Auriga est un groupe originaire du Liban et dont la fondation remonte à l'année 2009. C'est un trio qui se compose de Urger (vocaux), d'Amarth (basse) ainsi que de
Void qui quand à lui a la charge de la composition et de toutes les parties instrumentales. Le combo se place dans un créneau black atmosphérique/ambient avec suffisamment de talent pour attiser une certaine curiosité. Je ne suis pas un spécialiste de la scène du moyen-orient, mais les découvertes récentes de
Grieving Age (Arabie Saoudite) et de Theoria (Syrie) et de leurs forts bons albums respectifs m'on incité à regarder de plus près et avec plus d'attention ce qui se passe dans ces chaudes contrées.
"
Reflection of the Magestic" est donc le 1er effort du groupe sorti le 12 février 2014 en format digital via la plateforme Bandcamp, ainsi que dans une toute petite édition CD, limitée quand à elle a 50 exemplaires, éditée par le label russe Kunsthauch et présentée sobrement sous la forme d'une enveloppe aux teintes grises/noires.
Je ne dispose malheureusement d'aucunes informations "techniques" relatives à l'enregistrement en lui-même, rien n'étant précisé sur le CD, ni sur la page Facebook du combo. On peut néanmoins dire que le travail de production sur la capture des prises est "propre", les arrangements sont "soignés", permettant de facto à l'ensemble du skeud d'obtenir un rendu sonore de très bonne facture.
Auriga se cale d'entrée de jeu sur un segment fortement ambient, seule la moitié de l'album donnant quand à elle dans l'instrumentation "classique" (agrémentées de petites touches "spatiales" néanmoins), à savoir le 2ème titre "
Solitude in the Infinite Space" (au rythme lent), "
Transcend into Obsolescence" placé en 3ème position (aux connotations très atmosphériques mais sur un tempo relativement rapide) ainsi que le 5ème titre "Bearer of the Wondering Stars" (d'obédience mid-tempo quand à lui). Point important qui se remarque assez vite et porteur d'une indéniable plus-value pour l'impact du disque, les plages "ambient" (au feeling "menaçant") ont été consciencieusement élaborées en vue de leur donner un maximum d'efficacité. Cet état de fait permet à l'auditeur une immersion contemplative "poussée", en évitant de plus un effet somnolence et de redondance qui pourrait s'imposer vu la nature intrinsèque de ces titres. La durée raisonnable de l'album (47mn) lui permet aussi de dérouler avec une certaine aisance.
On peut au final sommairement situer
Auriga dans une mouvance à mi-chemin entre les démos d'
Autres Paysages (Russie) pour leur côté "ambient" et bien évidemment
Darkspace (Suisse) pour la thématique spatiale utilisée en toile de fond. Assez prometteur, "
Reflection of the Magestic" se veut séduisant pour un premier contact et laisse entrevoir un potentiel de développement non négligeable pour son futur (en tous les cas, suffisamment pour être remarqué par le label italien Avantgarde qui sortira son prochain album)...
Rheindarst
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