Le groupe cannois
Sikh nous présente en 2007 leur 2ème album après un éponyme bon mais loin d’être transcendant, pêchant par un manque de risques et des inspirations trop évidentes (
Korn et
Watcha en tête).
Car oui,
Sikh fait du néo métal, avec une bonne dose d’inspiration métalcore, deux étiquettes pas forcément des plus reluisantes, surtout pour les plus trve, mais ici on a affaire ni à un groupe ciblant les teenagers en manque de musique rebelle ni à un groupe se prenant pour des rappeurs US. On sent que
Sikh fait la musique qui lui plait, ne se souciant pas le moins du monde de l’étiquette qu’on donnera à leur musique.
Concernant l’artwork, à des lieux des inspirations métal classiques,
Sikh nous propose ce qui ressemble à une toile abstraite aux couleurs flashies ainsi que d’autres illustrations toutes aussi réussies à l’intérieur.
Cependant dès que l’album est introduit dans le lecteur cet artwork, bien que très réussi, est vite oublié au profit d’une violente crise aigüe de headbang qui donne vite envie de monter le son au-delà du raisonnable.
Car que ce soit clair dès le début, cet album s’écoute fort, si possible avec les basses poussées à fond. Une rythmique puissante, tout en feeling, un groove entrainant, bref un CD direct, efficace et qui donne sérieusement envie de se lancer dans un pogo sautillant…
L’album démarre avec The Quake qui nous plonge aussitôt dans l’ambiance et met directement en évidence un instrument qui fait toute la différence : la basse qui joue un rôle majeur dans le groove du groupe. S’ensuivent un déluge de riffs simples mais efficaces, et c’est comme ça pendant 11 titres pour environ 42 minutes de musique taillée pour le live !
Quand
Sikh diminue un peu la cadence on a droit à des passages agréables, où le chanteur nous dévoile une voix claire bien maitrisée (
Ballad of the Harmless). Mais l’intérêt premier de cet album n’est certainement pas ici et à peine le temps de se faire masser le cou par sa chère et tendre (bah quoi on peut toujours rêver !?) et on réattaque le headbanging avec Psychotro, sans doute LA chanson de l’album : après quelques paroles scandées type hardcore US devant des samples mimant un public en transe l’instru démarre sur les chapeaux de roues. C’est rapide, bourrin et donne un bon aperçu de ce qu’est cet album, l’équivalent d’un pack de boissons énergiques… cul-sec !
Au niveau des inspirations, loin d’avoir disparu elles restent pleinement assumées et s’intègrent très bien à l’ambiance générale du disque :
Korn sur Hollywood ou encore Box My Balls,
Machine Head sur le plus technique
Ocean et sans doute d’autres que je n’ai pas remarqué…
Clairement,
Sikh ne nous offre pas un album parfait, mais a au moins le mérite d’avoir une démarche sincère débouchant sur un album vraiment efficace, groovie, et qui une fois entré dans votre conduit auditif y reste gravé de telle façon qu’il devient impossible de résister à l’envie d’en remettre une petite couche, juste pour le plaisir !
Et voilà un 16/20 amplement mérité !
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