Necrogod

ajouter les paroles de l'album
ajouter une chronique/commentaire
Ajouter un fichier audio
Nom du groupe Ecnephias
Nom de l'album Necrogod
Type Album
Date de parution 01 Juin 2013
Produit par Mancan
Style MusicalDeath Gothique
Membres possèdant cet album4

Tracklist

1. Syrian Desert 02:00
2. The Temple of Baal-Seth 05:22
3. Kukulkan 04:38
4. Necrogod 03:34
5. Ishtar - Al-‘Uzza 06:37
6. Anubis - The Incense of Twilight 04:22
7. Kali Ma - The Mother of the Black Face 05:44
8. Leviathan - Seas of Fate 04:04
9. Voodoo - Daughter of Idols 07:12
10. Winds of Horus 04:16
Total playing time 47:49

Chronique @ Matai

19 Mai 2013

La fadeur des mélodies et le manque de punch auront eu raison d’Ecnephias

C’est grâce au succès de l’oriental metal et d’albums internationaux basés sur la mythologie égyptienne (Nile, pour ne citer que lui) que les projets aux consonances arabisantes se font de plus en plus nombreux. Beaucoup essaient d’adhérer à cette tendance, pensant qu’ils pourront sortir des sentiers battus, mettre au point quelque chose qu’ils ont toujours eu envie de faire ou éventuellement attirer les foules. C’est la voie qu’a choisi d’emprunter les Italiens d’Ecnephias, responsable de la sortie du bon « Inferno » en 2011. Officiant dans un dark/death, ils se dirigent cette fois-ci vers quelque chose de plus mélodique, soutenu par des ambiances orientales et gothiques. Ils laissent de côté les paroles en italien pour se concentrer sur quelque chose de cent pour cent anglais, un comble pour un concept basé sur les anciennes civilisations (!) et signent de nouveau chez Code666 alors que Scarlet Records avait repris le flambeau.

De prime abord, « Necrogod » jouit d’un son impeccable grâce au mastering de Dan Swano aux Unisound Studios. On retrouve même Sakis, le guitariste de Rotting Christ, sur plusieurs morceaux. Ecnephias a donc réussi à s’entourer de musiciens qui n’ont désormais plus rien à prouver. Lui, par contre, a encore un bout de chemin à faire. Car le côté trop clean et trop synthétique du son ne colle pas vraiment à l’ambiance qu’il essaie de faire ressortir tout le long de son album. Alors qu’on s’attend à la fois à quelque chose de sombre, de chaleureux et d’authentique, on se retrouve plutôt avec un ensemble trop lisse et trop froid, malgré la prédominance d’éléments folkloriques orientaux comme l’introduction « Syrian Desert » par exemple. C’est alléchant mais on finit vite déçu par le manque de profondeur des morceaux et l’aspect trop lisse, trop facile. « The Temple of Baal Seth » représente bien ce vide avec un growl et des riffs qui manquent de présence. C’est la mélodie principale qui domine ainsi que le piano.

Si « Kukulkan » commence bien, avec sa petite touche orientale, la suite est beaucoup plus fade et manque d’accroche. On trouvera par contre notre bonheur sur l’éponyme « Necrogod », à la Septic Flesh, plus dynamique et incantatoire. Les orchestrations se mêlent délicieusement aux guitares tandis que le chant implore la venue d’Osiris, sans oublier les mélodies arabisantes, transportant l’auditeur dans l’Egypte Ancienne. Ce titre marque réellement le début du concept, basé sur les dieux de la mort, puisque nous retrouvons des chansons consacrées à Ishtar la déesse babylonienne de la guerre, à Anubis le dieu funéraire égyptien, à Kali la déesse hindouiste de la destruction, et au Leviathan le monstre phénicien du chaos. Encore une fois, l’enthousiaste fait place à la déception, car pour des dieux de la mort, les titres ne sont pas destructeurs bien au contraire. Il manque cruellement de punch et de noirceur. Entre un « Ishtar » sur lequel Mancan, le chanteur, s’évertue à imiter Peter Steele (Type O Negative) afin d’instaurer une touche gothique, ou un « Kali Ma » ponctué de moments calmes, il y a de quoi se poser des questions. Toutefois, « Anubis » et « Leviathan », sans être véritablement rageurs, ont une ambiance et un dynamisme qui leur correspondent, le premier avec ses relents égyptiens, ses chœurs et ses parties plus tranchantes, le second avec son growl mis en avant ainsi que la puissance des claviers et le côté incisif des riffs. On regrettera vraiment les incursions au chant clair qui, même s’il fonctionne comme une invocation, nous coupe dans notre élan.

L’idée est sympa mais la mayonnaise ne prend pas et on a du mal à accrocher à ces dix morceaux, la faute à une production et à un manque flagrant de dynamisme. Pour faire rapide, la moitié des titres sont à prendre, les autres à laisser. La fadeur des mélodies et le manque de punch auront eu raison d’Ecnephias. Dommage.

2 Commentaires

4 J'aime

Partager
Icare - 19 Mai 2013: Bon, ben ça c'est fait, tu vas me faire gagner du temps, je n'ai même pas eu le temps de l'écouter, et du coup, je pense pas que je le ferai. C'est dommage pourtant, la pochette et la présence de Sothis laissaient présager de bonnes choses...

La prochaine fois peut-être, en attendant, next!
Matai - 19 Mai 2013: J'étais très emballée quand je l'ai reçu mais en fait ça s'écoute une fois et ça s'oublie très vite. Pas de quoi en faire une montagne, ça c'est clair, tellement c'est mou et chiant. Dommage, comme tu le dis.
    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire