Requiem for a Damned Love

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14/20
Nom du groupe Risen Crow
Nom de l'album Requiem for a Damned Love
Type Album
Date de parution 28 Fevrier 2025
Style MusicalPower Symphonique
Membres possèdant cet album2

Tracklist

1.
 Never Surrender
 05:11
2.
 Black Widow
 04:30
3.
 Funeral Jack
 05:26
4.
 Risen Crow
 05:02
5.
 Revelation
 05:06
6.
 Dark in My Life
 04:35
7.
 Believe in Me
 04:41
8.
 Black Rose
 03:44

Durée totale : 38:15

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Risen Crow


Chronique @ ericb4

19 Mars 2025

Un premier mouvement aussi pulsionnel qu'enivrant, un brin convenu...

Nouveau visage du power symphonique à chant mixte, ce septet italien né en 2020 à Rome entend, en toute légitimité, essaimer ses riffs au-delà des frontières de sa terre transalpine natale. Conscient des enjeux et des risques courus à se jeter tête baissée dans la mêlée, le combo sud-européen s'est toutefois laissé le temps nécessaire au peaufinage de ses gammes comme de sa production d'ensemble. Aussi, aux fins d'un travail minutieux en studio, quelque quatre années se seront envolées jusqu'à la sortie de leur premier et présent album full length, « Requiem for a Damned Love », signé chez le puissant label italien Rockshots Records. Quels seraient alors les atouts des huit pistes de la galette pour espérer voir nos valeureux gladiateurs tenir en respect l'âpre concurrence dont ce registre metal continue de faire l'objet ? Ce faisant, les 38 optimales minutes que compte le méfait permettront-elles à nos acolytes de se muer dès lors en de sérieux espoirs de cet espace metal ?

Mais avant d'aller plus loin, faisons connaissance avec nos hôtes. Dans ce projet, se conjuguent les talents de : Antonella Della Monica et Claudio Vattone (ex-Timestorm, feu-Edenslave) au chant, Giuseppe Longo (Timestorm, ex-Windrow) et Francesco Menale (Last Prototype) aux guitares, Flavio Cicchetti (ex-Windrow) à la basse, Filippo Martini (Aeternum, feu-Lead Free) à la batterie, sans oublier Alessandro Bernabei aux claviers. De cette étroite collaboration émane un propos power mélodico-symphonique et cinématique à la fois truculent, solaire et émoustillant, dont les sources d'influence sont à puiser dans le patrimoine compositionnel de Nightwish, Ancient Bards, Frozen Crown, Visions Of Atlantis (VOA), Temperance, Serenity et Kamelot. Pour mettre les petits plats dans les grands, cet opus jouit d'une qualité d'enregistrement difficile à prendre en défaut doublée d'une belle profondeur de champ acoustique. Il ne nous reste plus qu'à larguer les amarres, pour une croisière en eaux profondes, que l'on espère ponctuée de quelque terre d'abondance...

Lorsque la traversée s'effectue sur une mer houleuse, nos flibustiers disséminent alors quelques pépites dans leur sillage. Ainsi, succédant à une seyant entame cinématique relayée d'un fin legato à la lead guitare, le tempétueux « Never Surrender » n'aura de cesse de nous asséner de cinglants coups d'olives doublés d'un martelant tapping ; calé sur une sente mélodique, certes, déjà courue mais des plus invitantes, mis en exergue par les claires et chatoyantes empreintes des deux vocalistes patentés et couronné d'un flamboyant solo de guitare, l'énergisant méfait à mi-chemin entre Frozen Crown et VOA ne se quittera qu'à regret. Dans cette dynamique, on ne saurait davantage éluder le ''kamelotien'' « Risen Crow », et ce, tant pour ses enchaînements intra piste ultra sécurisés et ses couplets finement ciselés qu'encensent les puissantes impulsions de Claudio Vattone que pour son fuligineux solo de guitare à mi-morceau décoché.

Quand la cadence du convoi instrumental se fait un tantinet moins alerte, la troupe trouve à nouveau, et sans mal, les clés pour aspirer le tympan du chaland dans la tourmente. Ce qu'atteste, en premier lieu, « Black Widow », mid/up tempo aux riffs crochetés à la confluence de Nightwish (première période) et Kamelot ; eu égard à son refrain catchy mis en habits de lumière par les limpides inflexions de la sirène et celles, plus rocailleuses, de son comparse, et à un pont techniciste investi notamment d'un grisant solo aux claviers, le ''tubesque'' effort poussera assurément à une remise en selle sitôt l'ultime mesure envolée. On pourra encore se voir happé par la fluidité de la ligne mélodique comme par les galvanisantes montées en régime du corps orchestral essaimées par « Believe in Me », invitant élan dans la veine de VOA. Enfin, bien que moins immédiatement inscriptibles dans les charts, l'enjoué et ''serenitien'' « Funeral Jack » comme le rocailleux et ''temperancien'' « Revelation », pour leur part, ne sont pas moins générateurs d'une énergie aisément communicative.

Plus en retenue encore, d'autres plages parviendront à leur tour à nous retenir plus que de raison. Ce qu'illustre, d'une part, la power ballade « Dark in My Life » ; introduit par de délicats arpèges pianistiques, instillé de poignants arpèges d'accords où les fluides patines des deux interprètes évoluent à l'unisson, et recelant un bref mais fringant solo de guitare, le ''temperancien'' low tempo aurait quelques arguments susceptibles de combler les attentes de l'aficionado de moments tamisés. On ne saurait davantage esquiver « Black Rose », ballade a-rythmique et cinématique d'une sensibilité à fleur de peau. Voguant sur d'ondoyantes nappes synthétiques et souligné par les frissonnantes oscillations de nos deux tourtereaux, l'instant privilégié ne se quittera que pour mieux y revenir, histoire de plonger une fois encore dans cet océan de félicité.

On ressort de l'écoute de la frondeuse et seyante offrande interpellé par la capacité du combo à déclencher un headbang bien senti et quasi ininterrompu. Bénéficiant d'une ingénierie plutôt soignée, d'une technicité instrumentale bien rodée et de sentes mélodiques des plus avenantes, soulignées par l'opportune présence des deux vocalistes patentés, la galette révèle-là de louables qualités, que pourraient leur envier bien de leurs pairs. Variant davantage ses phases rythmiques que ses atmosphères et ses exercices de style – instrumentaux et fresques manquant à l'appel –, la rondelle concède, par ailleurs, peu de prises de risques. Bref, à la lumière d'un premier mouvement aussi pulsionnel qu'enivrant, un brin convenu, à défaut de la voir rejoindre les sérieux espoirs de cet espace metal, la formation italienne serait néanmoins à placer parmi les outsiders que la concurrence se fera fort de ne pas négliger. Wait and see...

Note : 14,5/20

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