S’il y a bien un pays européen qui peut se targuer d’être prolifique en terme de death metal, c’est bien la Suède. Toujours fidèle à ses origines et à ses valeurs, la scène initiée par
Unleashed, Dismenber ou encore Grave continue à subsister en traversant les âges sans pour autant prendre une ride.
Depuis désormais 7 années,
Vanhelgd fait partie de ceux qui défendent le swedeath originel et dénué d’influences contemporaines. Déjà auteurs de 2 albums, les suédois nous reviennent cette année avec ce «
Relics of Sulphur Salvation » distribué par Pulverised Records. Mis en image de belle manière par le frontman du groupe Mattias Frisk (auteur de la pochette du dernier EP de
Ghost), cet album ne dépaysera pas les fans de death suédois en proposant une musique sombre, efficace et inspirée par les maîtres du genre.
Bien évidemment lorsque l’on parle de swedeath, on pense tout de suite à une production bien particulière, à un son de guitare gras et incisif reconnaissable entre mille. Eh bien ne vous en faites pas, le groupe a fait appel aux services de Tore Stjerna (producteur de la quasi-intégralité de la discographie de
Watain) pour sculpter ce «
Relics of Sulphur Salvation » dans le respect des règles de l’art suédois. Dès les premières secondes de "Dödens
Maskätna Anlete" une ambiance occulte, sombre, inquiétante et distillée par des guitares sous-accordées au grain "tronçonneuse" suintant et gras à souhait vient se déposer délicatement sur nos oreilles. La force de frappe du groupe réside principalement par son riffing simpliste et primaire mais tellement efficace. Rajoutez à cela les vocaux torturés de Mattias, souvent proche de la démence et vous obtiendrez des hymnes death metal imparables comme le final de "Ett Liv I Träldom" ou le refrain de "Where All
Flesh is Soil" qui alterne blast et hurlements déchirés de la plus belle des manières.
La tendance est globalement au mid-tempo lourd et écrasant même si le groupe ne s’interdit pas quelques accélérations bien senties à grand renfort de double pédale ou de blasts (le départ du titre éponyme, "Cure Us from
Life") ainsi que quelques leads mélodiques qui aèrent le tout, tel de légers halos rayonnant dans ces ténèbres obscures que forment les compositions des suédois, comme sur "
Sirens of Lampedusa" et son interlude centrale aux relents doom. Ce «
Relics of Sulphur Salvation » s’écoute facilement de bout en bout sans problème sans jamais lasser grâce au jeu de Björn Andersson qui développe des patterns riches et variés et offre une assise de choix aux thèmes amenés par les deux guitaristes. Ces derniers usent et abusent des riffs en tremolo, dans l’esprit des premiers
Amon Amarth ou At the
Gates, le côté glauque et malsain en plus. Cela permet de dynamiser les compositions, leur octroyant plus de fluidité : le retour du principal riff avant le chaos de "The Salt in My
Hands" en plein milieu du morceau en est un très bon exemple.
Vous l’aurez compris, Vahelgd livre là un album solide et mature, aux riffs entêtants et sombres de très bonne facture. Mention spéciale à Mattias Frisk, qui délivre une performance vocale époustouflante, d’une hargne et d’une authenticité sans équivalent de nos jours. «
Relics of Sulphur Salvation », sans révolutionner le style, présente toute de même une identité certaine qui ravira à coup sûr les amateurs de musique de la mort à la suédoise.
Du coup je me lis ça en écoutant le seul titre de l'album en écoute en ligne (Where All Flesh Is Soil) et c'est plutôt pas mal ! Du death suédois gras, lourd et froid bien comme j'aime !
A voir donc à sa sortie...
Merci pour ta chro' !
Très bon disque qui évoquera sans nul doute les premiers Necrophobic, At the Gates et compagnie. Le swedeath, parsemé de passages blackisants des Vanhelgd est bien consistant, même si ça et là, quelques plans mélodiques cassent un peu la vélocité ressentie. Ne chipotons pas, bourré de plans assez remarquables dont des tremoli pas piqu"s des vers, cet album vaut l'achat sans aucun souci. Merci pour la chronique.
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