Murasaki

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18/20
Nom du groupe Murasaki
Nom de l'album Murasaki
Type Album
Date de parution 1975
Style MusicalHard Rock
Membres possèdant cet album1

Tracklist

1. Double Dealing Woman
2. Devil Woman
3. Rock and Roll Nightmare
4. Lazy
5. Do What You Want
6. Maze
7. Far Away

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Murasaki


Chronique @ Mr_Propre

25 Juillet 2013

Deep Purple

Formé en 1970 à Okinawa au Japon par George Higa, Murasaki (ayant pour signification "Pourpre") ne trouve son salut que dans l'hommage passionné et sans limite qu'il voue au grand Deep Purple.

C'est en 1975 qu'ils sortent leur premier full lenght chez "Bourbon Records"! Que ce soit dans les rythmiques, dans les riffs ou au niveau de l'orgue hammond, tout rappelle Deep Purple. Cet hommage; l'emploi du mot plagia me dérange lorsque la musique proposée est cafi de qualités et surtout lorsque l'influence est entièrement assumée; particulièrement réussi présente une bonne alternative quand on a usé ses Deep Purple jusqu'à l'os. "Rock & Roll Nightmare" ou "Double Dealing Woman" (clin d'oeil à l'intemporel "Lady Double Dealer présent sur l'album Stormbringer de 74) auraient pu figurer sans problème sur un album des anglais. On a aussi droit à une putain de reprise de "Lazy" fidèle et vachement bien gaulée. Les mecs savent jouer et ça s'entend.

La production est typique des 70's, rugueuse et chaude avec ce grain unique. La paire Kiyomasa Higa/Yukio Shimoj fourni un travail sans appel, leur niveau technique remarquable leur permet d'envoyer des solos précis et inspirés comme celui de "Far Away", morceau qui débute sur un riff principal bluesy rappelant le dieu "Hendrix", pour enchaîner sur un solo à la wahwah qui fait mouche. Sur la fin du titre on retrouve vraiment le jeux de Ritchie, c'est bluffant! Très carré niveau rythmique, Eiichi Miyanaga s'autorise même un solo de batterie à la fin de Maze qui suinte fort "The Mule". Goerge est très à l'aise derrière l'orgue mais sa rencontre avec "Jon Lord" n'aura pas rendu son jeu plus personnel. Par moment on croirait entendre ce dernier derrière les claviers. Impressionnant. Le seul regret que j'ai avec ce disque, c'est au niveau du chant. Masao chante juste, là n'est pas le problème, mais sa voix ne se démarque pas assez. Difficile cependant de tenir la comparaison avec un "Gillan" époustouflant ou un "Coverdale" unique, tous deux envoyant au tapis la concurrence par leur virtuosité et leur aisance à transmettre des émotions, aussi variées soient-elles. Le fanatique intégriste de Deep Purple que je suis trouvera toujours quelque chose à redire sur un groupe qui s'en inspire ouvertement. Aucun groupe ne peu prétendre atteindre la perfection comme ont pu le faire les anglais sur les albums In Rock ou Machine Head. Ce que propose Murasaki reste plus qu'honorable compte tenu de la difficulté de l'exercice.

On tient tout de même un sacré brûlot qui ravira tous les fans de Deep Purple. Sans prétention, Murasaki a gratifié la scène Hard & Heavy Japonaise d'un album rendant un bel hommage au plus grand groupe de Rock de tous les temps.

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