La Grèce.
En ces temps ou l’économie prime su...Ah c’est vrai, on en a déjà discuté.
Bon.
Tidal Dreams est un groupe formé à Athènes en 2011. Ce
Once Upon a Tide a été enregistré aux
Sigma Sound Studios et aux SoundFlakes Studios par le groupe. Et comme on n’est jamais si bien servi que par soi même...
Il est distribué par Iron On Iron Records, un label du cru spécialisé dans le Heavy.
On débute par quelques bruitages qui nous emmènent sur le pont d’un bateau prêt à jeter l’ancre, avec toute l’agitation qui va bien, le son des cloches au loin dans la ville, le craquement du bois. J’avoue que la mouette fait quand même un peu pitié et on aurait peut être dû l’abattre plutôt que de l’engager à prix d’or vu l’état des finances du pays. S’ensuit une douce mélodie saturée supportée par de la guitare acoustique dont le premier épisode de
Diablo aurait adoré avoir les services pour le sous sol numéro 6.
On retrouvera d’ailleurs cette thématique liée à l’eau de mer sur l’intro de Tidal Dreams...
...Et sur l’artwork, composé les sempiternelles deux couleurs prédominantes, représentant un navire laissant derrière lui un port en feu et à sang et dont la figure de proue...avec ses..enfin...Euh...
Bref.
Tidal Dreams oeuvre dans un Heavy/Speed à tendance épique (le épique, c’est dans la pub) de très bonne facture. Les influences sont plutôt bien digérées et on est très souvent cantonné dans le mid tempo avec quelques accélérations de temps en temps (Flaming
Circle).
Le chanteur se débrouille pas trop mal et assure bien dans les aigus, un peu à la
Manowar sans abuser de cette possibilité que lui a offert la nature (sauf peut être sur I
Won’t
Fall). Ces parties (je parle des vocalises, mesdames, voyons) sont d’ailleurs doublées généralement avec un chant plus classique et grave. Il s’essaye aussi à quelques passages plus graves justement voire lyriques, qui là sont un peu plus limites, n’est point Eric Adams qui veut. Mais comme pour
Dantesco, cette voix plutôt typée, qui peut surprendre au départ, s’avère adaptée au style. Les choeurs sont très peu utilisés sauf sur Flaming
Circle, par exemple. Et encore, on n’est pas envahis non plus.
Pour ce qui est de l’instrumentation, on ne déborde pas dans la technique, ni dans l’esbroufe ou alors très peu (Argonauts). Tidal Dreams, c’est du concis, du précis sans soucis. Les rythmiques sont on ne peut plus classiques et ultra typées. Tidal Dreams nous rappelle un millier de formations affiliées au Heavy
Metal poilu mais sans qu’on puisse en citer une palette, voire une seule. Bon un chouia de
Manowar quand même (In
Life Unfolds) ou de Maiden (
Descending).
On retiendra bien quelques effets sur l’intro de We Shall Rise et la basse fait quelques petites interventions sympas mais courtes (Argonauts, We Shall Rise, In
Life Unfolds)
On parle de Revival souvent pour le Thrash. Je pense qu’on peut le faire pour tous les styles et donc bien sur pour le cas qui nous occupe, du Heavy
Metal. Du style des compositions, au son, en passant pas les gimmicks utilisés depuis des lustres, rien n’a été inventé pour cet opus. Et alors?
Once Upon a Tide est un sympathique premier effort, à écouter sans pression (enfin si mais c’est un autre sujet).
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