Du Mexique nous vient la souris la plus rapide du monde (Speedy Gonzalez), mais aussi l’un des groupes de
Death les plus rapide.
La première déflagration du combo était un concentré de pure haine combinant vitesse d’exécution et imagerie satanique dans un tourbillon de brutalité. Les mexicains repartent sur les mêmes bases avec ce deuxième album
Naxzgul Rising (2003). Le line-up reste quasiment le même si ce n’est le départ de Eric Ramirez, laissant sa part de boulot à Antino Buonnamo (basse, guitare, chant) toujours épaulé par Oscar Garcia (batterie, non il n’est pas sergent) et Samuel Olvera (guitare, basse), le partage du travail est donc de mise.
En regardant la pochette on s’aperçoit qu’elle ressemble beaucoup à celle de
Dawn Of The
Apocalypse (
Vital Remains) et
Exterminate (
Angel Corpse) et c’est normal puisque c’est le même artiste qui a dessiné la pochette de
Naxzgul Rising, le talentueux et très demandé Joe Petagno. Le rendu est toujours aussi délicieusement blasphématoire (la pape en
Nazgul il fallait y penser).
Il faut peu de temps pour s’apercevoir que
Ravager n’a pas viré de bord vers des horizons plus mélodiques, rien que le nom du premier morceau est largement évocateur :
Nuclear Vomiting Warcraft et sa série de blasts dévastateurs nous mitraillent dès l’apéro, pile dans la lignée de
Storm of Sin donc, mais au niveau du son il y a du mieux : les tomes sonnent enfin normalement et la caisse claire claque plus sec, et le son général a gagné en ampleur, rendant les compositions plus compactes.
On notera à mesure que le CD avance, une légère évolution musicale par rapport au premier opus, Of
Fire Revealed comporte quelques riffs légèrement plus posés jouant d’avantage sur la lourdeur que la vitesse, rassurez-vous rien d’impardonnable pour un groupe de
Brutal Death , cela valorise au contraire les parties rapides lorsqu’elles déboulent.
Le changement est plus flagrant avec Crest
Fallen Of Divinity au début
Death /
Doom évoquant
Incantation, et lorsque la machine se met en route elle n’en est que plus redoutable : je vous encourage à jeter une oreille au break situé à 2 : 45 suivi d’une l’accélération fulgurante, l’effet est garanti.
Ravager n’a donc rien perdu de sa fougue depuis
Storm of Sin, celle-ci est juste mieux maîtrisée et cadrée d’où aussi un tout petit grain de folie en moins sur
Naxzgul Rising, sans maîtrise la puissance n’est rien comme ils disent...
Les mexicains parviennent ainsi à tenir une cadence infernale sans faiblir tout au long de l’album et l’intensité développée ici est la grande force du disque. Tous les morceaux sont convaincants : As Shadows Corrupts où l’ont croirait entendre
Cryptopsy première époque copuler avec
Krisiun,
Antagonist Grim, ses riffs percutants et ses solos hystériques, et encore Forth To Naxzgul ultime hymne à l’enfer du CD aux teintes parfois Black
Metal et terminant l’album en trombe.
Malheureusement nos « furiosos muchachos » splitteront peu après ce deuxième album mais ceux qui ont aimé le style peuvent toujours se pencher sur
Hacavitz, fondé par la paire Buonnamo et Garcia et son album Venganza (2005), proche du style pratiqué par
Ravager en légèrement plus Black
Metal.
Quoi !? Tou né lé trouves pas bon mon
Death Metal Gringo ?
BG
Concernant ce "Naxzgul rising", il est effectivement plus travaillé et étoffé que le précédent (qui reste tout de même une petite bombe...).
Je rejoins Beergrinder pour dire qu'en effet ce "Naxzgul rising" possède une touche black plus prononcée, se rapprochant ainsi de ANGELCORPSE et consorts.
Un album dévastateur que l'on ne peut que conseiller aux amateurs du genre!
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