Le très bon ArtWork, comme un flyer pour un concert des années 80, aurait été remplacé par la photo d’un aquarium géant plein de requins, que ça aurait été plus parlant.
Tim Ripper Owens, après avoir servi de pièce de rechange dans divers groupes et pas des moindres (
Judas Priest,
Iced Earth,
Yngwie Malmsteen …), nous sort ici son 1er album solo. Un album bourré non pas d’invités prestigieux, mais plutôt de collègues de travail prestigieux, rencontrés alors qu’ils enregistraient différents Tribute Albums (We
Wish You A
Metal Xmas, Butchering The Beatles,
Numbers From
The Beast...). Egalement produit par le producteur de cet album, Bob Kulick (fidèle de longue date de
Kiss et
Paul Stanley en particulier).
Bob Kulick, qui non seulement produit, joue la guitare rythmique sur 6 titres, et en a coécrit 4, a fait également profiter Tim Owens de son carnet d’adresses contenant, entre autres, les plus grands de la scéne
Metal actuelle, comme:
Bruce Kulick (
Kiss,
Union),
Jeff Loomis (Nevermore),
Billy Sheehan (Mr. Big,
David Lee Roth),
Doug Aldrich (
Whitesnake,
Burning Rain), James Lomenzo (
Megadeth) Michael Wilton (Queensrÿche), Dennis Hayes (
Iced Earth), Vinny Appice (
Heaven and
Hell), John Comprix (
Beyond Fear), Rudy Sarzo (
Quiet Riot,
Whitesnake),
Steve Stevens(Billy Idol,
Vince Neil), plus quelques autres spécimens de grands requins de studio.
Une production au cordeau et parfaitement équilibrée, donnant au disque un son, une épaisseur et une cohésion qui manque un peu aux titres. Manque, et c’est paradoxal, principalement dû au fait que pas 2 titres ne soient interprétés par le même line-up, mais donnant un air de famille avec les Tribute cités plus haut et, c’est loin d’être désagréable, une variété et une richesse indéniables à cet opus.
Un album Heavy Rock pas vraiment original au point de vue du genre mais, et c’est heureux, d'une interprétation magistrale et sans faille. La voix déjà, bien que très travaillée, est puissante et étendue, même dans les registres les plus hauts. On sent qu’il y a encore des chevaux en réserve. A aucun moment Tim ne donne l’impression de pousser. Il a un style de chant assez dans la norme du Heavy
Power, mais un timbre vraiment personnel et agréable avec parfois des intonations à la Axl ou
Dio, passant des suraigus Heavy à l’éructation Thrashy.
Point de vue guitare, il n’y a rien à redire, aucun des intervenants ne rechignent à la tache et chaque titre est orné d’un solo superbe et inventif. Pour chaque style qu’aborde un titre, le bassiste et le batteur ad hoc ont été choisis. Non, vraiment de la belle ouvrage, une interprétation brillante, chromée et rutilante, pas vraiment de titre faible, mais malheureusement, pas de titre transcendant, aucun hymne mémorable et surtout, pas vraiment de folie. Les titres ont du caractère mais pas de signature. Tim Owens, parfois aidé, a écrit tous les titres, mais il n’y a pas vraiment de fil conducteur qui les relie, comme si il avait pioché dans les genres divers et variés du Heavy
Metal pour sa voix, plus que pour sa personnalité, pour donner tout le champ à son chant, apte à couvrir tous les styles et toute les époques: le Heavy de son pays, celui d’en face et de sa nouvelle vague, le
Hard FM ou Rock, flirtant même avec le Thrash et quelques grognement growls de ci de là.
C’est un album dont il est assez étrange pour moi de faire la chronique. C’est vrai qu’il a de graves défauts, manque de personnalité, pas vraiment de fièvre, un chant au premier abord assez banal, des titres relativement lents ...
Mais voilà, ces considérations sont valables pour l’ensemble brut car individuellement, chaque titre est une perle pure et irisée et donne au final un album extrêmement agréable à écouter. Chaque morceau vous prend par la main et vous entraîne dans le monde du
Metal Idéal, un peu comme une compilation
Metal très bien programmée, sans titre vraiment faible, sans futur «standard», mais tous brillants.
Particulièrement «No Good Goodbyes», et pas seulement parce qu’il permet aux frères Kulick de s’offrir un duel de grattes ou que c’est le plus US de tous, mais que c’est peut-être le plus fou, donc…et qu’il décoiffe quoi!! Il me rappelle un peu «Jungle» de
Kiss…aussi. Le thrashy «The Cover Up» et son décapant solo de
Jeff Loomis; le planant «Pick Yourself Up» et l’électrisant
Steve Stevens; la très belle ballade «To
Live Again» qui rappellera forcement Guns’N’Roses; l’étrange, rapide et épique «
Death Race» et l’excellent «The Shadows Are Alive», tout en monté de puissance de vitesse et de rage, agrémenté d’un superbe solo de
Chris Caffery (
Savatage) …
Un album vraiment bon mais décousu, parfait pour écouter en musique de fond en soirées ou pour faire écouter un peu de
Metal aux rébarbatifs ou en voiture, et pouvant permettre de s’éclater en «Air Guitar».
Mais qu’on peut également écouter à fond les ballons.
Pas vraiment indispensable, et qui ne marquera pas l’histoire, mais que je ne regrette pas d’avoir acheté.
...Sûrement pas.
fabkiss
le chant Heavy étant quand même très "standardisé"
aprés, je me rattrappe un peu ;)
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