Chargée d'espoir suite à une première réalisation fougueuse et dans un heavy metal efficace, la formation de Pittsburgh a néanmoins déçu concernant sa seconde parution. On a senti une sorte d'essoufflement prématuré, qui n'inaugurait rien de bon dans leur évolution. Néanmoins, ils ont le courage de persister, de répondre face à ce qui pourrait ressembler à un échec. Suite au malencontreux "II" délivré au début de l'année 2015, s'en suit aussitôt de nouvelles compositions, et cela avec un nouvel acteur au sein du line-up. En effet, le lead guitariste Steve Lauck n'est plus à ce jour membre de
Lady Beast, il a été remplacé par Andy Ramage, libéré du prestigieux groupe de doom
Argus, où il a été bassiste depuis les débuts. Ainsi, il a décidé de suivre son frangin Adam, batteur de
Lady Beast, et avec lequel il partage un projet de crossover (Oh
Shit They're Going
To Kill Us). C'est donc une année suivant "II" que l'on va voir se profiler un nouvel EP quatre titres, intitulé en toute simplicité
Metal Immortal. Je ne sais pas si
Lady Beast aura la gageure de devenir immortel, mais il y aurait sensiblement un mieux depuis leur précédent effort.
Dès l'entrée,
Lady Beast nous réserve sur "
Metal Martyr" un heavy metal typé NWOBHM, un peu rutilant sur les riffs et sur la rythmique. La lead guitare d'Andy Ramage s'avère bien utile au reste du groupe, en redressant le niveau et en produisant ici un solo bien maîtrisé. Il se montre encore très pertinent à travers "Not This Time", qui se distingue des autres morceaux par un rythme un peu plus soutenu et décapant. Inversement, "
Lady of the Battle" parait beaucoup plus amorphe et le jeu, bien que parfaitement acceptable, dérive vers la redondance. Ce n'est pas non plus de haute volée, mais ça se montre davantage subtil sur "
Devil's Due". Toujours guidé dans du vieux heavy à la Iron Maiden période
Di'Anno.
Deborah Levine se fait d'ailleurs remarquer ici, alors que sa puissance vocale est mise entre parenthèses sur les autres extraits du mini. On ne peut pas être à la hauteur partout.
Il fallait une pièce pour passer la déception. "II" a été une occasion ratée, ou seulement de faire une soupe à la grimace. On relevait alors une perte de pêche du côté des musiciens, des guitaristes en particulier. Ce problème est en partie résolu avec l'arrivée d'Andy Ramage, qui apporte sans conteste un supplément de jus par ce que l'on vient de découvrir à travers cet EP, en guise de réponse. Est-ce suffisant cependant pour atteindre la prouesse de leur première réalisation ? Non ! Mais, nous avons tout lieu d'espérer une reprise en main. Le précédent album, l'effort le moins glorieux de
Lady Beast date d'un an, tout au plus. Soyons encore patients et attendons ce que l'avenir nous réserve.
13/20
Un petit tweet SOM pour que ton travail sur LADY BEAST (7 fans mais pas toi) est au moins un commentaire.. C’est con de défendre ou de descendre un groupe qui n’intéresse que très peu de monde (Ta passion du métal t’honore)…sinon Chevaliers 47 avait trouvé également que tu étais un peu soupe au lait concernant la critique de leur 2° album. . (toujours ce problème de notation) mais je t’accorde que je suis d’accord avec ton analyse.. Euh j’aurais peut-être pas du.
Tu as changé ton avatar… tu t’es recentré sur les fondamentaux ..cool
Bon je vais m’écouter PIECE OF MIND . .. LADY BEAST c’est sympa mais c’est mal barré
Quant à mon avatar, le pari devait s'écouler le soir du 31 décembre, il n'a plus lieu d'être, et l'ancien est revenu à la surface.
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