Purification by Debauchery

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16/20
Nom du groupe Rotten Liver
Nom de l'album Purification by Debauchery
Type EP
Date de parution Septembre 2013
Style MusicalBlack Metal
Membres possèdant cet album3

Tracklist

1. Infamous Nil
2. Become the Arcanthropos
3. Black'n Rot
4. Purification by Debauchery

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Rotten Liver


Chronique @ Icare

26 Novembre 2013

Ce Purification of Debauchery devrait plaire aux amateurs de black sombre, lent et envoûtant

Aaaaah, Rotten Liver… Il n’y a pas à dire, les groupes de la scène extrême rivalisent d’imagination, de subtilité et de poésie lorsqu’il s’agit d’immortaliser leur aventure musicale sous la gloire éternelle d’un patronyme… Avec un nom pareil, on pourrait légitimement s’attendre à ce que le groupe vannais, formé en 2010, nous délivre un brutal death bien gras et immonde, ou un grind crade tout ce qu’il y a de plus porcin, mais détrompez-vous : Rotten Liver, donc, c’est son nom, fait du black, et sa première démo, Purification by Debauchery, sortie en septembre de cette année sous la bannière de Mortis Humanae Productions, nous offre un black sombre, épique et travaillé de bonne qualité que l’on pourrait judicieusement qualifier de dark metal.

Purification by Debauchery s’appuie sur une alternance de passages lourds et headbangants flirtant parfois avec le death old school, et d’autres sonorités plus malsaines et insidieuses, mais le groupe s’illustre surtout dans de longs passages atmosphériques tissés par des guitares sombres et inquiétantes qui semblent nous susurrer leurs contes morbides à l’oreille de leurs stridences mélancoliques. Le tout n’est jamais vraiment violent mais baigne dans une atmosphère obscure et ésotérique, avec des riffs rampants rappelant parfois le Neverplace de Taliandörögd dans cet habile mélange des genres cimenté par un côté épique et atmosphérique très présent. Sur ces quatre titres, on peut parler d’une agression maîtrisée mise en valeur par des ambiances aux sonorités mystiques (ce long passage instrumental de toute beauté dès 2,15 minutes d’Infamous Nil, qui se pare d’un long solo aux résonnances solennelles et orientales). La force du combo réside donc surtout dans ces passages plus lents et atmosphériques qui ne dépendent d’ailleurs que des guitares, les claviers étant totalement absents de la démo.

Pour situer plus précisément la musique de Rotten Liver, on pourrait parler d’un croisement entre Cult of Erinyes (le début très glauque et dissonnant de Become to Archanthropos avec ses riffs envoûtants rappelle un peu le travail des Belges sur leur récent Blessed Extinction), et de la scène grecque avec ce côté mélodique omniprésent et ces parties de guitare lumineuses et enchanteresses qui, paradoxalement, nous plongent toujours plus profondément dans les ténèbres.
Black ‘N Rot étonne au premier abord, s’inscrivant dans un registre plus rapide et entraînant, rappelant les groupes de death groovy suédois, ceci dit, même si l’ambiance semble moins travaillée que sur les autres titres, il trouve finalement bien sa place dans la démo, avec un son lourd et noir. La démo se conclut sur le titre éponyme, assez majestueux et classieux malgré des cris de jeune femme visiblement pour le moins indisposée qui entament les hostilités. Encore un titre intéressant avec un son lourd et épais, des changements de rythmes et d’ambiances judicieux et des riffs noirs et prenants (la partie qui ouvre le morceau, lente et mortifère, que l’on croirait sortie d’un album de doom, le riff à la norvégienne, typiquement black, qui intervient à 1,45 minutes ou la saccade rythmique dès 2,45 minutes qui ferait presque penser au riff obsédant du Territory de Sepultura).

Tout au plus pourra-t-on regretter un son un peu trop synthétique et sans véritable relief, et une voix un peu étouffée et manquant de puissance, mais ceci n’est pas rédhibitoire, et pour une première production, on peut être indulgent. Rotten Liver nous offre donc un black sombre et intéressant a plus d’un titre qui, s’il manque encore un peu d’intensité et de personnalité, nous laisse que de bonnes choses pour la suite. En tout état de cause, même s’il n’est pas indispensable, ce Purification of Debauchery devrait plaire aux amateurs de black sombre, lent et envoûtant, et a en plus le mérite de nous faire connaître un groupe à suivre de près. Je n’aurais qu’une chose à ajouter, vivement le full length !

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