Crucifiction. Derrière ce patronyme, somme toute, assez ordinaire, et, soyons honnête, quelconque, se dissimule un illustre inconnu de la scène grecque qui, en 2003, sortis une première démo autoproduite baptisé
Crucified with Horns. Après ce premier pas méconnu il tente, en cette année 2010, de s'extraire de cette scène local qui, malheureusement pour lui, est davantage réputé pour ces groupes de metal à tendance orchestrale et mélancolique (Septic
Flesh,
Rotting Christ,
Nightfall...) alors que lui n'a de cesse de s'exprimer en un Death
Metal à la filiation américaine évidente. Une expression artistique dans laquelle, d'ailleurs, il est assez aisé de reconnaitre les stigmates des plus respectables formations de ce continent de l'hémisphère ouest qui de
Suffocation à
Immolation, en passant par
Deicide sont ses dignes inspirateurs. Au delà de cette propension à rendre un hommage appuyé aux plus fameux acteurs étatsuniens de la scène Death
Metal,
Crucifiction ajoute aussi à son propos un penchant affiché pour une expression rétrograde et suranné.
Des évidences que ce premier véritable album,
Portals to the Beyond, suggère d'emblée, fort d'une pochette à l'illustration assez caractéristique. Et qu'une musique à la basse très en avant, aux sonorités de batterie très claquantes et sèches, aux voix gutturales profondes, et aux parfums évidents dévolus à l'ancienne école confirme assez rapidement.
Le sempiternel poncif structurel de l'explication stylistique, et, par la même, celui de la présentation sommaire, étant ainsi réglé, intéressons nous, dès à présent, plus précisément à ce
Portals to the Beyond. Penchons nous, en effet, sur un opus où Sotiris aux chants, Lefteris (ex-
Angelcorpse,
Naer Mataron) à la batterie et Sotiris S. (
Naer Mataron) aux guitares ne seront jamais avares de leurs talents dès lors qu'il s'agira d'y démontré quelques aptitudes propice à nous convaincre dans l'exercice de l'interprétation de titres efficaces et séduisants. Des morceaux tels que Pillars Of
Ancient Darkness aux passages remarquablement variés, Spheres of
Extinction aux breaks délicieusement lents et hypnotisant, Wrecked
Into Oblivion, ou encore, par exemple, l'instrumental
Threshold To The
Lethargy Of Stars aux lancinantes lourdeurs entêtantes attestant facilement de ces qualités.
Bien évidemment le genre de Death
Metal pratiqué ici étant, par définition, de nature à prôner l'alternance en des rythmes, des atmosphères et des parties changeantes s'imbriquant parfaitement les unes dans les autres, il n'est pas surprenant d'entendre les constructions varié de ce trio. Notons, tout de même, que Crufiction s'en acquitte avec une certaine maestria.
L'ensemble des compositions de ce manifeste sont l'œuvre de l'esprit créatif du guitariste de cette formation qui en a écrit chaque note de musique, et chaque ligne de textes exception faite de On The
Wings Of
Hellspawn qui est un sonnet de H.P. Lovecraft intitulé
Azathoth écrit en
1931 et paru dans un recueil de poème de l'artiste intitulé Fungi de Yuggoth: Et autres poèmes fantastiques. Il est à noter que la référence à l'auteur aux textes baigné d'ésotérisme sulfureux, de mystère et de monstres diaboliques mythiques est très en adéquation avec le propos et l'imagerie développé par ces musiciens.
Portals to the Beyond, premier effort du trio athéniens de
Crucifiction, est donc un album très enthousiasmant qui aura le mérité de nous offrir les délices obscurs d'un Death
Metal passéiste et appréciable.
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