Vortech fut fondé en janvier 2000 sous le nom de Sound
Ogre par les finlandais Juha Untinen (
Coldway, Relativity) et Tero Konola (
Coldway, Kollapse). Lorsque en 2005 ce dernier quitta la formation, son compère renomma le groupe et pris la place de leader. Avec un rythme d'un album par an,
Vortech sort en 2009 son quatrième album intitulé
Posthumanism, auto-produit tout comme ses prédécesseurs.
Musicalement
Vortech nous propose un Cyber Death
Metal Brutal bourrin et dévastateur, à mi-chemin entre
Thy Disease et le Neuthrone de
Crionics, le tout avec un peu moins de talent cependant. Une boîte à rythme en mode blast-beat tout au long des morceaux, de grosses guitares , quelques effets électroniques et un bon chanteur, telle est la recette de base de ce
Posthumanism, schéma à l'apparence quelque peu basique au premier abord. Une première impression trompeuse pas vraiment révélatrice de la qualité de l'album qui, s'il n'atteint sans doute pas le niveau des œuvres des groupes cités plus haut, se permet une immersion réussie dans le concept développé au fil des paroles. Un riffing somme toute classique mais efficace pose la base des morceaux, auxquels se superpose à de nombreux passages un accompagnement électronique basique ( on est très loin des FutureRealm et autres
Neurotech...) mais faisant parfaitement passer l'ambiance et s'accordant totalement à la violence de l'ensemble.
Le growl de Matti "
Kraken" Särkimäki est quant à lui extrêmement puissant et se permet même malgré une certaine répétitivité dans les lignes de chant quelques passages réellement jouissifs telle la fin de False
Salvation.La boîte à rythme est elle aussi assez bien maniée par le compositeur et leader de la formation, malgré une sur-utilisation du
Blast Beat un peu déroutante au début mais qui s'inscrit parfaitement dans le concept écrit par Juha Untinen.
Celui-ci nous raconte l'avènement du "Projet
Odin" visant à faire passer l'humanité au stade suivant de l'évolution, où la chair faible et fragile se voit remplacée par des substituts cybernétiques. Les paroles, fort bien écrites au demeurant, nous décrivent donc cette transformation, son rejet par la nature ( sur le morceau The Wolves notamment ) et son utilisation comme arme de contrôle par le géniteur du Projet
Odin. Avec un tel concept, on comprend mieux l'ambiance recherchée par la partie rythmique, une sensation d’inexorabilité, d'évolution incontrôlable à notre niveau mais qui changera nos vies pour toujours.
Car ce
Posthumanism, c'est avant tout ça, un rouleau compresseur exprimant la défaite inévitable du corps humain tel qu'il est à l'origine et montrant la puissance potentielle de cette "nouvelle humanité".
Une histoire réussie donc, mais dont la mise en musique, bien qu'efficace, n'est pas totalement convaincante. Le manque de renouvellement entre les morceaux et une certaine linéarité au sein même des chansons empêchent l'album de passer du rang de bon travail à réussite totale. Des défauts qui cependant ne gêneront pas certains à qui je ne peux que conseiller ce
Vortech.
Un dernier point sur la pochette créée par Untinen qui, sans être géniale, est tout à fait dans l'ambiance avec cette mystérieuse structure métallique... Un travail qui résume à merveille l'album dans son ensemble : efficace sans être un chef-d’œuvre. A réserver aux amateurs de Cyber musclé et bourrin.
Notez enfin que, comme tout le reste de la discographie des Finlandais, ce
Posthumanism est disponible en téléchargement libre sur le site officiel du groupe. Une bonne occasion de tester ces trois quarts d'heure de violence cybernétique...
15/20
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