Pictures

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16/20
Nom du groupe Hamasaari
Nom de l'album Pictures
Type Album
Date de parution 23 Janvier 2026
Labels Klonosphere
Style MusicalMetal Progressif
Membres possèdant cet album5

Tracklist

1.
 Below the Lightings
 05:24
2.
 The Wild Ones
 06:01
3.
 Our Heads Spinning
 05:22
4.
 Lost in Nights
 05:27
5.
 Frames
 06:53
6.
 Under the Trees
 05:54
7.
 Home
 06:16

Durée totale : 41:17

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Hamasaari


Chronique @ JeanEdernDesecrator

23 Janvier 2026

Un équilibre subtil et puissant entre signes d'air et d'eau

La musique est une alchimie impalpable, dont on sait dès les premières secondes si elle nous touche. Ça prend où ça prend pas, comme on dit. A chaque fois que j'écoute Hamasaari, la question ne se pose pas et les oreilles s'ouvrent comme des fleurs au soleil... C'était déjà le cas sur leur premier album studio "Ineffable", où des morceaux comme "Bleak" ou "White Pinnacle" m'avaient pris au tripes sans me demander mon avis.

Ce groupe basé au Mans, ville à la scène rock un peu éclipsée par les places fortes de Nantes et Rennes , est né des cendres du groupe Shuffle, en 2021. Le nom du quatuor vient d'Hämärä saari, une île encore inexplorée, au nord de l'Europe, en Finlande, surnommée l'île du Crépuscule. On trouve au chant et à la guitare Jordan Jupin, Axel Vaumoron à la guitare, Jonathan Jupin à la basse, et Elie Chéron à la batterie.
Comme leur premier album "Ineffable", "Pictures" propose sept morceaux, et sur le single "Frames" on note la participation de Christelle Ratri , bassiste et chanteuse du groupe de hardcore/funk Krystel. C'est leur chanteur et guitariste Jordan Jupin, qui s'est chargé du processus d'enregistrement et de mixage, après des séances de pré-production dès juin 2024. La couche finale de mastering a été confiée à Thibault Chaumont (Deviant Lab). "Pictures" sort le 23 janvier 2026 chez Klonosphere.

Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'album commence fort avec "Below the Lightings", un morceau tout en longueur qui pourrait rappeler Opeth, jusque dans le renversement mélodique opéré par la voix en son milieu. Profond, détaillé par des arpèges de guitare sèche et plombé par des guitares lourdes, c'est une petite perle menée par la rythmique au groove tranquille et tranchant d'Elie Chéron, où se mêlent guitare sèche pensive et crunch ondoyante.
Avec les notes de Jordan Jupin perchées en voix de tête limpide aux moments les plus fragiles, j'ai pensé à Radiohead ou Jeff Buckley ("The Wild Ones", "Our Heads Spinning"). A l'autre extrème, la batterie n'est pas pour rien dans le côté très lourd que prend parfois le groupe, même si des passages en ride sautillante et rimshots changent soudain l'atmosphère, à la manière de Gavin Harrison (Porcupine Tree est cité par le groupe dans leurs influences, d'ailleurs).
La musique du groupe a beaucoup d'amplitude, file comme le flot d'une rivière, avec une certaine unicité malgré les changements de rythmiques et les syncopes, et les montagnes russes du chant de Jordan ("Frames"). Hamasaari est habité comme peut l'être Radiohead, aérien comme du Oceansize, et même parfois lourd et puissant comme Korn. La manière de poser des harmonies m'a aussi rappelé les excellents Taproot. Il se dégage une impression d'équilibre naturel, entre signes d'air et d'eau. Sur "Under the Trees" la guitare sèche suffit aussi pour accompagner les errances de la voix de Jordan, et je me laisse porter, sans sentir le besoin de réfléchir ou d'analyser. Le lâcher prise c'est parfois juste ça...

La production est maîtrisée, même dans le bas du spectre pour la puissance et on sent que Jordan a pris soin de retranscrire au mieux la musique du groupe dans toutes ses nuances. Tout au plus, je pourrais dire que la basse manquerait un poil de définition (elle était énorme sur le premier LP !), alors que les parties de Jonathan Jupin son aussi fournies qu'intéressantes. Mais on dira que pour atteindre le sweet spot, l'équilibre est peut-être à ce prix !

"Pictures" est une réussite complète, sans réserve, Ineffable (désolé, elle était trop tentante), où Hamasaari a encore progressé depuis son excellent premier disque, en s'affranchissant de l'héritage de Steven Wilson. Alors j'ai cité pas mal de noms dans cette chronique, mais au milieu de ces points de repères musicaux, Hamasaari a bel et bien trouvé son style et son unité. Sa musique profonde et émotionnelle coule de source, et déconnecte les fils de la rationalité, dans le bon sens du terme...



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