Psychopathicolorspectrum

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Nom du groupe Alienation Mental
Nom de l'album Psychopathicolorspectrum
Type Album
Date de parution 2005
Style MusicalDeath Grind
Membres possèdant cet album9

Tracklist

1. A Yellow Symbol
2. Erase Head
3. No Way Out
4. Mass Raped Hammer
5. Neurotic
6. Wreck
7. Psychopathicolorspectrum
8. Excellent

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Alienation Mental


Chronique @ joKeR

02 Mai 2005
Psychopathicolorspectrum se présente très sobrement : un nom hautement imprononçable, une pochette noire et verte sans fioritures, une galette toute de noir vêtue, enfin bref, un disque curieux, et je suis curieux. Annoncé comme Grindeurs de la première heure, ces Tchèques me font saliver et je me précipite sur la chaîne, volume au maximum pour profiter du carnage. Et là... La déception prend le dessus sur le bruit. On a finalement envie de se lever de table avant la fin, mais cette chronique est là pour vous dire : non, il ne faut pas se lever de table. Je vais lister les principaux problèmes que pose cet album, mais avant tout, je précise qu'il reste un album qui pourra intéresser certains auditeurs. Violent, brutal, chirurgical, il se veut hybride et bûcheron, et ne lasse pas trop vite.

Dès le premier morceau, "A Yellow Symbol", on se prend à trouver des accents Hardcore à ce groupe d'apparence Grind. Et c'est la remarque qui prévaudra pour tout le reste du disque : en lieu et place d'un Grind déchaîné et sans temps morts, Alienation Mental nous sert un truc mâtiné de Hardcore et d'inspirations ridicules pour un groupe de ce calibre. La voix est pourtant démentielle, mais du coup elle ne colle qu'aux blasts beats, qui ne forment malheureusement pas la majeure partie de la trame des chansons. Cette voix d'outre tombe sonne mal sur les mids tempos fades et sonnants déjà vus qui hantent l'intégralité de cet opus. D'ailleurs, parlons en, de ce batteur... Mais où ont-ils été recruté un pareil type ? Mettez ma grand-mère aux baguettes, elle vous pondra une mise en place plus propre et plus en rythme que lui. Il n'est pas capable de produire quelque chose de correct dès que le tempo descend sous les 160 BPM, et c'est bien dommage, car paradoxalement il est furieusement efficace au dessus. Pour un groupe qui a voulu tenter une expérience hybride, avouez que c'est fâcheux...

Le deuxième titre, "Erase Head", m'a à la première écoute plongé dans une consternation affligée. Passée l'introduction, le chanteur prend des accents de Jonathan Davis (Korn, pour les incultes) sur fond de métal d'ascenceur. Ils sont tombés bien bas, se dit-on. Vrai, mais encore une fois, mettons ça sur le crédit d'une audace démesurée. M'enfin, ça commence à bien faire, audacieux je veux bien, mais pour nous servir cette friture, non merci. Suivent deux pistes bien calées (malgré le fait que le batteur soit toujours à l'ouest quand ça ralentit), puis arrive "Neurotic", qui par moments nous fait penser à Coal Chamber qui aurait mal vieilli. Triste... L'album se termine avec trois titres un peu plus intéressants, dont "Wreck" qui sonne le retour d'un métal un peu plus Grind, mais restant un croisement décevant. Dommage, car les intros orientées Electro laissaient entrevoir un horizon bien plus alléchant que cette soupe fadasse et filandreuse qui nous reste sur la langue.

Un seul mot ressort de cette écoute : déçu. Déçu, déçu, déçu. Vraiment. C'est du gâchis. A réserver aux inconditionnels de la première heure ou à ceux qui ont de l'argent à ne plus savoir qu'en faire.

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Commentaire @ Stench

06 Juin 2005
Alors voici un album qui fait couler beaucoup d’encre (et de larmes ) en ce moment. Parce que les leaders de la scène death/grind tchèque ont sorti une bombe? Parce qu’ils ont atomiser la concurrence? Pas du tout. Tout simplement parce qu’avec cet album, le groupe a eu des couilles! Et il fallait en avoir des énormes pour prendre un tel risque, et nous proposer un album dont ils savaient qu’il allait leur mettre à dos tous leurs anciens fans. En effet, Alienation Mental ont choisi d’évoluer plutôt que de stagner dans leur trip. Et le résultat est déroutant. Ultra déstructuré, ça part un peu dans tous les sens, et même si la base est death grind (et encore, même pas sûr…), avec grosse voix, blasts et toute la panoplie, les quatre mecs ont complètement changé de direction, dans une volte face rarement égalée. On trouve donc dans ces structures torturées du chant clair, qui va parfois jusqu’au chœur planant limite Machine Head (wreck), des ambiances bizarres (Psychopathicolorspectrum), des plans neo métal (non, vous ne rêvez pas !!!), voire hardcore dépressif, des disharmonies presque indus, etc. Fini la vitesse, l’agressivité, le groupe est entré dans une nouvelle peau, et je comprends que les puristes soient déstabilisés. D’ailleurs, même un auditeur découvrant le groupe avec ce disque aurait du mal à le suivre dans ces paysages tortueux. Qu’en conclure? Que ceux qui attendaient le disque de grind ultime vont gerber, que ceux qui aiment Alienation Mental depuis le début ne vont plus rien y comprendre, mais que les quelques-uns qui cherchent un album profondément moderne, novateur, même s’il faudra du temps pour le reconnaître, seront aux anges. La démarche risquée du groupe qui évite de stagner en jouant à contre courant me plait beaucoup, et à force d’écouter ce disque, je trouve qu’il fourmille d’idées géniales. A prendre avec des pincettes, mais il faut se forcer à dépasser le premier flot de vomi pour comprendre qu’après tout, la vraie démarche artistique réside sans doute dans la volonté d’aller au bout de ses expériences, sans se soucier de la réception de l’œuvre. C’est ça l’intégrité musicale, non? Et pour ça, bravo messieurs! Fallait oser!

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