Vieux de la vieille, amateurs invétérés des ancêtres
Judas Priest,
Savatage, Iron Maiden ou plus généralement de la Nwobhm et du heavy traditionnel pur jus ;
Marshall,
Marshall,
Marshall « Fuckin » Law est de retour. Enfin, si l’on peut se permettre, car les papys de Birmingham n’ayant rien offert depuis le «
Warning from History » de 1999, certains auraient pu les croire perdus pour la cause et en train de surveiller les moutons dans les Midlands. D’ailleurs, le «
Power Crazy, best of » paru en 2002 avait tout de l’opus testamentaire et de l’épitaphe.
Fi de toutes ces balivernes, nos british actifs depuis 1987, soit 20 ans après leurs pères spirituels du
Halford/Owens band, se ressourçaient seulement, avant de se mettre à la composition et l’écriture de ce «
Razorhead » nécessitant trois ans d’efforts. Pour ce retour aux affaires et vu les changements perpétuels de line-up tout au long de ces deux décennies le combo se compose ainsi. Les formateurs originels, soit Andy Pyke (chant) et Dave Martin (guitare), le bassiste Tom Dwyer, le second grateux Dave Rothan et enfin le dernier arrivé derrière les futs en 2007, Steve Hauxwell. Une batterie où se trouve d’ailleurs un siège éjectable car si je n’en n’oublie pas ce drummer doit être le sixième à y effectuer une ou deux piges.
Bon et cette galette alors, elle vaut quoi ? Et bien disons déjà que
Marshall Law ne se moque de personne ; avec une tracklist de 15 titres et près de 70 minutes.
Pas de plages de remplissages, de vraies compositions variées et bien ficelées sur des tempos alternatifs ; mélodique, speed ou heavy, le quinton dirige la manœuvre de main de maitre et vous assaisonne de tous les ingrédients de la sauce
Power.
La petite intro de mise en place « The summoning »dont aucun groupe ne se passe actuellement, et l’on envoie grave pour gagner d’entrée la partie. Le morceau éponyme de l’album est du grand art, un pur moment de bonheur. Riffs acérés, rythmique saccadé, gros son, ambiance rageuse et volumineuse et surtout une duplicité entre le chant et les chœurs d’une part et les dégoulinés guitaristiques dont le solo d’autre part. Employons un terme à la mode, cela fera jeunot ; ce «
Razorhead » est une pure tuerie. La constante des parties speed «
Blood and pain » «
Hell on earth » «
Necromancer » « Premonition » sera ainsi d’être résolument réussies. Des compositions classiques, sans tiroirs mais assez développées, immédiatement assimilables et appréciables de par leurs mélodies, leur soli et leur refrains nettement marqués.
Des plages plus middle contribuent aussi à la diversité de la track telles «
Night terror » ou «
God of deception », aux ambiances plus lourdes, plus envoutantes pesantes et saccadées. Un peu comme lorsque les
Kiss vous pondent une douceur amidonnée comme «
God of thunder » pour vous achever subtilement… Mais l’on n’atteint tout de même pas un tel morceau culte, et « The chamber » dans sa première partie traine en longueur, voir en langueur, quand parallèlement «
Nothing’s last forever » suinte curieusement le « send me an angel » des
Scorpions.
Marshall Law maitrise moins les « interludes quiétudes » et paradoxalement le second morceau qui tue « Another bullet » est concocté sur un tempo soft au riff basique et un refrain aux chœurs itératifs et entêtants. Le style que vous n’avez pas fini de reprendre à tue tête comme un forcené au volant de votre charrette, sentant monter en vous l’adrénaline et l’énergie de la hargne.
Finalement, un excellent opus pas si loin qualitativement –meilleur à mon sens-, du « Nostradamus » offert par leurs parrains d’inspiration et voisins, les « Judas ».
Plus hargneux, plus mélodique, plus marquant et agréable, ce «
Razorhead » ne souffre que de peu de choses ; dont le fait que
Marshall,
Marshall,
Marshall « Fuckin » Law ait toujours été sous estimé et n’ayant eu la notoriété méritée. Cette galette sans révolutionner quoique ce soit, ravira particulièrement tous les adeptes de ce genre metal, sillonné en tous sens, mais tellement appréciable quand les offrandes sont de cette qualité.
17/20 METALPSYCHOKILLER
Retour gagnant pour le combo anglais.Mention spéciale au titre éponyme.
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