Mountain Tamer est un trio qui nous vient de
Santa Cruz en Californie et dont la genèse remonte à 2010. Il est composé de Dave Teget (basse), Casey Garcia (batterie) et de Andru (chant, guitare). Le groupe s’est associé au label Italien Argonauta Records pour sortir son premier opus, intitulé simplement
Mountain Tamer. Il a été masterisé par Marco et Anna Castagnetto (du groupe de
Drone Shabda).
Mind
Burner qui ouvre l’album vous met tout de suite dans l’ambiance. Bienvenue donc dans les années 70‘s avec tous les accessoires qui vont bien. Psychédélisme, effets de guitare, jams, longues parties instrumentales hypnotiques et répétitives...
Si vous allez faire un tour voir les photos promos, vous comprendrez plus facilement d’où vient leur accoutrement.
Mountain Tamer évolue donc dans ce qu’on pourrait appeler du Heavy Rock Stoner Psyché.
Le chant est lui aussi hypnotique et n’est pas sans rappeler celui de Voivod sur les albums
Angel Rat et Outer Limits dans le phrasé et les mélodies (Mind
Burner,
Wolf, Satans Waitin), mais il est aussi parfois très agressif à la limite du Punk enragé (Knew, Pharosite).
La basse est bien présente pour une fois et joue parfaitement son rôle de support, voire même celui d’une seconde guitare rythmique. Ça claque, ça groove et c’est gras (
Wolf, Satans Waitin). Le batteur n’est pas en reste et se fait plaisir avec des tonnes de breaks qui sonnent à la limite du Jazz dans les envolées des longues plages instrumentales. Et, comme dans le sketch, la fameuse Cowbell est de la partie (
Wolf).
Il n’y a pas vraiment de soli de guitares en tant que tels mais plutôt beaucoup d’expérimentations d’effets sur quelques notes jouées dans tous les sens. On croirait un gosse qui essaie toutes les pédales d’effets du magasin de musique du coin, excité comme une famille d’acariens au salon de la moquette. Et quand les effets de guitare sont couplés à des modifications de la voix, Il ne manque plus que les substances hallucinogènes pour croire qu’on a fait un retour dans le passé tellement c’est barré du bulbe...
On retrouve ainsi de temps à autres un côté spatial à la
Hawkwind (
Vixen, Satans Waitin), un poil de
Black Sabbath dans les ambiances, une once de
Led Zeppelin dans certaines parties (Sum Peeps) et du Queen Of
The Stone Age (Pharosite).
Mountain Tamer a dû en ingurgiter de hautes doses pour en arriver à ce résultat très typé. Si vous êtes allergiques à tout ce qui est expérimental sous acides ou psychotropes, je vous rassure, cet album ne va vous réconcilier ni avec les années 70, ni avec le style.
A réserver aux puristes du genre.
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