Plastic Planet

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Nom du groupe Geezer Butler
Nom de l'album Plastic Planet
Type Album
Date de parution 17 Octobre 1995
Style MusicalHeavy Thrash
Membres possèdant cet album63

Tracklist

Japanese Bonus Tracks
1.
 Catatonic Eclipse
 06:12
2.
 Drive Boy, Shooting
 04:17
3.
 Giving Up the Ghost
 05:14
4.
 Plastic Planet
 04:19
5.
 The Invisible
 03:44
6.
 Seance Fiction
 05:56
7.
 House of Clouds
 03:45
8.
 Detective 27
 03:09
9.
 X13
 04:06
10.
 Sci-Clone
 03:42
11.
 Cycle of Sixty
 03:02

Bonus
12.
 Drive Boy, Shooting (live)
 04:14
13.
 Detective 27 (live)
 03:10
14.
 House of Clouds (live)
 03:35

Durée totale : 58:25


Chronique @ samolice

09 Janvier 2020

Un heavy indus décevant

Mi octobre 1995, Geezer Butler sort son premier album « solo » à 46 ans. Avec Deen Castronovo à la batterie. Qu’est-ce qu’il fout là ? Pour moi, Castro doit rester fidel à Bad English ! Quoi que, en regardant de plus prêt la discographie du bonhomme, il semble plus mercenaire que fidèle.
Le vrai Som-ien, assoifé de métal, comme vous l’êtes tous chers lecteurs, aura tôt fait de se souvenir que Deen a joué avec Butler sur le « Ozzmosis » d’Ozzy Osbourne. Voilà donc comment ils se sont rencontrés, tout s’éclaire.
Pour le poste de guitariste, Geezer se fait encore moins chier. Il frappe à la porte de sa sœur, enfin à la porte de la maison de sa sœur, puisque sa sœur n’a évidemment pas de porte, et lui demande si son fiston, à sa sœur, donc le neveu de Geezer – c’est bon pour vous ? -, joue toujours de la guitare.
« Oui » (c’est la réponse laconique de sa sœur).
Entrée en piste de Pedro Howse. Pas grand-chose à en dire, c’est ok en rythmique mais pour les soli on repassera, y’en a pas des masses, 1995 quoi...
Un bassiste, un batteur, un guitariste, le line up prend forme.

Geezer : « Pedro, je m’occuperai aussi des claviers. Qui tu connais dans les jeunes chanteurs à la mode, il nous faut un nom qui flashe ? »
Attention, Pedro n’est pas très métal…
Pedro : « Coolio tonton ! "Gangsta's Paradise", ça cartonne ! » (Numéro 1 au Billboard en 95, j’ai bossé moi les mecs)
Bim, une tarte.
Pedro-la-joue-rouge : « Aïe tonton, mais heuuuu, qu’est-ce-que j’ai dit ? Iommi a bien fait chanter un couplet au rappeur Ice-T sur « Illusion of power ». - notez bien que je prends des libertés avec l’Histoire puisque j’ai écrit un peu plus haut que Pedro n’était pas très métal -
Geezer : « Ne me parle plus de Iommi ou je remets ta croix à l’endroit et tu passeras pour une Boutin! » Re-bim pour Pedro-la-joue-rouge-et-le-nez-qui-pisse-le-sang.

Geezer se débrouille seul. On lui a parlé de Burton C. Bell, nouveau chouchou de la presse métal ricaine, et dont le « Demanufacture », sorti en ce milieu d’année 95, a explosé les ventes.
Geezer : « Twingo ! »
Pedro qui a récupéré : « Heu tonton, on dit pas plutôt Bingo ? »
Re-re-bim. Pedro-la-joue-rouge-le-nez-qui-pisse-le-sang-et-la-lèvre-ouverte doit apprendre à la fermer.

Enregistré aux Long View Farm Studios, dans le Metsteschaussettes, Geezer produit l’album en compagnie de Paul Northfield, encore un dans le coup sur « Ozzmosis » en tant qu’ingé son. Le résultat est excellent. Bien évidemment, pas débile, le gars Butler s’est assuré une place de choix dans le mix, la basse claque à mort, l’intro de « Catatonic Eclipse » suffira à vous convaincre.
« Et pour la zique, est-ce qu’il y’a de la triple grosse caisse, est-ce que ça tape du 280 bpm ? ». Doucement les deathsters, on y arrive, ça s’appelle les préliminaires.
La réponse est non.
Le groupe évolue dans le heavy, parfois bien lourd au sens Sabbathien du terme (« Catatonic Eclipse » ou « The invisible »), et aux touches modernes (pour 1995) qui veulent que l’on parsème les titres d’éléments indus, thrash ou doom. Je connais peu Fear Factory mais j’imagine que les spécialistes ressentiront l’influence de ce groupe ici.
Perso, je m’ennuie beaucoup pendant les 47 minutes que dure cet album, surtout avec la ballade « Cycle of sixty » qui clôt la galette. Je sauve « Catatonic Eclipse », « X13 » et le groove de « Plastic planet ». Je souligne aussi la superbe perf de Castronovo.
Burton C Bell en fait trop au chant à mon goût. Le gars a du talent, certes, mais entre tenter parfois de singer Ozzy, balancer du chant clair, hurler à s’en faire péter les cordes vocales, grogner, ou gémir lascivement, pfffff, moi, ça m’a gavé. Le Burton C. Bêle trop !
Sur « Giving up the ghost », Butler règle ses comptes avec Iommi et la volonté de ce dernier de continuer Black Sabbath sans aucun de ses acolytes du line up classic pour l’album « Forbidden ». Morceaux choisis :
“You bastardized my intellect / Castrated our conviction / You are desperately seeking Satan / Now that you’ve burned / Your bridges down / You plagiarized and parodied / The magic of our meaning / You can’t admit that you’re wrong / The spirit is dead and gone”
Pan dans ta gueule Tony!
Malgré le single « Drive Boy Shooting », à l’excellent riff introductif, et qui passe régulièrement sur MTV, l'album n'entrera pas dans les charts US. Bell se fait la malle.
Sachant que ce disque est souvent apprécié, j’attends vos réactions après cette chronique à charge. Mais attention, je ne suis pas Pedro moi, j’ai fait judo première langue au bahut.

8 Commentaires

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krashno - 11 Janvier 2020:

Chronique à charge... Tu es démasqué  Pedro! C est pas beau de descendre cet album pour te venger des claques distribuées par  tonton. Plus serieusement, Burton C Bell n est pas loin de son registre de Fear Factory . Pedro, je t ordonne d écouter Demanufacture sinon tu vas en reprendre une dans les dents !  Cycle of sixty est carrément dans l esprit de Planet Caravan et je l' aime beaucoup, tu cherches vraiment les ennuis. Cette ballade est une superbe conclusion aérée et mélodique, qui contre-balance avec l'aspect oppressant se dégageant de l'album. Le premier titre pose un belle ambiance sombre et inquiétante, c' est une reussite ! Alors c est vrai Pedro, tu aurais pu mettre un peu de nuance dans tes attaques de grattes et varier un peu ton jeu comme dans Séance Fiction, ajouter des soli, des arpèges, parce que du coup,   le disque  est lassant sur la longueur. Il alterne bon et moins bon à cause d' un côté trop répétitif. Drive Boy Shooting est pour moi à l'image de l album,  titre accrocheur mais trop long. Pedro, l' album auquel tu as participé, il est pas si naze que ça et il a même bien vieilli grâce à une production moderne. Il Mérite plus un 14 qu' un 10. Et à défaut de mettre des claques (tu connais), il peut faire passer un moment agréable. 

samolice - 12 Janvier 2020:

smiley . Damned, je suis démasqué en effet.

Pedro-se-sauve-en-vitesse-et-ne-fait-pas-le-malin.

Merci pour ton retour. Tu as donné là de solides arguments pour qui veut essayer de rentrer dans ce disque, ce que hélas pour moi je ne parviens pas à faire depuis tout ce temps.

kroky666 - 12 Janvier 2020:

Très bon album pour l'époque, avec un son énorme.J'avais beaucoups aimé à sa sortie , je l'avais un peu oublié et je l'ai réecouté suite à ta chronique , et je dois dire que j'aime encore beaucoups Burton fait du Burton , rien à voir avec du Ozzy ,.Les titres sont plutot bien foutus , "Drive Boy Shooting" en tète.Certes le guitariste est pas vraiment un virtuose mais fait le boulot correctement. Bref il n'a pas si mal vieilli. Je lui prefere le suivant "Black Science" que je trouve plus varié avec un autre chanteur .

samolice - 12 Janvier 2020:

Pour la référence à Ozzy, j’en conviens, et c’est évidemment volontaire, c’est en mode j’exagère. Le timbre de Bell n’a rien à voir avec celui du Madman. C’est à la manière de poser certaines lignes de chant que je voulais faire référence. 

Et puis, chronique à charge égale mauvaise foie non ? smiley Du coup, c’est très bien puisque cela permet aux défenseurs du disque, comme toi, de venir poser leurs arguments. Poliment en plus, que demander de mieux !

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