La Géorgie nous avait fait découvrir
Im Nebel en matière de black symphonique, mais il existe aussi Valley
Lord, un petit one man band officiant dans de l'ambient pur et dur, mettant en musique les mythes et légendes liées à la Mer Noire, bordant la Géorgie mais aussi la Turquie.
Le groupe se dit jouer du black ambient mais il n'en est rien. Au contraire, cette unique entité n'introduit aucun élément metal dans ses compositions, ce «
Prisoner of the Black Sea » n'étant qu'une invitation au voyage purement instrumentale et ambiente.
Datant de 2006, cette œuvre semble être l'unique pièce apportée par un Valley
Lord discret et timide. Ce projet n'est aucun cas fait pour vous faire trembler de peur ou pour vous offrir une brutalité pure et sans merci. Malgré ses quelques trente deux minutes, la musique du géorgien, uniquement composée aux claviers, est le moyen ultime pour vous dépayser et vous faire écouter autre chose que des riffs acérés ou des chants écorchés. Même si les moyens financiers ne sont pas exceptionnels (expliquant le pourquoi du comment de la méconnaissance de ce projet), Vaso Doiashvili (oui c'est bien son nom) nous propose une panoplie d'ambiances aussi belles que mystiques.
Parfois marine («
Prisoner of the Black Sea »), parfois orientale voire égyptienne (« Tabakoni
Mountain »), ou parfois classique (« Daughter of Mindortbatoni »), et même folk, le tout aurait pu faire office de bandes son tant les sonorités sont diversifiées. On se retrouve donc avec des orgues, des cloches, des violons, des percussions, des flutes, ou des choeurs, la liste n'est pas exhaustive. Et même si les instruments sont totalement synthétiques, ils n'en restent pas moins réalistes, par conséquent, passer d'une ambiance à une autre se fait avec plaisir. Comme si on passait de la BO du Seigneur des Anneaux à celle de
Stargate.
Toutefois, les morceaux tendent à se ressembler sur certaines parties et les variations ne sont pas bien nombreuses, le clavier étant le même. Et même si certaines paroles, aussi étranges soient-elles, viennent se greffer à cet ensemble instrumental appréciable, cela ne parvient tout de même pas à apporter ne serait-ce qu'une once de féérie ou de magie. Car ce sont des atmosphères qu'on a déjà entendu au moins une fois, et la surprise disparaît au bout de plusieurs minutes.
Les grands amateurs d'ambient pourront se régaler avec ce «
Prisoner of the Black Sea », présenté dans un étrange boitier dvd. Et si vous aimez voyager en orient pour vous dépayser, ces huit morceaux sont fait pour vous.
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