La Finlande n'a plus rien à prouver en matière de métal, quel que soit le style évoqué. Et c'est dans l'indus que
Ruoska, la bande de Patrik Mennander, s'illustre maintenant depuis 2002. Deux ans après un "
Amortem" très réussi, les finlandais nous reviennent avec leur cinquième album intitulé "
Rabies", sorti, une fois n'est pas coutume, chez la grosse major généraliste EMI. De quoi réjouir les amateurs de métal industriel, surtout si ce disque est de la qualité de son prédécesseur. Voyons donc sans tarder ce que cache cette nouvelle oeuvre.
La première piste de l'album, à savoir "Saarnaaja", nous laisse un peu sur notre faim. Un mocreau assez péchu et au refrain planant mais qui peine à décoller et ne nous offre pas d'envolée particulière. Pourtant la puissance de ce titre nous met la puce à l'oreille quant à une évolution majeure par rapport à "
Amortem" : ce disque est plus violent.
Les couplets rapides et rageurs de "Helvettiin Jattynyt" sont à classer dans ce registre, bien que le refrain très mélodique équilibre finalement ce morecau. Mais c'est sur "
Pirunkieli" que cette volonté éclate au grand jour. Très rapide et rythmé, soutenu par des guitares grasses et puissantes, Patrik Mennander y déclame des couplets très indus avec une vitesse et une rage peu commune. Et ce refrain ? Ou plutôt devrai-je dire cette explosion nucléaire ? Martelé avec cette voix démoniaque, il vous déboitera la nuque, si bien que vous en garderez longtemps un souvenir douloureux, pour votre plus grand plaisir...
Pour le reste, on ne change pas la recette. Des titres efficaces, portés par des mélodies accrocheuses. "Ei koskaan" avec son intro inquiétante, plus lente et ponctuée d'envolées mélodiques réussies ou encore "Porttikielto Taivaaseen", très éléctronique dans ses sonorités, au refrain simple mais bien emmené. Mais également un soin particulier apporté à créer des ambiances diverses : orientales, avec "Valtaa, Vakivaltaa" (rappelant ainsi une des insiprations majeures du précédent album) ou même religieuses sur la sublime "Vankilani", ses couplets murmurés et sa mélodie magnifique.
Quelques titres un cran au-dessous tout de même, citons "Pakkomielle" qui est encore une fois un peu trop attendue, mais un album globalement très bon. Une évolution après "
Amortem" par l'apport de ce coté plus direct et violent, mais qui ne s'est pas faite au détriment de la qualité (la prod est impeccable bien que ce fut également le cas du précédent album).
Ruoska se renouvelle dans la continuité !
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