Nenavist k Givomou

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Nom du groupe Diagor
Nom de l'album Nenavist k Givomou
Type Album
Date de parution 01 Fevrier 2016
Style MusicalBlack Symphonique
Membres possèdant cet album1

Tracklist

Also known as "Ненависть к живому"
1. Дурное повторение 04:00
2. Ненависть к живому 04:59
3. Мы никому не нужны 04:10
4. Порождение мрака 03:48
5. Отчуждение 05:39
6. Грязный мир 04:33
7. Способ мести 03:14
8. Стадо овец 03:52
9. Деграданты 03:21
10. Длина смерти 04:22
Total playing time 41:58

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Diagor


Chronique @ Matai

03 Avril 2016

Inconnu mais efficace

Parfois lorsque l'on a un peu de temps à perdre, on s'amuse à aller de sites en sites, de pages en pages, d'albums en albums, à la recherche d'un groupe méconnu au son interpellant qui pourrait nous faire passer un bon moment. Beaucoup d'entre vous ont sans doute vécu cette situation, tombant sur quelque chose d'inattendu et de bonne facture, un album que personne ne connaît et qui pourtant vaut le coup d'oreille. Avec cette chronique, c'est le cas de Diagor, anciennement connu sous le nom de Scavengers. Originaire d'Ukraine, formée en 2012, la bande officie dans le black symphonique avec des paroles tournées vers la nature et le gnosticisme. Ce pays aura vu naître bon nombre de formations de black metal, mais peu en matière de black symphonique pur et dur si ce n'est Capitollium ou Elder Blood pour ne citer qu'eux. Diagor apporte donc son grain de sel avec son premier full length « Ненависть к живому » et une signature chez les spécialistes du metal extrême slaves, More Hate Productions.

Diagor est un groupe qui ne paie pas de mine. Peu de followers sur les pages officielles, peu de références sur internet en général et quelques morceaux diffusés ici et là sur Youtube et SoundCloud. Les maquillages ne sont pas les plus originaux du monde et les concerts du quatuor ne sont pas les plus nombreux. La sortie de ce premier rejeton passera sans doute inaperçue mais rien ne nous empêche malgré tout d'y jeter une oreille et de découvrir des morceaux de très bonne facture, avec une ambiance spectrale qui accroche dès le départ. « Дурное повторение » ouvre l'album avec une guitare nous jouant des accords mineurs avant un déferlement de riffs et de claviers. Le chant black n'est pas le plus charismatique du monde mais s'accorde très bien avec l'atmosphère générale, quelque part entre le « Spiritual Black Dimensions » de Dimmu Borgir et le « Beyond » de Serpenthia.

On remarque très vite que la production de cet album n'est ni aseptisée, ni trop mauvaise. Elle laisse de la place aux instruments, qui ont chacun leur place, à l'image de cette basse claquante et rythmée sur « Ненависть к живому ». La réverbération met en lumière cet aspect fantomatique et inquiétant que les claviers distillent, accompagnés de guitares mordantes. Les mélodies sont typiques mais non répétitives et sonnent comme un hommage aux fers de lance du genre. La pugnacité des nappes et des choeurs de « Порождение мрака » évoquent le travail de Carpe Tenebrum sur « Mirror Hate Paintings » avec cette montée en puissance et ces blasts intégrés au bon moment.

L'opus n'est cependant pas exempt de défauts. Les introductions manquent de diversité et sont assez prévisibles, avec ces arpèges typiques du black, mais elles laissent heureusement place à des titres dynamiques et efficaces. Les claviers délivrent généralement les mêmes sonorités : on parlera soit d'absence de prise de risques, soit d'homogénéité et de cohérence comme sur « Грязный мир ». Ce qui frappe en tout cas, c'est l'absence d'éléments modernes ou de touches death, comme ont l'habitude de faire les formations actuelles (notamment les groupes américains). Un retour aux sources non négligeable et surtout agréable.

Il s'agit là d'un opus intéressant qui risque d'interpeller les amateurs de black symphonique underground. Il ne fera pas l'unanimité mais certains y retrouveront les échos de leurs groupes fétiches. Pour l'originalité, il faudra donc passer son chemin, mais on a tout de même droit à un black symphonique sympathique doté d'une ambiance efficace et pas trop mou, ce qui est plutôt pas mal...

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