Pour mémoire, rappelez-vous du groupe de
Hard Rock californien
Tyketto et de son premier album l'excellent
Don't Come Easy (1991) et surtout du tube interplanétaire "
Forever Young". Depuis, pas mal d'eau à coulé. En effet, continuant son ascension, et sortant deux autres albums, dont le très bon
Strength in Numbers en
1994, le groupe se séparera en 1996 après l'anecdotique
Shine (1995).
Année
2012,
Danny Vaughn (chant) et Michael Clayton (batterie), seul rescapé du line-up original, décident se de réunir afin de remettre le groupe sur les rails et nous proposent en guise d'amuse-bouche, le très honorable album
Dig in Deep.
Quatre longues années plus tard le groupe nous revient, avec un nouvel opus intitulé
Reach, dont la musique s'inscrira dans la continuité de son prédécesseur, c'est-à-dire un
Hard Rock américain frondeur au chant puissant soutenu par des refrains et chœurs fédérateurs.
Le nouveau line-up sera complété de : Chris Green à la guitare et aux choeurs ; Chris Childs (
Thunder), basse et chœurs ; Ged Rylands, claviers et chœurs. Côté production, le groupe mettra une instrumentation plus en avant que sur
Dig in Deep. À savoir, un son de guitare plus puissant, tout comme le chant de
Danny Vaughn d'ailleurs, qui s'avérera toujours aussi performant et au top qu'à ses débuts en 1986 au sein du groupe de
Hard Rock britannique
Waysted.
Passons au contenu de l'opus. Pour
Reach, nous naviguerons entre des morceaux à la fois puissants et raffinés, comme "
Kick like a Mule" avec son excellent couplet/refrain et de belles interventions de guitares rugissantes. Avec un rythme plus mid tempo et dans la pure veine du
Tyketto des débuts, le très mélodieux "Tearing
Down the Sky" se distinguera par ses guitares leads flamboyantes couronnées par un solo central gorgé de feeling. De L'
AOR, avec le galopant "Big
Money" et son refrain imparable, le groovy "Sparks
Will Fly" et son jeu de basse ronde, mais aussi, le semi-acoustique "The Run" aux harmonies et choeurs à plusieurs voix, assez influencé par les premiers
Warrant et
Damn Yankees. Parfois le groupe s'aventurera sur les terres de la Nouvelle Orléans, avec "The Faster Man Alive" et ses sonorités Blues, cajun, très réussi.
Tyketto ne serait pas ce qu'il est sans au moins une ballade. En effet sur cet album, nous en dénombrerons deux. À commencer par la belle "
Circle the Wagons" très Rock dans les entournures, et en seconde position "Letting Go" avec le chant suave et très mélodieux de
Danny Vaughn, toujours très à l'aise dans cet exercice.
Après quatre ans d'absence, le groupe
Tyketto nous démontre, une fois encore, qu'il n'a pas perdu de sa superbe en nous sortant un album sincère, avec des morceaux aux airs qui vous donnent envie de siffler et fredonner toute la journée. Un album que je conseille à tout amateur de
Hard Rock mélodique,
AOR, au son actuel et moderne.
Cool de voir que ce groupe revit.
Le titre est sympa et Vaughn semble avoir gardé son timbre et sa puissance.
Merci pour la chro ;-)
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