Qliphotic

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Nom du groupe Immanifest
Nom de l'album Qliphotic
Type EP
Date de parution 28 Janvier 2010
Labels Self-Produced
Produit par Kelly Scott Nunn
Membres possèdant cet album5

Tracklist

1. Revelations in Darkness 05:03
2. Thaumiel 05:43
3. Among the Dead 05:30
Total playing time 16:13

Chronique @ Matai

09 Octobre 2011

Immanifest arrive à tirer son épingle du jeu, malgré quelques relents Dimmu Borgir

Les Etats Unis seraient-ils le pays du black death symphonique ? Depuis quelques années, il est clair que bon nombre de groupes nous viennent de grand état, à l'instar d'Abigail Williams, Sothis, ou encore Inquinok. Si la Norvège recueille un panel complet de formations complètes, talentueuses et mythiques de black symphonique telles que Emperor, Arcturus, Limbonic Art ou Dimmu Borgir, le « sympho extrême » à grande tendance death metal semble se situer du côté des states.

Immanifest sort lui des terres de l'oncle Sam. Formé en 2008 par six membres ambitieux, le combo, en un rien de temps, semble avoir compris qu'elle était la recette du succès : maîtrise, efficacité et émotion. Leur premier EP sort en 2010, à savoir « Qliphotic », et dès les premières écoutes, il est clair que les américains ont déjà plus d'une corde à leur arc. Premièrement, ils ont l'expérience, la majeure partie des membres ayant des groupes annexes (Royal Anguish, Yeti). Deuxièmement, la provenance géographique (Tampa, Floride) leur octroie l'influence des grands du death metal, à savoir Death ou Morbid Angel. Et troisièmement, les six musiciens ont pu rentrer aux Morrisound Studios (Morbid Angel, Death, Cynic, Obituary...) afin d'enregistrer leur EP. Il est clair que ce n'est pas rien et Immanifest a su tirer avantage de ces particularités.

Prenant son nom de la terre pure et sans forme par laquelle apparaît la création et la manifestation, les américains nous font une pure fusion d'éléments orchestraux, de guitares lourdes et denses et de vocaux typiquement death metal afin de nous concocter trois titres intenses et puissants, dignes des plus grandes formations. Même si sur certains passages des éléments proches de Dimmu Borgir font leur apparition, Immanifest arrive à tirer son épingle du jeu en nous proposant quelque chose de grandiloquent, sans non plus être de trop. La musique est alors soignée et subtile, à tel point que ces trois titres semblent directement sorti d'une BO. Mieux encore, la qualité de compositions est telle que la mélodie principale et les ambiances arrivent à emporter l'auditeur dans un tourbillon de violence mais aussi d'émotions.

Carré et précis, l'univers d'Immanifest arrive à prendre aux tripes, le growl étant profond et les riffs maîtrisés sans être d'une technique ou d'une innovation incroyables. « Thaumiel », par exemple, propose un panel complet d'éléments, bien que la base soit irrémédiablement black/death et symphonique. Des sonorités électroniques en interlude font leur apparition, sans non plus atteindre le pompeux, au contraire, l'atmosphère est d'autant plus sombre et mystérieuse, à l'instar de cette pochette où se dresse un ange des ténèbres, représentant le mal ou l'impure dans les mythes juifs (Qliphotic).

Si un « Among the Dead » montre une facette relativement symphonique et noire, bercée par un growl impeccable et une frappe monstrueuse, « Revelation in Darkness », titre introducteur, pose très bien le décor, avec ces violons impériaux, ces choeurs presque post-apocalyptiques, et ces guitares bien dans l'esprit black metal. Bien que peu d'originalité réside dans ce titre-ci, les riffs étant, il faut le dire, basiques, la force se retrouve bel et bien dans la cohésion et l'agencement des instruments. Petit hic cependant : Immanifest semble quelque peu copier ce qui fut la méthode Dimmu Borgir, à savoir l'alternance de vocaux black/clair, donc, le duo Shagrath/Vortex, sur un passage plus posé et planant, comme à partir de 03:18, où certaines notes évoquent parfaitement celles de « Allehelgens Død I Helveds Rike » (Death Cult Armaggedon) à 02:22, mais en plus lent.

« Qliphotic » est donc un premier EP de très bonne facture, court mais intense, et se révèle être un bon compromis pour ceux ayant apprécié Dimmu Borgir, les parties death - riffs et growl y compris, en plus.


1 Commentaire

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jocemcmxcix - 10 Octobre 2011: Première écoute et déjà sous le charme ! Certes des défauts soulignés à juste titre par Matai , mais on a se laisse emporter et réveiller tour à tour ! Vivement l'album !
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