Ocean of Opportunity

ajouter les paroles de l'album
ajouter une chronique/commentaire
Ajouter un fichier audio
15/20
Nom du groupe Pellek
Nom de l'album Ocean of Opportunity
Type Album
Date de parution 10 Mai 2013
Style MusicalPower Progressif
Membres possèdant cet album6

Tracklist

1. Elucidation
2. Northern Wayfarer
3. Sea of Okhotsk
4. Brigantine of Tranquility
5. God's Pocket
6. Stars and Bullet Holes
7. Sky Odyssey
8. Transmigration
9. The Last Journey

Acheter cet album

 buy  buy  buy  buy  buy  buy  buy
Spirit of Metal est soutenu par ses lecteurs. Quand vous achetez via nos liens commerciaux, le site peut gagner une commission

Pellek


Chronique @ LeLoupArctique

12 Juin 2013

Il est très agréable de parcourir l'océan de l'opportunité, mais encore faut-il naviguer dans la bon

Pourtant, sur le papier, ça rendait bien. Peut-être était-ce dû à la somptueuse pochette (de Darkgrove Design) et à ce magnifique voilier, ou alors aux informations que l'on avait sur le groupe, à savoir un projet de power mélodique norvégien avec un chanteur à la tessiture extra large. Du côté de Per Fredrik Asly, alias Pellek, le but est de se faire une place au soleil (pas évident en Norvège soit dit en passant), et de, pourquoi pas, aller titiller les scènes des festivals européens.
Le problème, c'est que ça va pas être du gâteau. Pellek, en essayant de nous persuader qu'il s'agit de quelque chose de totalement nouveau, nous livre un disque juste moyen, avec les mêmes faiblesses qui reviennent souvent dans ce genre de musique. Le tout n'est bien sûr pas complètement mauvais, mais cela reste bien en dessous de la moyenne des sorties de ce début d'année.

Neuf titres en quarante-huit minutes. C'est plutôt court par rapport à ce qui sort maintenant. Alors pourquoi sortir un nouveau disque si peu de temps après la sortie du précédent ? Il aurait pu largement prendre un ou deux mois en plus pour composer, de plus vu les ventes de Bag of Tricks il devait avoir du temps libre …
Mais passons. Un disque court peut bien sûr se rattraper, le dernier Almah peut en témoigner. C'est à Elucidation qu'il incombe la difficile tâche d'ouvrir l'album. Le titre passe plutôt bien, au début avec des orchestrations très "cinéma", puis un chant bon mais assez classique, et un refrain grandiose bien exécuté. Les coupures de son à la Philippe Katerine, vers la première minute, sont la seule drôlerie du morceau.

C'est après que ça se corse. Certaines chansons sont à la limite du supportable, par exemple Brigantine of Tranquility où le chant de Pellek avec ses accents pop est désagréable au possible. Le pont final rattrape un peu le mise et sauve de la catastrophe. C'est aussi sur Northern Wayfarer que l'on retrouve ce chant si peu élégant, où des couplets entiers sont saccagés. Quel dommage, car l'intro est très réussie et met une bonne ambiance ! Quant au clip réalisé avec ce titre, je suis perplexe. Le paysage est très beau, c'est bien filmé, mais l'attitude du chanteur ne me plaît pas du tout. Et ces garçons tout jeunes aux cheveux mi-longs, ça vous rappelle pas un certain ado canadien détestable ? Je ne compare bien sûr pas le talent de Pellek aux hontes de la pop moderne, car il a du talent c'est indéniable.
Il n'y a qu'à écouter le magnifique (et imprononçable) Sea of Okhotsk. L'intro est une fois de plus excellente, et le chant et très bien, comme quoi, lorsque l'on s'applique on peut faire de belles choses.
Vers la fin de l'album on trouvera un Transmigration très correct, dans une veine plus progressive, ce qui ne fait pas de mal au milieu de toute cette symphonie grandiloquente. Peut-être le meilleur moment de l'album, avec celui sus-cité.

Le reste de l'album n'est pas trop mal, sans toutefois de grosse folie, ni de grande originalité. Tout le côté symphonique est généralement de bonne facture, le son aussi, mais ça ne fait pas tout évidemment (sinon le dernier Tolkki ne serait pas aussi controversé). God's Pocket est un morceau sympathique qui apporte de l'air frais sans prise de tête, simple et efficace. Sky Odyssey se révèle être le titre plus doux, relativement bon, cependant le refrain est d'une banalité affligeante. Quant au morceau épique de clôture, The Last Journey, il est assez réussi, les cris de Pellek sont de plus bel effet, et les mélodies sont agréables malgré la coupure du milieu qui fait tache.

Pellek n'est pas celui qui révolutionnera le power mélodique sauce européenne. Du moins pas pour le moment. On remarque bien sûr les tentatives d'originalité, les petites folies, les "tiens, si je mets ça là ça peut être bien", mais dans l'ensemble le travail souffre d'un grand manque d'excentricité ou de singularité. La cause est certainement la rapidité de la mise au point de l'opus qui donne une impression de bâclé. C'était une sortie très peu attendue, alors pourquoi ne avoir pris son temps ?

3 Commentaires

1 J'aime

Partager
pielafo - 12 Juin 2013: j'aimait bien le premier album mais j'ai vraiment l'impression que pellek ce la pete de plus en plus et sa c'est jamais bon.

Dommage parcequ'il chante vraiment bien meme si c'est pas un Tommy Karevik ou un Tobias Sammet. Mais sa reste honnete.

C'est typiquement le genre de disque que quand tu l'ecoute une fois t'as fait le tour et tu le laisse prendre la poussiere.
EndiMistery - 16 Fevrier 2014: Le problème de Pellek, c'est tout simplement la platitude de ses morceaux. Musicalement c'est incroyablement bien fait. Mais mon Dieu, les refrains, qu'ils peuvent être... enfin, je pense que l'on me comprend. Bon album néanmoins, mais le sieur Per Frederik peut faire bien mieux...
LeLoupArctique - 16 Fevrier 2014: C'est tout-à-fait ça, heureusement qu'il y a la voix, sinon ce serait un ennui total ... Parce que quand il ne fait que chanter, sur Damnation Day par exemple, ça passe ; mais quand il compose, c'est beaucoup moins bien. Reste à voir ce que ça donnera avec Quantice ...
    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire