Logo blanc agrémenté de cartouchières,un bouc de la Goetie surplombant un christ féminisé enchaîné et torturé par les mignons du Démon,le tout dans un décor infernal de flammes incandescentes.Kitsch,cliché,naïf.... comme vous voudrez mais ce genre d'artwork à le mérite d'attirer mon attention.
Atomic Curse, combo sud-américain,du Paraguay pour être plus précis, se forme en 2007 et nous délivre respectivement en 2007 et 2008, une démo « Thrashing to Explode » et un EP «
Atomic Warriors of Sodom », tout deux autoproduits, avant de signer sur le label japonais Deaththrash Armaggedon et d'enregistrer en 2008 ce «
Mortal Dawn of Lust », maléfique et dernière offrande avant le split du groupe.
Le propos du groupe peut se résumer ainsi : «
Satanic Speed/Thrash
Metal » dans la veine des premiers Sodom,
Destruction,
Venom,
Onslaught et me fait par moments penser à
Inferno (Nor) ainsi qu'à
Nifelheim (Swe).Le duo nous délivre donc un Speed/Thrash rapide et occulte, assez rétro dans son approche et son concept.
La production du « Las Palmeras Studio », chapeautée par Rolando Lopez, est correcte et délivre un son parfait pour ce style de metal, audible sans être trop lisse, doté de quelques imperfections qui me font penser au son d' «
Utter Hell » d'
Inferno et contribuent à l'atmosphère occulte et hystérique de l'ensemble.
Le rituel démarre par une intro classique pour ce type d'album, incantatoire et morbide, et est immédiatement suivie de l'instrumental « Falling From the
Abyss » dans lequel Sethwar nous assène un déluge de riffs assassins, soutenu par la batterie rapide de Horus qui ne verse pas une seule fois dans le blast-beat mais sait faire claquer sa caisse claire de manière très convaincante.Il délivre une prestation plus qu'honorable tout au long des 10 titres de l'album et intègre mêmes quelques passages en double grosse-caisse comme sur le premier riff du titre « The
Antichrist Prophecies ».
«
Mortal Dawn of Lust » le morceau éponyme de l'album permet d'apprécier les vocalises écorchées,haineuses du guitariste/chanteur dont l'organe renforce le côté morbide et crasseux de la production à grand coup de réverb,un peu comme sur les premiers méfaits des piliers du style.
Nos amis paraguayens conservent ce rythme effréné,pied au plancher sur l'ensemble des titres mis à part quelques variations et passages plus compacts comme sur « Slave of
Satan » ou sur le refrain fédérateur du titre « A.S.D ». Quelques solis permettent également de renforcer l'aspect hyper-véloce des compositions à l'instar de «
Morbid Winds of Death ».
A l'écoute du titre « Trace to
Golgotha » l'auditeur averti pourra faire un rapprochement avec le combo suédois
Nifelheim tant l'approche musicale est connexe. Riffs rapides,batterie supersonique et chant halluciné,possédé même.
De mon point de vue ce combo ne s'apparente pas à la vague retro-thrash du moment car la direction empruntée s'apparente plus à celle menant directement au proto-black metal du milieu des années 80 ; comme l'atteste le titre «
Atomic Warriors of Sodom » très proche de Sodom époque « In the
Sign of
Evil » et du morceau «
Blasphemer » de nos amis Teutons.
Je conseille donc ce disque à tout ceux souhaitant retrouver l'essence du metal extrême des années 80, tant au niveau musical que de l'ambiance occulte et chaotique.
15/20
sinon ce disque est une tuerie du début à la fin.
Thrah'em all!!!
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