Primal Incinerators of Moral Matrix

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Nom du groupe Tetragrammacide
Nom de l'album Primal Incinerators of Moral Matrix
Type Album
Date de parution 03 Novembre 2017
Style MusicalBlack Death
Membres possèdant cet album4

Tracklist

1.
 Hyper-Spatial Mandala of Intuitive Latencies
 
2.
 The Prognosticators of Trans-Yuggothian Meta-Reasoning
 
3.
 Radicalized Matrikavyeda Operation: Militarized Cosmogrids Destabilization (Heralding Absolute Contraction)
 
4.
 Cyberserking Strategic Kalpa-Terminator (Advanced Acausality Increment Mechanism)
 
5.
 Transcranial Ka'abatronic Stimulation Collapse
 
6.
 Intra-Dimensional Vessel of Were-Robotics, N-Logics and Assorted Lattice Intelligences
 
7.
 Meontological Marga of Misanthropic Computation & Extensive Backwards Physics
 
8.
 Imperial Cyanide Voltigeurs (Quantum Threshold Leapers of Hatha-Sorcery)
 
9.
 Dismal Ramification of Metamathematical Marmas and Sandhi.
 

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Tetragrammacide


Chronique @ growler

20 Décembre 2017

L’écoute intégrale de « Primal Incinerators Of Moral Matrix » relèvera du marathon olympique

Tout droit arrivé d’Inde, Tetragrammacide est l’antithèse de la philosophie de Gandhi. Ici, point de paix, la violence gratuite est le maître mot de la formation. Actif depuis 2012, le combo, après avoir publié split et Ep, décide de régurgiter son premier full-lenght intitulé « Primal Incinerators Of Moral Matrix », accueillant pour l’occasion un vrai batteur, qui aura la lourde charge de pallier aux boites à rythmes.

Dès les premiers assauts sonores des indiens, il est évident que la finesse et la subtilité seront aux abonnées absentes, le propos est ultra violent, brutal, morbide, glauque à souhait, le tout enveloppé d’une atmosphère fleurant bon la putréfaction. La rythmique dépasse largement la vitesse autorisée, les vocaux sont très profonds, caverneux et totalement aliénés, ajoutant à l’ambiance dérangeante de l’ensemble. « Primal Incinerators Of Moral Matrix » est totalement dénué de mélodie et de fioriture, Tetragrammacide cherche en permanence l’affrontement et être le plus brutal possible, de ce point de vue, la mission est remplie, quant au reste...

La production, ou plutôt l’absence de production, rend l’ensemble très peu audible, une sorte de bouillie sonore d’où on peine à comprendre les riffs et l’agencement des morceaux, Tetragrammacide se veut « true » mais trop de « true » tue le « true ». Même la batterie est sous mixée et les parties blastées sont quasiment inaudibles, annihilant la performance surhumaine du batteur qui frappe à une vitesse hallucinante et parvient à tenir le rythme tout au long de l’album. Le tout est tellement indigeste que votre serviteur salue avec ferveur (une fois n’est pas coutume) l’intermède « Transcranial Ka’ Abatronic Stimula » ainsi que l’intro et l’outro, trois compositions bruitistes pour neufs morceaux, cela peut paraître excessif, mais dans le cas de ce disque, ces compositions bien plus courtes, viennent abréger la torture auditive. Pour finir, je mets au défi quiconque de mémoriser la nomination des titres de cette galette, même dans l’intitulé de ses morceaux, Tetragrammacide en fait trop. Il faut aussi souligner que « Primal Incinerators Of Moral Matrix » est bardé de longueurs et que les morceaux les plus longs auraient pu être raccourcis de deux bonnes minutes. Quant à la violence qui émane de cet enregistrement, elle prête à sourire, car tout est forcé et poussé maladroitement à son paroxysme.

Trop de violence, tue la violence ! Hormis l’atmosphère putride qui se dégage de « Primal Incinerators Of Moral Matrix », pas grand-chose ne sera à retenir de cet album. L’ensemble est inaudible, la démarche semble volontaire, mais un minimum de production et de technique auraient été nécessaire pour rendre cet opus un peu attractif. L’écoute intégrale de « Primal Incinerators Of Moral Matrix » relèvera du marathon olympique, tout est linéaire et sans saveur. Dommage, car les spécialités indiennes ne manquent pourtant pas de piquant.

5 Commentaires

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growler - 21 Décembre 2017:

Et bien oui, je le concède, je ne sais pas tout et je suis loin de tout savoir, il est fort possible que je n'ai pas appréhendé cet album comme il se doit, je pense aussi que ce mélange avec du Noize n'est pas fait pour moi. Sauf que, pour moi, c'est inaudible et je ne comprends pas la démarche, justement, de rendre l'ensemble inaudible.

JeromeG - 23 Décembre 2017:

Encore une mauvaise note qui attire mon attention ^^ J'écoute et par rapport à la chro, je ne serais pas aussi dur même s'il est vrai que la prod ne permet pas d'apprécier les titres à leur juste valeur car effectivement, difficile de comprendre tous les riffs... J'aime bien ce genre de voix d'outre tombe et super profondes. En écoutant je pense au "Tormenting the Pacifist" d'Imperial Sodomy que j'avais bien apprécié. Avec des guitares un peu plus propres, la donne aurait été assez différente... mais bon, là c'est puissant mais quand-même trop le bordel dans le son pour y rester

growler - 23 Décembre 2017:

Je ne mets pas que des mauvaises notes :) Le Imperial Sodomy, j'avais beaucoup aimé aussi. Là, à mon sens, c'est la prod qui ne va pas. Plus de clarté et moins le bordel, je pense aussi que la chose aurait été bien meilleur.

JeromeG - 23 Décembre 2017:

Hahaha, j'ai exagéré, ça ne concerne que deux chros ma remarque ^^ Pour cet album, on est d'accord

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