Bercer la réalité pour créer les rêves, pour créer un univers à elle. Seadem sait faire cela. Derrière ce projet de dark ambiant folk expérimental se cache Ombeline Duprat, jeune demoiselle au charme certain, qui a su allier aspect visuel très beau et musiques d'une beauté rare.
Tel un roman dévoilant peu à peu son intrigue passionnante au fils des pages,
Oxymore est un recueil de petites nouvelles en musique. Tout est beau, tout est bien écrit, chaque partie du scénario est un émerveillement. "Mais oui, pourquoi n'y ai-je pas pensé ?" pourrait-on se dire à la lecture de ce roman musical. Une lecture que l'on fait avec des oreilles attentives. Des oreilles à l'affut de la moindre note de flûte, de clarinette, de violon qui pourrait procurer en nous tant d'émotions.
Et c'est bien ce que fais Seadem. Se jouer de nos émotions de la plus belle et tendre manière qui soit. Tantôt reposé, tantôt envoûté, tantôt apeuré. Quelques notes d'orgues, une petite touche de violons, et nous sommes porté à travers un monde de rêve et de beauté.
Et que dire de cette voix d'ange, véritable berceuse des cieux que celle d'Ombeline, à la fois majestueuse, tendre, et remplie d'émotion.
Seadem surprend, Seadem prend des risques dans ce genre, et cela pour notre plus grand plaisir. Que ça soit les somptueux jeux de voix d'Europa, ou la mélodie à faire pleurer un damné de La Bouche des Ténèbres, chaque morceau recèle son univers, son petit monde.
Petite fausse note pour cet album au titre Abyssium, qui se perd un peu dans toute cette majesté à vouloir trop innover. Mais tel est peut être le prix de l'originalité.
En composant ces 14 morceaux, Seadem nous offre là un petit trésor de dark classique aux touches folkloriques. Tout le monde devrait trouver son compte dans cet album qui est pour moi une des meilleure surprise de 2008. A découvrir, puis à classer entre
Dark Sanctuary et
Dead Can Dance, pour le réécouter le lendemain.
9/10
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