Of Doom and Death

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16/20
Nom du groupe Savage Circus
Nom de l'album Of Doom and Death
Type Album
Date de parution 23 Octobre 2009
Labels Dockyard 2
Style MusicalPower Mélodique
Membres possèdant cet album20

Tracklist

1. Of Doom and Death
2. The Ordeal
3. Devil's Spawn
4. Chasing the Rainbow
5. Empire
6. Ballad of Susan
7. Legend of Leto II
8. From the Ashes
9. Dreamland

Chronique @ dark_omens

11 Avril 2014

Irrémédiablement germain, définitivement conservateur et implacablement l’œuvre de Piet Sielck...


Faisons immédiatement le constat incontestable qu’il serait ridicule d’évincer. Construit, notamment autour de Piet Sielck, guitariste et leader charismatique exigeant d’Iron Savior, du mercenaire Mike Terrana (remplaçant le démissionnaire, et fondateur, Thomas « The Omen » Stauch), batteur apparaissant et appartenant, ou ayant appartenus, à presque tous les groupes qui eurent, ou qui auront bientôt, besoin d’employer de la double grosse caisse, et notamment, en Allemagne, mais aussi autour de Jens Carlsson, chanteur principalement de Persuader dont les similitudes vocales très germanique avec non seulement un certain Hansi Kursch, mais aussi avec un certain Piet Sielck ne sont plus à démontrer; Savage Circus s’emploie à défendre son œuvre au son d’un Heavy/Speed Metal très classique et très similaires à celui des groupes déjà cités. Etant donc entendu qu’il développe une musique à la parenté teutonne, et pour cause, plus qu’évidente, il convient alors de s’interroger sur l’intérêt d’une telle démarche.

Dans une énième tentative, selon moi, stérile, Jens Carlson et ses comparses s’efforcent donc de servir, le plus fidèlement possible, un classicisme allemand en faisant offrande d’un présent fortement inspirés par ceux d’un Iron Savior et d’un Blind Guardian (période du triptyque sacré Tales From The Twilight World, Somewhere Far Beyond, Imaginations From The Other Side). Si le talent et la maitrise de ces musiciens aguerris n’est certainement pas la cause d’une telle déconvenue (car déconvenue, il y a), la question de la créativité développant des idées pas nécessairement exactement les même, mais souvent si peu différente, et dont le traitement immuable, dans cette rengaine allemande inepte où inexorablement les guitares sont mises très en avant et la batterie martèlent des doubles croches alors qu’un chanteur, à la voix rauque et rugueuse, déclame; nous renvoie immanquablement à ce sentiment né d’une musique terriblement convenue. Défenseur intraitable de cette tradition Piet Sielck nous en offre, encore une fois, ici, l’expression la plus parfaitement académique. Si ce caractère, emblématique germain mais aussi, évidement, "silckien", constitue son attribut le plus avantageusement reconnaissable, il en constitue aussi son défaut le plus notoire.

Ainsi outre les quelques notes de guitares sèches, ou de piano, sur, par exemple, un titre instrumental tels que Dreamland ou encore sur une ballade, judicieusement, intitulé Ballad of Susan, pour un morceau aux chœurs, et aux mélodies, qui, parfois, ne sont pas sans nous évoquer Queen, ou encore succinctes sur un Devil’s Pawn ; rien ne vient égayer un tableau désespérant.

Le reste du paysage proposé par cette œuvre demeure irrémédiablement germain, définitivement conservateur et implacablement l’œuvre de Piet Sielck. Ainsi Of Doom and Death, The Ordeal, Devil’s Spawn ou encore Chasing The Rainbow, par exemple, s’inscrive dans la plus pure tradition d’un Heavy/Speed allemand passéiste tant ressassé qu’il en finit, malgré ses qualités incontestables, par en devenir insipide et ennuyeux. Bien entendu, et pour peu que l’auditeur sache faire abstraction de cette filiation, évidement, prégnante ; l’œuvre pourra satisfaire. Le contraire eut été des plus étonnants au su des talents des musiciens expérimentés qui composent ce Savage Circus.

Thomas "The Omen" Stauch, apparemment lassé par la vision de moins en moins immédiatement rugueuse de Blind Guardian, avait fondé Savage Circus dans le but de se rapprocher d’une démarche musicale plus traditionnellement Heavy/Speed. Si cette volonté demeure hautement respectable; le résultat, quant à lui, demeure insuffisamment inspiré pour réellement nous satisfaire. Cet Of Doom and Death constitue donc une réelle déception.

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