Parasitic Metamorphosis Manifestation

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17/20
Nom du groupe Abominable Putridity
Nom de l'album Parasitic Metamorphosis Manifestation
Type Album
Date de parution 01 Mars 2021
Style MusicalDeath Brutal
Membres possèdant cet album7

Tracklist

1.
 Transcending into Orbital Solitude
 01:11
2.
 Supreme Void
 02:56
3.
 Obscure Entity of Darkness
 02:43
4.
 Superior Extradimensional Decimation
 03:03
5.
 Non Infinite Sequence
 02:50
6.
 Paroxysm
 03:38
7.
 Inorganic Infusion Protocol
 02:49
8.
 Parasitic Metamorphosis Manifestation
 02:40
9.
 Macrocosmic Cessation
 02:55

Durée totale : 24:45

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Abominable Putridity


Chronique @ Fabien

19 Mai 2021

Superior Extradimensional Decimation

Branche du brutaldeath, initié dès les années 90’s par quelques groupes US comme Mortician, Damonacy, Internal Bleeding ou Devourment, voire Suffocation sur le terrible break de son morceau Liege of Inveracity en 1991, le slamdeath reste un genre aux contours difficiles à définir précisément. S’il peut revêtir un côté plus urbain (HC) lié à la scène BDM new-yorkaise (Internal Bleeding), il possède plusieurs caractéristiques communes, comme la raréfaction ou absence de soli, une assise moins portée sur le blast-beat du brutaldeath pur, privilégiant les rythmes en middle-tempo, les breaks plombés et le palm-muting de rigueur. Littéralement, « slam » correspond en français à quelque chose qui claque, qui aplatit, comme un heurtoir qui écrase sa base, l’image la plus proche du genre. Les très bons représentants ne sont à ma connaissance pas légion, beaucoup de groupes-clones y pratiquant un style linéaire, voire anémique et souvent scolaire.

Formé en 2003 à Moscou autour du batteur Alexander Koubiachvili, Abominable Putridity est sans conteste une référence actuelle du genre. Déjà fier représentant, le groupe ne m’avait pleinement convaincu sur In the End of Human Existence, son premier album paru en 2007, bien que l’aspect visqueux, glissant, fût déjà fortement présent. Plus technique et plus abouti, The Anomalies of Artificial Origin, paru en 2012, incluant le growler américain Matti Way (Disgorge, Defeated Sanity), au chant plus guttural, constituait quant à lui une marge de progression considérable, l’album ayant rencontré un succès mérité.

Il aura fallu attendre l’année 2021 pour tenir entre les mains le troisième album de la formation, Parasitic Metamorphosis Manifestation. Le quintette (puis quatuor) s’est entre-temps mué en duo, avec d’un côté le batteur Alexander endossant désormais le rôle de compositeur et multi-instrumentiste, de l’autre l’américain Angel Ochoa (Condemned, Cephalotripsy) se chargeant du chant et de l’écriture de toutes les paroles. Si le groupe conserve ses rythmiques corrosives si chargées en « slime » (ce liquide vert gluant et collant), le style vocal revient quant à lui à un flot chaudement sorti des entrailles.

Concentré en 25 minutes sans temps mort, doté d’une illustration post-apocalyptique qui rompt avec le gore habituel, Parasitic Metamorphosis Manifestation est justement le croisement idéal entre la viscosité vocale du premier album et la technicité instrumentale du second, tout en renfermant une puissance de feu supplémentaire. La juxtaposition des blast-beats placés en rafale, de la double grosse caisse meurtrière, des guitares en palm-muting, des breaks écrasants, reliés par les éructations d’Angel Ochoa et par une précision rythmique de tout instant, dote l’ensemble d’une lourdeur implacable. La qualité du riffing permet en outre à chaque titre de se distinguer (une vraie gageure dans le style), en témoigne la force d’impact et le goût de reviens-y de morceaux comme Paroxysm, Superior Extradimensional Decimation ou Macrocosmic Cessation.

Bref, s’il peut être ardu d’entrer au cœur de Parasitic Metamorphosis Manifestation aux premières écoutes, ce dernier devient rapidement addictif une fois le mur franchi, tant la brutalité, le dosage de chaque élément et la clarté de l’enregistrement donnent un tout d’un équilibre et d’une puissance remarquables. En d’autres termes, l’album se situe à des années-lumière du stéréotype du simple débouchage d’évier et des bêtes grognements porcins, souvent collé au style.

++ FABIEN.

1 Commentaire

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Goneo - 20 Mai 2021:

Je serais beaucoup plus sévére, j'ai beaucoup aimé leur 2e album, et après tant d'années ils auraient put nous sortis un album bien mieux torché que ça. Même si cela fait le travail, en 2021 un tel opus reste quand même assez classique.

Je trouve leur 2e album bien plus recherché, il apportait une sorte de fraicheur dans le style. Ici rien. Le chant reste en pig squeal tout au long de l'opus, quelque variations auraient été judiscieuse. Pour mettre en valeur certain passage, certain refrain etc... Mais non, rien de bien original, c'est vraiment dommage, je pense que j'ai mis trop d'espoir en ce groupe, je pensais vraiment qu'ils allaient apporter une évolution à leur musique, avec un chant plus varié et des d'influences musicales de divers horizons. Je l'ai voyé bien en System of a down du Slamming death metal.

L'album reste solide, une demi déception pour moi. 13/20

Merci pour la chro.

 

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