Of Love and Sorrow

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16/20
Nom du groupe Lay Of The Autumn
Nom de l'album Of Love and Sorrow
Type Album
Date de parution 25 Octobre 2024
Style MusicalPower Symphonique
Membres possèdant cet album6

Tracklist

1.
 When It Rains...
 02:26
2.
 Flowing Tears
 05:52
3.
 Lost in Your Eyes
 05:51
4.
 After All This Time? Always
 05:43
5.
 Thrown Away
 05:53
6.
 Undergo Deconstruction
 05:55
7.
 Love You to Death
 06:20
8.
 Si Sta Come d'Autunno sugli Alberi le Foglie
 05:01
9.
 Of Love and Sorrow
 05:59
10.
 Who Is to Blame
 05:39

Durée totale : 54:39

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Lay Of The Autumn


Chronique @ ericb4

24 Novembre 2024

Un truculent et époumonant effort en guise de message de bienvenue...

Nouvelle figure du metal symphonique à chant féminin, ce quintet italien originaire de Milan entend, en toute légitimité, essaimer ses riffs au-delà des frontières par trop limitatives de sa terre natale. Pour ce faire, le combo transalpin peut dores et déjà compter sur l'expérience et les talents savamment conjugués de ses membres, en vue de pérenniser un projet artistique entamé il y a 17 ans déjà.

Aussi, afin de préserver l'héritage power symphonique de Ravenword, ce groupe né en 2024 d'une synergie entre le claviériste et compositeur Davide Scuteri (Ravenword, Choirs Of Veritas, Embrace Of Souls...) et le puissant label italien Rockshot Records s'efforcera d'en poursuivre l'entreprise. Dans ce dessein, Davide sollicitera précisément les talents de certains membres de Ravenword, à savoir : Davide Lovecchio aux guitares, Cesare Ferrari (Choirs Of Veritas, ex-Cyrax) à la basse, et Michele Olmi (Embrace Of Souls, Chronosfear, ex-SkeleToon, membre live de Frozen Crown...) à la batterie. Sans oublier la chatoyante et angélique empreinte vocale d' Iryna ''Eria'' Boyarkina (Mysterya, Eria, ex-Semargl) : bien que ne faisant pas partie de la ''ravenword team'', le filet de voix de la chanteuse ukrainienne s'inscrit précisément dans la filière symphonique classique de la troupe, ce qui lui a valu une rapide intronisation en son sein.

Mû par un soudain élan d'inspiration, le collectif réalisera son premier single, « Si Sta Come d'Autunno sugli Alberi le Foglie », quelques semaines seulement suite à sa sortie de terre, auquel en succéderont trois autres (« Flowing Tears », « After All This Time? Always » et « Lost in Your Eyes »). Ces quatre titres feront partie intégrante des dix pistes de leur introductif et présent album studio, « Of Love and Sorrow », une galette généreuse de ses quasi 55 minutes. Ainsi, se dessine un message musical d'obédience power mélodico-symphonique opératique et cinématique, à la fois vigoureux, fringant et troublant, dont les sources d'influence se placeraient dans le sillage de Ravenwood, Moonlight Haze, Temperance, Ancient Bards, Frozen Crown, Nightwish (première mouture) et Sirenia. Avec la participation, pour l'occasion, d' Andrea Gambaro (Infernal Nightmare) en qualité de vocaliste additionnel.

Cela étant, la rondelle jouit d'une production d'ensemble de bonne facture : produit par Davide Scuteri, mixé et mastérisé pour l'essentiel par Ettore Rigotti (pluri-instrumentiste et vocaliste (Disarmonia Mundi) et producteur (Sound Storm, Blood Stain Child, Braindamage, Rise To Fall Neptune...)) mais aussi par Simone Mularoni (guitariste/bassiste (DGM, ex-Sweet Oblivion, ex-Sunstorm...) et producteur (Ancient Bards, Elegy Of Madness, Elvenking, Trick Or Treat...)), sur l'une des pistes, l'album ne concède pas l'once d'une sonorité résiduelle tout en nous gratifiant d'une belle profondeur de champ acoustique. Pour mettre les petits plats dans les grands, l'artwork au trait affiné et d'inspiration néo-romantique relève du fusain du propriétaire de ProgArt Media et prolifique graphiste suédois Mattias Norén (Evergrey, Stream Of Passion, Kamelot, Epica, Pyramaze, Ravenword...). De quoi nous intimer d'aller explorer plus en profondeur la cale du navire...


C'est sur une mer d'huile parsemée de fines perles de pluie que démarre notre périple. Ce à quoi nous sensibilise la bien-nommée entame instrumentale « When It Rains... » ; se parant de somptueux arpèges pianistiques et nourrie d'arrangements ''nightwishiens'', la cinématique et a-rythmique offrande nous installe confortablement à bord du liner. Mais l'arbre, aussi majestueux soit-il, ne saurait cacher la forêt bien longtemps...

Aussi, c'est sur des charbons ardents que nous propulsent volontiers nos flibustiers, non sans parvenir à se jouer des plus tenaces de nos tentatives de résistance. Ainsi, dans la veine coalisée de Ravenwood et Ancient Bards, l'éruptif single « Flowing Tears » génère une énergie aisément communicative ainsi qu'un refrain catchy mis en exergue par les angéliques inflexions de la sirène. Tout aussi tempétueux, le ''frozencrownien'' « Who Is to Blame », lui, happera le tympan pour son pont techniciste à mi-piste décoché, aux airs d'un combat au sommet, où les assauts répétés d'une guitare léonine trouvent leur écho dans les véloces et inaltérables reptations d'un python synthétique. Dans cette dynamique, on ne saurait davantage éluder le frondeur et ''temperancien'' « Lost in Your Eyes » eu égard à ses grisants gimmicks synthétiques et à ses saillants coups de boutoir doublés d'un inaliénable tapping. Enfin, délivrant ses riffs roulants doublés d'une sidérante force de frappe, recelant parallèlement un vibrant solo de guitare tout en sauvegardant une mélodicité toute de fines nuances cousue, le trépident et ''sirenien'' « Of Love and Sorrow » pourra non moins être retenu.

Sur un même modus operandi, mais répondant à un souhait communément partagé de diversification de l'offre en matière d'exercices de style, d'autres pistes pourront à leur tour aspirer le pavillon sans avoir à forcer le trait. Ce que prouve, d'une part, le torrentiel et ''frozencrownien'' « Thrown Away », où un saisissant duo mixte en voix de contraste se fait jour, les serpes oratoires d' Andrea Gambaro faisant écho aux claires impulsions de la belle ; doté d'un entêtant refrain et d'une muraille de chœurs à l'opportun positionnement, le fringant méfait poussera à un headbang bien senti et quasi ininterrompu. On pourra non moins se sentir happé par l'onde vibratoire insufflée par « Si Sta Come d'Autunno sugli Alberi le Foglie », ample plage instrumentale power-symphonico-cinématique. N'ayant de cesse de nous asséner de virulents coups d'olive, le vitaminé et engageant méfait laisse également entrevoir de galvanisantes rampes synthétiques, un étourdissant solo de guitare ainsi que des chœurs samplés du plus bel effet. Et la sauce prend, in fine.

Quand elle retient un tantinet les chevaux, la troupe trouve à nouveau les clés pour nous retenir, un peu malgré nous. Ainsi, tant au regard de la fluidité de son flow et de l'insoupçonnée montée en régime de son corps orchestral que de ses sémillants arpèges d'accords et de son truculent solo au synthé, le ''ravenwordien'' mid/up tempo « Undergo Deconstruction » n'aura pas tari d'armes pour asseoir sa défense et se jouer des nôtres. Mais là n'est pas l'argument ultime de nos valeureux gladiateurs pour tenter de nous rallier à leur cause...

Lorsqu'ils en viennent à tamiser leurs ambiances, nos compères en profitent pour nous adresser leurs mots bleus les plus sensibles. Et force est d'observer que la petite larme, que l'on tenterait bien de contenir, ne saurait tarder à perler sur la joue. Ce qu'illustre, en premier lieu, « After All This Time? Always », poignante ballade aux airs d'un slow qui emballe, que n'auraient sans doute reniée ni Ancient Bards ni Moonlight Haze ; sous-tendue par des gammes pianistiques d'une confondante délicatesse, délivrant un flamboyant solo de guitare à mi-morceau et surfant sur une vague mélodique des plus enveloppantes sur laquelle semblent danser à l'envi les limpides modulations de la maîtresse de cérémonie, la tendre aubade fera assurément plier l'échine à plus d'une âme rétive. Et comment ne pas se sentir porté par les vibes enchanteresses exhalant des entrailles de l'opulente ballade progressive « Love You to Death » ? Eu égard à l'infiltrant cheminement d'harmoniques qu'il nous invite à suivre et à la frissonnante densification de son dispositif instrumental, l'instant privilégié comblera, à n'en pas douter, les attentes de l'aficionado de moments intimistes.


Au terme d'une traversée aussi palpitante qu'enivrante, et ce, dans une mer on ne peut plus agitée, le plus souvent, on se surprend à remettre le couvert sitôt l'ultime mesure envolée. Plus varié sur le plan rythmique qu'en matière d'ambiance, ce premier opus offre, par ailleurs, une palette étoffée eu égard à ses exercices de style, même si l'une ou l'autre fresque symphonico-progressive eût été souhaitable, car volontiers requise par un auditorat déjà sensibilisé aux codes de ce registre metal. D'autre part, quelques prises de risques supplémentaires permettront probablement à nos acolytes de se démarquer de leurs homologues stylistiques, toujours plus nombreux à affluer ; la pérennité même d'un projet peut en dépendre.

Reposant néanmoins sur une technicité instrumentale bien huilée, égrainant des sentes mélodiques plutôt engageantes, bénéficiant d'une ingénierie du son de bon aloi, et laissant entrevoir une signature vocale déjà affirmée et des plus troublantes, cet initial élan constituerait le bâton de maréchal permettant au combo italien de se hisser dès à présent parmi les sérieux espoirs de l'espace power symphonique à chant féminin. Bref, un truculent et époumonant effort en guise de message de bienvenue, laissant augurer d'une aventure au long cours pour la formation transalpine. L'avenir seul nous le dira...


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