de vue. Ritual Abuse, c'est une sorte de sorbet sauce Doom: c'est délicieux, mais on a tendance à être un peu écœuré. C'est vrai que 5 pistes pour près d'une heure de musique ça fait beaucoup, trop peut être, vu le style pratiqué. Première chose qui saute aux yeux: ce groupe WORSHIP Electric Wizard, et ce dès la première note du disque. C'est certes très efficace, mais on a l'impression que Cough se contente de donner à un certain public ce qu'il veut entendre, quitte à être trop proche de son modèle. Tout y est: le trip satanico-occulte, la weed, le son gras, les vocaux déformés et perdus...

Alors oui, au premier abord, Ritual Abuse énerve. Cependant, force est de constater qu'il se divise en deux parties distinctes: une première, très convenue et immédiate, qu'on adore à la première écoute, et qui finit par lasser. Et une seconde, que l'on attend pas forcément. Et c'est dans cette partie que Cough révèle son talent d'écriture: la tonalité est plus mélancolique, plus sombre, en bref: plus honnête. Là où Mind Collapse et A Year in Suffering deviennent vite de simples ersatz du Wizard, le trio de fin Crippled Wizard, Crooked Spine et Ritual Abuse s'émancipent pour proposer une musique à la fois plus atmosphérique et plus Sludgisante, si bien que l'on aperçoit parfois l'ombre d'un Grief derrière cette masse sombre et lente surplombée de vocaux écorchés. Un bon disque assurément, mais pas encore la claque que l'on attendait. Peut être pour le prochain...

0 Commentaire

0 J'aime

Partager
    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire