Par-Delà l'Hymne des Souffrances

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14/20
Nom du groupe Spellbinding
Nom de l'album Par-Delà l'Hymne des Souffrances
Type Album
Date de parution 15 Août 2013
Enregistré à Red Studio (FRA)
Style MusicalDeath Mélodique
Membres possèdant cet album3

Tracklist

1. Lumen Gentium 04:10
2. Dans le Parjure 03:48
3. Derniers Honneurs 04:27
4. Renaissance 03:40
5. Telostigma 04:35
6. Réprouvé 04:39
7. Innocente 04:02
8. Indus 05:28
9. Anastasie 03:24
10. Ascension Divine 07:53
Total playing time 46:06

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Spellbinding


Chronique @ Mr4444

14 Novembre 2013

Spellbinding offre des bases très solides pour l'avenir, de bonnes idées sur un lit d'influence bien exécuté

L'opposition du bien et du mal dans une fiction est un concept usé depuis très longtemps et surtout construit dans tous les sens possibles. La pochette du premier album de Spellbinding en est un exemple : ce qui semble être l'humanité en arrière du disque, le diable au milieu et des silhouettes dérangeantes de l'autre. « Par Delà l'Hymne des Souffrances » se veut recueil d'un combat peut-être perdu d'avance.

Combo indépendant venant de Picardie, le groupe nous avaient déjà asséné un EP en 2009, disque ayant permis au groupe d'ouvrir notamment pour Dagoba, L'Esprit Du Clan, ADX ou encore Vulcain et Treponem Pal. Après de multiples changements de line-up, le groupe nous as donc sorti l'été dernier son premier album, entièrement auto-produit. La haine envers le monde sera la pièce centrale des textes de l'album, multipliant les tacles envers les erreurs de l'Homme et de ses conséquences sur son environnement (guerre, violence, politique, religion, consommation, censure…), le tout étant plutôt très bien écrit. Le Bien, le Malin et le Mal.

Musicalement, le groupe s'oriente dans un savant mélange de Death Mélodique à tendance coreuse dans certains vocaux. Le duo de chanteurs, entre un growl caverneux et une voix plus criarde, ne sera pas sans rappeler la belle complémentarité présente sur les premiers Black Bomb A. Mais la chose intéressante avec Spellbinding viendra surtout du fait que les paroles seront intégralement en français, la production les mettant efficacement en valeur de manière à les rendre parfaitement compréhensibles.

D'une manière générale, il y aura des plats peu originaux sur ce disque. Reprenant avec succès une voie Death Mélo classique, le groupe ne s'embarrasse de voix claires et chacun aura son avis là-dessus. Le sujet est très maîtrisé, les multiples transitions entre les couplets massifs et les refrains accrocheurs et mélodiques seront très bien ajustées, l'agencement des pistes nous laissera ainsi en terrain connu, retirant de ce fait toute surprise à l'écoute du disque.

On aura donc un « Lumen Gentium » à l'introduction pesante avant d'embrayer très rapidement sur un ensemble hurlé et massif, sans jamais renier la mélodie pour donner un côté presque épique à l'ensemble. Ce côté-là sera apporté par l'utilisation plutôt judicieuse de clavier. Cela peut être pour emmener des introductions plus industrielles comme les plus lourdes « Dernier Honneur » et « Indus », voire de piano pour « Telostigma » au rythme Hardcore pouvant ressembler à certaines intro des titres des Tagada Jones et au solos plutôt sympathiques, solos présents également sur un « Réprouvé » à l'atmosphère cristalline et à la rythmique plus "posé" d'une certaine manière.

Beaucoup de titres mettent en avant un rythme plus écrasant, notamment la nerveuse « Dans le Parjure » aux petites coupures bien senties ou bien une « Renaissance » et une « Innocente » plus Metalcore aux blasts et hurlements nerveux. « Anastasie » a tout pour devenir le single en puissance de l'album, tant par son ambiance très mélodique que ces samples bien sélectionnés ou encore des refrains catchy et très facilement mémorisables. Quant au titre de fin, « Ascension Divine », il sera plutôt bien emmené, plus calme d'une certaine manière, toujours très mélodique et rapide, le groupe laissera ensuite place à une longue plage de sonorité ambiante en guise de conclusion.

L'auto-production de l'association Metal Karnival est, dans l'ensemble, très bonne, même si certains pesteront d'un manque de profondeur de l'ensemble. Spellbinding offre des bases très solides pour l'avenir, proposant de bonnes idées (la meilleure étant le chant en français) sur un lit d'influence, certes reconnaissable, mais bien exécuté. Le disque tient la route et offre un bon départ à ces Picards, qui devront confirmer le tout par la suite. On en deviendrait presque exigeant...

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adrien86fr - 14 Novembre 2013: Merci pour ton article. Un groupe picard comme moi que j'ai eu l'occasion de voir il y a 5/6 ans en guest de Treponem Pal ; j'avais vraiment été impressionné par leur niveau et par la qualité de leurs morceaux même si le melodeath à claviers est loin d'être ma tasse de thé. Je tâcherai de me procurer cet album ainsi que l'EP pour peut être revivre le bon moment passé en live et pour soutenir la scène locale.
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Chronique @ metalstormrider

15 Novembre 2017

Par-delà l'envoûtement...

Voici le premier album, totalement autoproduit, succédant au mini-cd sobrement intitulé « Spell Eater » sorti en 2009. Le mini Lp aura été décisif pour notre quintet picard, lui offrant la possibilité de réaliser une poignée de concerts au nord de Paris en première partie des compatriotes de Dagoba et Treponem Pal. Malheureusement, et comme souvent, l’existence du groupe a été mise en parenthèse au gré des changements de line up, reculant la sortie de ce « Par-delà l’Hymne des Souffrances » en 2013.

Avant de revenir sur cet album, il convient de faire un point sur le style pratiqué par Spellbinding. Une fois n’est pas coutume pour un groupe français, une étiquette est très difficilement apposable. La musique de Spellbinding est très personnelle, elle s’inscrit dans un registre Doom/Death/Black, marquée par l’omniprésence d’un synthé arrangé en orgue opposant des nappes à une musique mid-tempo. Ainsi, l’instrument renforce le côté solennel d’une musique finalement assez atmosphérique, me rappelant parfois les premiers essais de Forest of Soul sans toutefois s’alourdir dans la lenteur. Côté songwritting, les textes traitent de la condition humaine et de l’oppression, toujours avec cette dimension anticléricale en filigrane retrouvée notamment dans « Parjure ». Autre détail, les paroles sont écrites dans la langue de Molière, et bien que le chant soit typiquement en growl, les paroles sont aisément reconnaissables.

Véritable croisade contre l’oppression et tout ce qui pourrait dévier les hommes de leurs libertés fondamentales, les dix titres de ce «Par-Delà l’Hymne des Souffrances »  étalent une atmosphère sombre, assez technique sans sombrer dans la démonstration. Plusieurs compostions se détachent de cet album, en particulier le titre « Renaissance », assez emblématique. Une production un peu plus dynamique et puissante aurait davantage affirmé son potentiel. Cette inquisition se poursuivra avec un « Teostigma » vraiment bien ficelé avec un riff proche d’une frontière Old Black Metal/thrash Metal, l’aspect mélodique conservé, qui n’est pas sans me faire penser au regretté Kalisia.

Baignant toujours dans cette couleur particulière, « Réprouvé » montre une certaine finesse tant au niveau de ses arrangements qu’au niveau de ses lignes rythmiques, finesse qui atteindra son paroxysme dans « Indus » satyre d’une industrialisation à outrance. Cette composition montre un groupe à l’aise avec les changements de tempo, ne créant pas l’ennui du haut de ses 6 minutes.
Le chapitre se referme avec un « Ascension Divine » pourvoyeur de paroles très sombres à l’image de son final qui risque de vous remémorer bon nombre de demo d’Old Black Atmosphérique qui baignait peut être vos jeunes années.

Voici donc un premier essai proposant une musique « carrée », incluant de bonnes idées et un concept intéressant, le seul reproche que je peux lui faire, c’est peut être celui de la redondance. Mais après 4 ans d’existence, à peine, le groupe se montre mature et devrait poursuivre son évolution pour un troisième volet, c’est ce qu’on peut lui souhaiter en récompense aux efforts qu’il a fourni.
« Par delà l’Hymne des Souffrances » se présente sous la forme d’un digipack à l’artwork soigné au rendu très professionnel. Masterisé et mixé au Red Studio, le rendu sonore est très équilibré mais souffre d’un manque de puissance comme déjà évoqué plus haut. Vous ne connaissez peut être pas les groupes français sus-cités en exemple, malheureusement tombés dans les profonds abysses de l’oubli, mais vous pouvez laisser Spellbinding vous envoûter.

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