Formé en 1970 à Okinawa au Japon par George Higa,
Murasaki (ayant pour signification "Pourpre") ne trouve son salut que dans l'hommage passionné et sans limite qu'il voue au grand
Deep Purple.
C'est en 1975 qu'ils sortent leur premier full lenght chez "Bourbon Records"! Que ce soit dans les rythmiques, dans les riffs ou au niveau de l'orgue hammond, tout rappelle
Deep Purple. Cet hommage; l'emploi du mot plagia me dérange lorsque la musique proposée est cafi de qualités et surtout lorsque l'influence est entièrement assumée; particulièrement réussi présente une bonne alternative quand on a usé ses
Deep Purple jusqu'à l'os. "Rock & Roll
Nightmare" ou "Double Dealing Woman" (clin d'oeil à l'intemporel "
Lady Double Dealer présent sur l'album
Stormbringer de 74) auraient pu figurer sans problème sur un album des anglais. On a aussi droit à une putain de reprise de "
Lazy" fidèle et vachement bien gaulée. Les mecs savent jouer et ça s'entend.
La production est typique des 70's, rugueuse et chaude avec ce grain unique. La paire Kiyomasa Higa/Yukio Shimoj fourni un travail sans appel, leur niveau technique remarquable leur permet d'envoyer des solos précis et inspirés comme celui de "
Far Away", morceau qui débute sur un riff principal bluesy rappelant le dieu "Hendrix", pour enchaîner sur un solo à la wahwah qui fait mouche. Sur la fin du titre on retrouve vraiment le jeux de Ritchie, c'est bluffant! Très carré niveau rythmique, Eiichi Miyanaga s'autorise même un solo de batterie à la fin de
Maze qui suinte fort "The Mule". Goerge est très à l'aise derrière l'orgue mais sa rencontre avec "Jon
Lord" n'aura pas rendu son jeu plus personnel. Par moment on croirait entendre ce dernier derrière les claviers. Impressionnant. Le seul regret que j'ai avec ce disque, c'est au niveau du chant. Masao chante juste, là n'est pas le problème, mais sa voix ne se démarque pas assez. Difficile cependant de tenir la comparaison avec un "Gillan" époustouflant ou un "Coverdale" unique, tous deux envoyant au tapis la concurrence par leur virtuosité et leur aisance à transmettre des émotions, aussi variées soient-elles. Le fanatique intégriste de
Deep Purple que je suis trouvera toujours quelque chose à redire sur un groupe qui s'en inspire ouvertement. Aucun groupe ne peu prétendre atteindre la perfection comme ont pu le faire les anglais sur les albums In Rock ou
Machine Head. Ce que propose
Murasaki reste plus qu'honorable compte tenu de la difficulté de l'exercice.
On tient tout de même un sacré brûlot qui ravira tous les fans de
Deep Purple. Sans prétention,
Murasaki a gratifié la scène
Hard & Heavy Japonaise d'un album rendant un bel hommage au plus grand groupe de Rock de tous les temps.
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