Formé en 1987 dans l’état de Californie, dans les mêmes temps que son voisin et homologue
Autopsy,
Sadistic Intent figure parmi les précurseurs de la scène deathmetal de la côte ouest des Etats-Unis. Depuis l’origine, le groupe s’articule autour des frères
Cortez, directement influencé durant les années 80 par le thrash obscur de
Slayer, Sodom,
Kreator,
Possessed, répendant son deaththrash satanique grâce aux réseaux incontournables du tape-trading de l’époque.
Si les EP
Impending Doom et
A Calm Before the Storm installent confortablement
Sadistic Intent dans l’underground US, aux côtés des imparables
Incantation,
Goreaphobia ou
Morpheus Descends sur la côte est, le groupe ouest américain ne confirme étrangement pas avec un album complet durant ces années où pleuvent pourtant les disques cultes. Il faut attendre jusqu’en
1994 pour le largage de
Resurrection, alignant seulement six titres réunis sous forme de mini-LP, sous couverture du petit label
Gothic Records (à qui l’on doit notamment le premier album d’
Absu sur le continent outre atlantique).
L’intro mystique de
Resurrection fixe immédiatement un climat lourd et occulte, permettant au deathster de s’immerger directement dans les contrées blasphématoires de
Sadistic Intent. Le titre s’enchaine alors sur le culte Asphyxiation, aux cascades de riffs meurtriers de Rick
Cortez & Vince Cervera, supportés par le jeu de batterie puissant de Joel Marquez. Les nombreux changements de rythmes, les leads de Rick, ou encore le chant possédé de Bay
Cortez (au timbre proche de David Vincent sur
Altars of Madness), sont autant d’éléments magnifiant ce morceau issu des profondeurs les plus obscures.
Puis, le rythme infernal de
Conflict Within, les accélérations de
Dark Predictions, l’incision toute particulière de Condemned
Misery, ainsi que la superbe outro A
Mass For
Tortured Souls au parallèle judicieux avec le premier titre, permettent de maintenir toute l’intensité de l’oeuvre durant ses 24 minutes, n’ayant jamais parues aussi courtes. Non rien, décidément rien ne vient entacher le culte MLP
Resurrection, hormis sa courte durée ou son arrivée tardive au sein de l’underground deathmetal.
Longtemps épuisé,
Resurrection est aujourd’hui réuni en CD aux côtés des EP
Ancient Black Earth et
Morbid Faith grâce à la volonté du label germanique Iron
Pegasus. Respectivement parus quelques trois et huit années plus tard, ces deux EP perpétuent brillamment l’esprit deathmetal des années 80/90 du groupe californien, depuis l’impitoyable Funerals
Obscure aux riffs entêtants jusqu’à l’excellente reprise The
Exorcist de son confrère et ami
Possessed. Amateur de l’essence death métallique des premières heures, il est donc encore temps pour toi de te laisser emporter par la magie noire de
Sadistic Intent.
Fabien.
J'avais renoncé à chercher tous ces EP de Sadistic Intent, ce sera beaucoup plus pratique désormais.
Goreaphobia que tu cites Fabien, vient d'ailleurs lui aussi de sortir un Full-Lenght...
Cult of Death.
Fabien.
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