L’idée d’un projet entre Mick Harris et Mitch Harris, respectivement leaders du groupe britannique
Napalm Death et nord américain
Righteous Pigs, germe en 1987. L’alliance se concrétise en septembre 1988, lorsque Mick débarque durant un mois à Las Vegas, jammant alors intensivement avec son nouvel acolyte. Désirant immortaliser cette union, fruit de 7 titres fraichement composés, le duo contacte Markus Staiger du label Nuclearblast, ayant sorti récemment le vinyle
Live and Learn de
Righteous Pigs, et décidé à financer l’enregistrement d’un EP.
Mis en boite à Las Vegas par la paire Harris, la master-tape est ensuite envoyée en Angleterre afin d’être mixée, masterisée, puis pressée sur vinyle. Le sort en décide toutefois autrement, l’enregistrement se perdant entre les deux continents. Grâce à un nouveau financement de Markus, le duo bénéficie heureusement d’une seconde chance. Ayant composé entre temps cinq morceaux supplémentaires, les deux acolytes se retrouvent finalement en Angleterre, durant trois jours aux Birdsong Studios de Worcester pour les sessions d’un album désormais complet, baptisé
Purity Dilution. Ce disque représente ainsi non seulement l'une des toutes premières productions en format CD du label Nuclearblast, mais également son premier succès, lui permettant de lancer son écurie sur les rails du mouvement deathmetal & grindcore naissant.
La réputation de Mick Harris au sein de
Napalm Death aidant,
Purity Dilution est fort bien accueilli dès sa sortie. A l’instar de ses titres composés et enregistrés de manière instinctive, l’album est surprenant par sa spontanéité. D’une durée de 26 minutes, direct et sans fioriture, il résulte en une cascade de riffs gras et terriblement percutants, soutenus par les blast-beats uniques de Mick Harris, à l’image des redoutables titres Predominance et Recovery, ou encore des explosifs Popular Belief et Underestimation, aux riffs particulièrement meurtriers.
L’alternance des voix du duo Mick / Mitch est aussi idéale, apportant une variété et un gain de puissance supplémentaires, Mick ayant un timbre guttural et Mitch une voix plus écorchée. La production grasse mais relativement claire & solide de Steve Bird renforce enfin le côté dévastateur des rythmiques du dieu Mick Harris et des riffs incisifs de Mitch, carrés, rondement exécutés et en tout point décoiffants.
Pont idéal entre le grindcore britannique de
Napalm Death et le deathmetal états-unien de
Master durant les eighties, délivré sans compromis ni arrière pensée avec une spontanéité et un entrain sans grand équivalent,
Purity Dilution s’impose directement en mètre-étalon d’un mouvement deathgrind en pleine définition en cette impitoyable année 1989. Fan de
Terrorizer,
Master ou Repulsion, foncez les yeux fermés sur ce brûlot de
Defecation, largement devenu culte au fil des années.
Fabien.
Pestos, Gronche, Bourgade et Dumatray, les Mousquetaires de l'extrême!
Je suis allé exhumer le metal hammer en question de mes cartons, n°15 de février 1990 ; je cite Pestilence : "l'hyper brutalité et l'extrême sévérité viennent de trouver une incarnation vinylico-destructrice crédible".
Moi aussi j'aimais beaucoup Pestilence, ses chroniques et ses interviews, qui étaient souvent moins bateaux et axées sur les thèmes classiques que la concurrence.
Très proche de NAPALM DEATH (de l'époque) et de TERRORIZER, ce "Purity dilution" est un album de death-grind à la qualité indéniable et se doit d'être possédé par tous les fans du style.
Moi j'ai trouvé ce cd pas cher en le commandant chez Amazon ou Priceminister. Il me semble que je l'avais payé moins de 10euros neuf! Parfait!!
Un putain d'album qui sent le bon grind old-school, un must!
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