On the Cusp of Change

Paroles
ajouter une chronique/commentaire
Ajouter un fichier audio
12/20
Nom du groupe Red Rose
Nom de l'album On the Cusp of Change
Type Album
Date de parution 26 Fevrier 2013
Enregistré à Jailhouse Studios (DEN)
Style MusicalPower Mélodique
Membres possèdant cet album4

Tracklist

1.
 When Roses Faded
 08:09
2.
 Chasing Freedom
 04:17
3.
 King of the Local Crowd
 04:18
4.
 Original Sin
 05:59
5.
 Alone in the Night
 04:21
6.
 This Bitter World
 05:40
7.
 Don't Believe These Tales
 04:22
8.
 Seize the Day
 06:42

Durée totale : 43:48

Acheter cet album

 $21.62  8,84 €  6,99 €  £7.59  $31.33  7,15 €  7,15 €
Spirit of Metal est soutenu par ses lecteurs. Quand vous achetez via nos liens commerciaux, le site peut gagner une commission

Red Rose


Chronique @ Eternalis

01 Mars 2013

L’oisillon d’"On the Cusp of Change" est encore bien trop maigre et famélique pour s’envoler seul

Les espoirs se nourrissent d’un fait passé qui laisse planer le doute et la possibilité d’un avenir meilleur. Ils prennent leur source dans un fait d’arme, glorieux ou prometteur, symbole d’une première réussite qui, même si elle n’est pas encore totale, laisse présager une plus grande suprématie à l’avenir, voire une maitrise totale de son sujet.

C’est ainsi que des premiers essais artistiques, qu’ils soient premier ou second album, sont souvent des facteurs d’espoir lorsque, même en sentant un certain amateurisme ou une jeunesse encore incontrôlée, le potentiel apparait inéluctablement.
Je me souviens encore, de la découverte de Red Rose, encore fragile mais si sensuel et éclatant d’envie et d’innocence. Jeunes israéliens emplis d’espoir et porteurs d’un message infiniment positif et utopiste, Red Rose avait surpris positivement avec "Live the Life You’ve Imagine". Bien que pétris de clichés et encore à la recherche d’une identité propre, le groupe avait déjà une voix avec Leve Laiter qui ne demandait qu’à s’exprimer encore plus à l’avenir, coincé entre Klaus Meine et Tony Kakko selon les intonations.

Finalement, c’est donc avec une certaine excitation non dissimulée que "On the Cusp of Change" déboule et que l’on s’attend donc à l’éclosion définitive de ce talent, où l’érosion du temps n’en aura été que positive pour enfin faire ressortir la maturité du combo. Le second album est souvent une étape charnière après un premier opus salué par la critique, une forme d’aboutissement permettant de signaler qu’il faudra bien entendu compter sur eux à l’avenir, l’instant où l’oisillon s’envole pour enfin découvrir le monde et s’y montrer en toute liberté.
Malheureusement, l’oisillon d’"On the Cusp of Change" est encore bien trop maigre et famélique pour s’envoler seul, et c’est non sans une grande déception que nous assistons à sa chute brutale provoquant une longue et irrémédiable agonie avec ce second album qui rate complètement le coche à presque tous les niveaux.

Parlons dans un premier temps de la production catastrophique, kitsch à outrance et perdant complètement l’aura mélancolique et puissante de l’album précédent pour se retrouver avec un produit aseptisé à souhait, sans couleur ni odeur, affreusement plat et sans variations ni nuances. Les claviers sont tout ce qu’il y a de plus ridicules pendant que les guitares manquent singulièrement de leur « grain » rocailleux, tout comme cette batterie d’une platitude digne d’une planche à découper...
"When Roses Faded" en est le premier constat du haut de sa mélodie au clavier exaspérante de niaiserie et de sonorités casio, pendant que les guitares ne font que grattouiller timidement un riff aussi inconsistant qu’une huitre en état de gestation. Certes, les mots sont durs mais la déception est réelle lorsqu’on débute son premier album par un mini hit immédiat comme "Turn Back the Time" au refrain entêtant et foncièrement réussi (tout en étant très beau !). Le vocaliste s’en sort relativement bien, avec un timbre identique, toujours aussi proche de Klaus Meine mais dans une veine légèrement plus power, s’accommodant comme il peut à un metal mélodique bien trop peu mordant.

Mais ce n’est pas tout, car non seulement ce premier morceau dure la bagatelle de huit longues minutes, mais en plus "Chasing Freedom" vient encore plus démolir nos maigres espoirs avec une relique d’un sous-Stratovarius/Edguy/Ayreon dans l’introduction pour s’écrouler complètement la propre étendue de son ratage. Les couplets, bien que toujours aussi inconsistants, s’en sortent grâce à Leve qui porte très bien de sa voix ces passages (avec toujours un riff aussi générique et sous-mixé, à tel point qu’on ne l’entend presque pas). C’est toujours mieux que "King of the Local Crowd" au riff groovy complètement ridicule (mes aïeux que ces claviers « pouet pouet » sont de trop, tout comme ces « houhou » que même Abba ou Meat Loaf n’oseraient plus proposer depuis des années) qui enfonce définitivement le clou dans le mur en détruisant les dernières espérances qu'il nous restaient (quoique pour une fois, le solo est vraiment pas mal, tout comme la ligne de piano qui le suit).

L’auditeur est déjà perdu dans les méandres de cette médiocrité, et ne tentera d’en ressortir que lors de vagues instants plus opportuns à la rêverie. La jolie "Alone in the Night" s’en sort agréablement bien dans le registre de la ballade, tout en finesse et bien chantée, tandis que "This Better World" tente d’apporter des ambiances différentes et feutrées, tout en se penchant vers une approche futuriste (un demi-succès). Évidemment, la production est un facteur important dans l’immense déception de ce second album mais il est tout aussi évident qu’il y figure un manque évident d’inspiration et de prise de risque. Les influences se ressortent à la pelle, bien plus du côté du vieux hard rock FM ici (Scorpions, Meat Loaf, Europe), délaissant l’aspect power qui caractérisait l’album précédent. Ce n’est pas forcément négatif, lorsque le chant s’envole sur les premières notes du très beau "Seize the Day", ultime titre très pop mais dévoilant bien plus d’émotions que sur les autres titres (preuve que le groupe se repose entièrement sur l’organe vocal de leur chanteur, en ne peaufinant que trop peu les riffs et les arrangements). Quelques notes d’exotisme arpentent la composition permettant encore d’y croire, ou tout du moins d’essayer, pour un futur album. Mais devons-nous réellement être si indulgents à l’heure où des centaines d’albums sortent chaque mois ?

Seul le temps nous le dira, mais le contrat n’est clairement pas rempli ici. Dommage et peut-être pas dommageable... wait & see...

4 Commentaires

0 J'aime

Partager
Zerky - 01 Mars 2013: Et beh, moi qui avait écouté seulement Alone in the Night, je trouvais ça bien...
Du coup je vais écouter 2-3 autres morceaux pour me faire un avis...

J'espère que tes goûts sont très différents des miens car j'aimerais tellement que cet album soit aussi bien que leur premier!

Mais très belle chronique! Et je vais donc surement être très déçu :(
Eternalis - 01 Mars 2013: Tu sais que je ne suis pas du genre à casser du sucre sur le dos des jeunes groupes donc bon, c'est vraiment que j'ai été déçu à tous les niveaux sur cet album.
Alone in the Night est pas mal justement, comme je dis.

Tu me diras dès que tu auras jeter tes deux oreilles sur l'album ;)
Enfer - 02 Mars 2013: Bonne chronique comme d'hab' !! Je ne connais pas Red Rose et je vais tout de même aller y jeter une oreille vraiment par curiosité !! Bien que je risque d'être déçu, ça ne coûte rien aue de découvrir !
Zerky - 02 Mars 2013: Mouais, donc voilà.



Je trouve donc que ça s'écoute assez facilement, mais je le trouve un peu bizarre en fait...

J'aime bien le côté progressif de "When roses faded". Mais après, la voix est, on dirait, très mixée ou alors c'est un peu bizarre, on dirait qu'il y a un petit écho en permanence derrière...



J'ai du mal à me faire une idée, et en même temps, j'ai écouté 3 musiques et je n'ai pas envie d'en écouter plus^^
    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire