No Rules

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13/20
Nom du groupe Still Storm
Nom de l'album No Rules
Type EP
Date de parution Octobre 2010
Style MusicalThrash Metal
Membres possèdant cet album2

Tracklist

1. Equilibrium
2. Leave Me Alone
3. Private Hell
4. Against You

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Still Storm


Chronique @ adrien86fr

10 Avril 2011

Enthousiaste mais imprécis et peu original

Quand la passion est telle qu’écouter et apprécier la musique des autres ne suffit plus. Quand il devient vital de matérialiser coûte que coûte la gestation d’un élan créatif n’aspirant qu’à devenir et demeurer. Dans ces situations qu’on rencontré au moins une fois dans leur existence dissolue les vrais amateurs de hard rock/heavy metal pour lesquels le moindre déluge de décibels inspiré et sincère peut devenir l’objet d’un culte irrationnel, beaucoup on entreprit de monter leur propre combo. Exercice on ne peut plus périlleux mais louable que de vouloir créer et faire partager la synthèse musicale de son esprit créatif, et qui plus est nécessaire à l’évolution vitale des styles et des genres. Néanmoins, face à l’extrême recrudescence de nouveaux groupes permise grâce ou à cause des nouvelles technologies de l’informatique et de la communication ; il s’avère être on ne peut plus nécessaire de parvenir à distinguer le meilleur du moins bon pour éviter de se perdre dans les longs et tumultueux méandres sans issus du metal du XXIème siècle ; celui des mp3’s, de MySpace et du tremplin Emergenza permettant à quiconque de fouler les planches du légendaire Gibus contre quelques centaines d’euros...

A ce jeu là, présentons le groupe français Still Storm formé à Meudon le 1er avril 2008 par un certain Andrei, guitariste en apprentissage de son état qui souhaitait alors rencontrer d’autres musiciens dans l’optique de progresser dans sa pratique de la six-cordes et d’élargir son champ d’investigation metallique. Après divers et indispensables changements de line-ups pour un jeune groupe qui verront alors les arrivées définitives de la charmante Aurélie à la basse, de Didier et d’Arnaud respectivement à la batterie et à la lead guitar et suite à d’interminables séances de répétitions à Meudon telles de véritables voyages au bout de la nuit, Still Storm commence progressivement à écumer les scènes locales afin de faire partager au public son approche du metal : celle d’un mélange de thrash metal et de NWOBHM principalement influencé par les monstres du genres que sont les Metallica, Megadeth, Motörhead et autres Iron Maiden que l’on ne présente bien évidemment plus. Fruit de cet investissement solennel dans les ténébreuses sphères souterraines du metal francilien, Still Storm enregistre et sort en autoproduction une première démo quatre titres intitulée « No Rules » en octobre 2010.

Doté d’une pochette qui serait peut être plus à même d’illustrer un support signé de la patte d’un groupe de metal moderne officiant tant bien que mal dans le milieu ultra saturé du metalcore et de ses dérivés aussi peu intéressants ; il est difficile en apparence de pouvoir associer ce premier EP de Still Storm aux productions actuelles de combos d’obédience old school revival dont les membres seraient certainement près à se couper les testicules et à les envoyer en Colissimo à un restaurant madrilène spécialisé dans la friture de cojones de toro pour avoir l’immense honneur de se voir dessiner une pochette par le mythique Ed Repka. A peine que raisonne l’introduction lugubre et non moins pesante de « Equilibrium » et grâce ou plutôt à cause d’une production obligatoirement on ne peut plus perfectible pour un premier effort autoproduit, l’auditeur se dit qu’il aura bel et bien affaire à un support flirtant plus avec les affres du passé qu’avec celles du présent ou même de l’avenir. Effectivement, un heavy/thrash primaire confortant ce « No Rules » dans son costume de première démo s’avère être au menu pour qui tombera sur cette dernière, au hasard de ses pérégrinations dans les petites salles parisiennes où joue Still Storm telles que les Klub et autres Batofar ou encore sur les réseaux sociaux de velléité musicale de l’immense toile d’araignée électronique que s’avère être l’infâme World Wide Web. Simples et sans doute involontairement rétrogrades, les quatre exactions sonores constituant cette première production trahissent indéniablement un manque d’expérience certain pour une entité qui rappelons le, fut fondée seulement deux ans avant l’enregistrement de ce « No Rules ». Tempo relativement lent qui pourrait valoir à Still Storm le titre honorifique de géniteur du doom/thrash metal, soli relativement imprécis et manquant de rigueur, vocaux assez poussifs mais ayant malgré tout l’avantage de mettre en lumière une motivation à toute épreuve et un enthousiasme sans faille ; on se trouve néanmoins à mille lieux de la vitesse et de la précisions des nouveaux rois du thrash metal des années 2000 que sont les excellents Bonded By Blood, Evile, Violator, Gama Bomb, Suicidal Angels et autres Merciless Death pour ne citer qu’eux. Mais pourquoi comparer Still Storm à l’incomparable et qui plus est à une scène à la mode qui tend aujourd’hui vers la saturation ? Still Storm est unique, possède sa propre personnalité et malgré d’indéniables lacunes techniques s’avère avoir son destin entre les mains.

Nul doute que la scène permet ô combien de progresser et que Still Storm est sur la bonne voie s’il continue contre vents et marées à prodiguer son heavy/thrash au cours de ses nombreuses cérémonies publiques. Empreint d’un enthousiasme et d’une motivation on ne peut plus perceptible sur les quatre titres de « No Rules » et plus particulièrement sur les intonations pleines de rage de son leader/vocaliste Andrei jonchant les harangues vindicatives que sont les bruts de décoffrage « Leave Me Alone », « Private Hell » et autres « Against You ; le quatuor de Meudon sait que le temps se chargera de corriger ses imperfections et de parfaire son identité à condition bien sur que l’investissement soit sans faille et régulier. A défaut de constituer un disque réellement intéressant et apportant quoi que ce soit d’original dans un style qui à l’aube des années 2010 s’avère aussi populaire peut être qu’à l’époque bénie de son âge d’or définitivement irretrouvable, « No Rules » s’avère être la carte de visite d’un groupe en chantier à l’aurore d’un immense travail l’attendant sur la route sinueuse et aléatoire de la reconnaissance et du succès. A l’image de milliers d’autres jeunes formations à travers le monde à une heure où former son propre groupe constitue une démarche aussi louable que facile compte tenu de tous les moyens mis en œuvre pour ce faire, Still Storm devra fournir les efforts nécessaires pour devenir autre chose qu’une bande de potes passionnés de musique et prenant un plaisir des plus certains à répéter et à jouer live. Le ciment des plus grandes œuvres de ce monde s’avérant être la détermination et la passion, ce « No Rules » en est définitivement doué ; reste alors au talent et à l’aisance artistique de se cristalliser autour de ces composantes essentielles et reconnues de son identité intrinsèque qu’on ne peut lui enlever. Loin d’être une démarche purement inintéressante et stérile, ce premier effort de Still Storm aurait certainement mérité une bien meilleure production pour pouvoir révéler au grand jour la qualité du travail de composition de ses géniteurs et de pouvoir refléter de façon plus optimale la fraicheur et l’enthousiasme irréfutable que véhicule le groupe francilien sur ce premier méfait.

Bien que marqué de nombreuses imperfections et trahissant malheureusement les lacunes propres à un jeune groupe sans expérience conséquente, « No Rules » possède néanmoins l’intérêt de posséder l’âme du devenir et de la perfectibilité que peut lui envier nombres de groupes établis qui finissent aujourd’hui par lasser de par l’absence de prises de risque émanant de leur démarche artistique. A force de travail mais si l’enthousiasme et la passion parviennent à lui survivre dans le temps futur, parions que Still Storm reviendra plus fort que jamais dans quelques temps et nous proposera alors une production qui se rira de sa petite sœur, en ne reniant jamais néanmoins son importance dans la gestation du style et de l’identité de ce combo novice et de ses sympathiques membres. A découvrir en espérant beaucoup mieux à l’avenir.

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Chronique @ Eternalis

11 Décembre 2010

Les parisiens de Still Storm sont victimes d’un mal fréquent en début de carrière…

Parfois la qualité est naturelle…mais presque toujours, la qualité artistique ne peut subsister sans son homologue technique. Sans support, l’art n’existe pas.
Tout comme un peintre sans toile n’aura aucun moyen d’immortaliser son œuvre, un musicien sans studio aura quelques difficultés à cristalliser son travail pour le rendre public. Il pourra…mais la qualité, quel qu’elle soit intrinsèquement, en sera forcément voilée, voir littéralement faussée.

Si certains genres musicaux trouvent leur essence dans un enregistrement sale et volontairement approximatif, d’autres, tels que le power metal ou le métal symphonique, exige une qualité sonore exemplaire afin d’allier la puissance, la mélodie à l’interprétation. Les grands artistes ont souvent explosé lorsque leurs productions se sont améliorés, lorsque l’on regarde par exemple l’engouement d’Helloween pour les "Keeper of the Seven Keys" après les extraordinaires, mais beaucoup plus brut(au)s et rugueux, "Helloween" et "Walls of Jericho". On sait aujourd’hui où ils en sont…

Les parisiens de Still Storm sont victimes d’un mal fréquent en début de carrière…le manque de moyen, les compositions inabouties, l’envie, la hargne mais un manque évident de cadrage et de maturité d’ensemble qui créer uniquement une création fade car sans réel attrait.
Premier ep, "No Rules", évoque de vertes années encore pleine de fougue et d’envie, mais encore bien trop frêles pour espérer quelque chose d’imposant sur une quelconque scène.
"Equilibrium" ouvre le bal avec un arpège lent et malsain, évoquant Maiden ou quelque chose de plus mystique…le premier riff survient, les premières frappes de toms…et la production catastrophique. Le terme production est même trop fort pour qualifier ce son étouffé, infâme, sans puissance, densité, volume ni émotion. Grésillante, crade (dans le mauvais sens du terme), on croirait un enregistrement sorti d’un magnétophone de téléphone portable…et encore…

Décerner ce qui pourrait être intéressant, à savoir la musique, en devient une épreuve. Le chant d’Andrei pourrait évoquer le Hetfield des débuts, un chant rauque et agressif (et faux, soit dit en passant) mais sans variation et ne véhiculant que bien peu de choses. Probablement la scène est-elle un meilleur cap car ici, il n’y a véritablement pas grand-chose à se mettre sous l’oreille, mis à part quelques soli mélodiques sortant de ce magma sonore joués avec bien peu de conviction.

Evoquant parfois le Megadeth abrasif des débuts ("Private Hell"), le fait que tout sonne si amateur nuit réellement au plaisir d’écoute, alors que le refrain de "Leave Me Alone" aurait surement être beaucoup plus intéressant et mieux agencé, mieux chanté peut-être pour lui donner plus de consistance car il dispose de quelque chose pour faire bouger le public.

Au final, on ne retiendra pas grand-chose de ce premier ep, beaucoup de choses restent à voir chez Still Storm, que ce soit dans la technique, le son ou la composition…mais il faut toujours commencé quelque part. Ici le chantier est immense, mais la motivation et la créativité restent les uniques moteurs afin de s’améliorer…et d’enfin, pouvoir nous emporter.

2 Commentaires

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GLADIATOR - 11 Décembre 2010: Ce serait pas plutôt "victime d'un mal fréquent"...
Eternalis - 11 Décembre 2010: Si si ;)
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