Dawn of relic est ce que j'appellerais, pour définir l'idée : du dark lovecraftien.
Il s'agit d'un dark metal très ambiant avec des textes se référant exclusivement à Lovecraft, l'écrivain fantastique bien connu (l'appel de Cthulhu, vous connaissez pas ? Allez, je suis sûr qu'il y a des rôlistes parmi vous).
On passe à l'album, bon comme d'habitude, la pochette me dit rien et je me concentre sur ce qu'il y a d'important : la galette.
Et quelle galette mes amis, cela faisait bien longtemps que je n'avais pas entendu un album aussi ambiancé et aussi beau à écouter.
La prod est excellente, une voix saturée bien comme il faut, des musiciens excellents, mais en plus, des ambiances divines qui sont un véritable plaisir auditif, se rapprochant, dans le même ordre d'idée, d'un
Alcest ou d'un
Rhapsody.
Il faut bien avouer que dès le premier morceau,
Fimbulvetr, on est soufflé par cette atmosphère.
Le morceau est justement, rapide sans complexité, sans prétention, avec peu de textes et une place laissée aux instruments.
D'ailleurs, tout l'album laisse place aux instruments et le chant, même quand il est bien mis en avant, n'a en réalité qu'une place secondaire dans cet opus.
Les compos sont rapides, structurées, avec de longs passages à mid-tempos, si agréables à écouter... Longs, beaucoup TROP longs par endroits.
Certaines pistes traînent jusqu'à 12 minutes en se répétant inlassablement, je pense à la deuxième piste de l'album "Whan
Kadath was opened" qui est, en fait, une chanson en 3 parties (whan kadath is dreaming et une troisième) et ces moments là, bien que superbes et bien intégrés aux morceaux, pourraient parfois être raccourcis.
L'effet que cela a eu sur moi est que je n'ai jamais pu écouté cette galette d'un seul coup, j'ai dû fractionner mes écoutes. Et oui, cette mélodie traînante peut lasser, ce fut mon cas.
Je parlais tout à l'heure d'une oeuvre en 3 parties car cette tripartie sur le thème de
Kadath, un des pays imaginaires de Lovecraft, nous fait passer par des ambiances ne se ressemblant pas ou peu et qui s'enchaînent relativement bien, mais nous avons toujours le même problème, c'est long et ça a beau être beau (justement), on a l'impression d'une indécision entre un métal atmosphérique et des phases de gros bourrinage.
Mais arrêtons de médire, car cet album reste néanmoins un petit bijou, je l'aime beaucoup, mais il est à consommer avec modération, en effet, le danger avec
Dawn Of Relic, voyez-vous, est que l'on peut s'en lasser si on a tendance à trop souvent l'écouter.
Et pourtant, le batteur joue des rythmes bien blastés, qui n'ont rien à envier à du black metal norvégien, les musicos maîtrisent bien leurs instruments.
Le tout n'est pas nécessairement répétitif mais les passages ambiants (samplés ou acoustiques) se font généralement trop longs à passer, ce qui nuit (parfois) au plaisir et à l'énergie du morceau.
Cet album n'en reste pas moins très bon, technique, sans passer dans la démonstration prétentieuse de virtuosité (chose que je déteste), mélodique et qui sait se montrer agressif quand il désire nous surprendre.
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