Avec ce troisième et dernier album à moins d'une reformation,
Swordmaster confirme le virage vers le thrash death mélodique exposé dans leur précédent ep en y ajoutant toutefois un regain de vitesse.
En effet, "
Moribund Transgoria" est un album rythmiquement assez speed et entrainant allant jusqu'au grind dans les morceaux les plus extrêmes, "Deathspawn of the Eibound", "
Sulphur Skeletrhones" et "
Doom at Motordome". Il faudra attendre la fin de l'album pour se reposer avec la ballade mi tempo, "the
Grotesque Xtravaganza" où un chant clair et grave type viking se mixe au chant black-death habituel du groupe. Pour le reste de l'album entre riff franchement rapide comme sur "Towards Erotomech Eye" et riff speed plus posés mais bien entrainant comme sur "Metalmorphosis - The Sweat of
Cain" tout se déroule à vitesse grand V.
Mais si le côté speed entrainant de l'album en est un atout indéniable, sa force provient également beaucoup de son aspect mélodique à travers les innombrables soli mélodiques qu'ils soient brefs comme dans "Deathspawn of the Eibound" ou plus long comme "Towars Erotomech
Eyes", les passages de guitares accoustiques et les riffs aussi incisifs que mélodiques comme le départ de "
Doom at Motordome" qui se montrent d'une efficacité redoutable et se grave directement dans l'esprit.
Entre les influences rythmique entrainantes thrash pour headbanger, les coupures mélodiques et les nombreuses cassures et accélérations qui empêche toute monotonie, "
Moribund Transgoria" est un album très varié et relativement imprésible sans être décousu pour autant. Le mixage réussi de la rapidité et des riffs plutôt mélodiques le fait sortir du lot et en fait un album avec une personnalité propre ce qui est plutôt rare, un sacré bon moment d'écoute !
- Bien que claire, la production manque de présence, de patate, très dans les aigus avec des guitares en retrait et des voix très en avant (mais c'est une constante chez swormaster), ce qui ne rend pas hommage à la diversité et la puissance de l'album.
- Deuxième point négatif: la pochette... apparemment, au niveau graphique ils n'étaient pas très inspirés.
Sinon, on peut dire quand même qu'ils clôturent leur disco avec une petite perle ;)
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