Memory of a Dream

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19/20
Nom du groupe Transmission 0
Nom de l'album Memory of a Dream
Type Album
Date de parution 20 Novembre 2006
Style MusicalPost Hardcore
Membres possèdant cet album4

Tracklist

1.
 Cocoon
 06:17
2.
 Condor
 05:52
3.
 Paracas
 09:31
4.
 Dreams1
 02:18
5.
 Fragments
 06:55
6.
 Dying Light
 07:38
7.
 Dreams2
 02:20
8.
 Damn Machines
 06:31
9.
 Unrem
 05:46
10.
 Token
 11:15

Durée totale : 01:04:23

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Transmission 0


Chronique @ Ezechielle

19 Août 2010
Difficile de faire le tri dans un genre aussi prolifique que le metal. Des centaines de groupes se forment ou meurent chaque année, des milliers d'autres continuent le bonhomme de chemin avec plus ou moins de succès, beaucoup plus pour certains, beaucoup moins pour d'autres… Dans ce flux musical émergent parfois quelques nouvelles têtes, prêtes à révolutionner le metal, d'autres, bien que très riches, sont condamnées à restées cachées dans les abîmes de la scène underground sans gloire ni honneur… et pourtant… Prenons un exemple tout à fait innocent: que serait devenu Transmission0 si on lui avait donné une chance? La réponse viendra peut-être un jour au gré d'une réactivation du groupe, mais en attendant, il semble bel et bien mort…

Leur premier album, sobrement intitulé "-0-", déployait quelques ambiances sonores très particulières, avec des synthés oscillant entre lumière et ténèbres, une guitare un peu émoussée, un chant clair un peu hésitant et des compositions ne trouvant pas réellement leurs marques. Face à ce constat mitigé, on dira "intéressant", sans grande conviction toutefois. Mais voilà que deux ans plus tard (en 2006) le groupe sort un second album, et le moins qu'on puisse dire, c'est que pas mal de choses ont changé! Tout d'abord, le synthé, quoique toujours très présent, se fond mieux dans l'ensemble et évite ainsi de monopoliser les ambiances sonores, désormais les guitares peuvent déployer leur son avec un peu plus de vigueur, même s'il ne s'agit bien entendu pas d'un album de Thrash metal, vous l'aurez compris. De son côté, le chant est beaucoup plus maîtrisé, son décalage avec l'ensemble est beaucoup moins important, au contraire, l'alternance entre chant clair et chant rauque permet de rythmer l'ensemble et d'appuyer, au choix, les guitares ou le synthé. La batterie quant à elle ne brille pas par sa virtuosité, mais on pourrait en dire autant de la plupart des groupes de posthardcore.

Mais assez parlé du groupe, penchons-nous sur l'album proprement dit:

L'album démarre en trombe avec Cocoon, sa basse rugueuse et ses guitares agressives cependant très vite contrebalancées par un chant clair et un long passage atmosphérique permettant une reconvertir l'énergie déployée dans l'introduction et émousser un peu le tranchant des guitares. Le second morceau, Condor, s'inscrit parfaitement dans la continuité du premier; on y retrouve la même énergie tranquille qui se transforme vite avec une guitare de plus en plus agressive renforcée par de puissantes vocalises. Si Condor était un exutoire, Paracas, le troisième morceau, fait plutôt penser à une décompression, la composition mélange mieux guitare, basse et synthétiseur que sur les deux précédents morceaux, si bien qu'il s'en dégage une impression plus sereine malgré les vocalises agressives (savamment compensées par des lignes de guitare légèrement dissonantes), ce long morceau (9'32") se termine sur une montée en puissance où les instruments se détachent progressivement pour laisser place à des guitares de plus en plus brutes. Sur Dream I, morceau instrumental, plus de distorsion, juste quelques ambiances qui auraient mérité un peu plus de travail mais restent bien dans la continuité de l'album. Vient ensuite Fragments, un morceau hésitant entre mélancolie et déploiement d'énergie, le tout débouchant sur l'un des plus beau passage de l'album (à environ 4'54"). Dying Lights arrive comme une réponse aux hésitations de Fragments: la mélancolie s'imposera mais laissera s'installer un sentiment nouveau, plus positif; les vocalises, quoique gardant les même tonalités, sont moins agressive et appellent à un changement de ton sur les prochains morceaux. En effet, Dream II, beaucoup mieux construit que Dream I, est plus dynamique et amorce une phase plus "joyeuse" sur l'album. Damn Machines illustre bien cette énergie nouvelle, dès les premières secondes, le chant prend les devants et ne laisse pas de répit à l'auditeur; après un petite accalmie, les instruments se remettent en place (2'54") pour un long passage résumant assez bien l'ambiance de l'album: chant contrasté entre vocalises et chant clair, guitares plus aiguës ce qui rend un effet dramatique sans pour autant casser l'énergie du morceau. Au premier abord, le morceau qui suit, Unrem, semble se démarquer de Damn Machines, mais une fois l'intro passée, cette impression semble un temps contredite: on sent bien le désir d'harmonie de Damn Machines, mais il y a une hésitation qui semble perdurer; cette sensation de latence est renforcée par l'absence de chant et une fin un peu abrupte en regard des autres compositions. Le morceau de clôture,
Token, se détache un peu de l'ambiance générale de l'album (quoiqu'encore une fois il faille souligner sa très grande unité sonore); tout d'abord, le chant féminin (assez mature) sonne comme une résolution, impression qui se renforce avec la grande unité du morceau (beaucoup moins progressif que les autres); cependant, alors que tout semblait joué s'ouvre une seconde partie (4'31") nettement plus énergique balayant l'air condamné de la première qui, bien que reprise, prend une tout autre dimension pour se terminer avec un superbe final bouclant sereinement l'album dans un entrelacs de guitares respirant la réconciliation.

Le but ici n'est pas de chauffer les fûts, ni de gratter les guitares jusqu'à rupture des cordes, les éléments se mettent en place sereinement tout en dégageant une atmosphère malsaine rappelant parfois Neurosis quoique l'ensemble ne soit pas aussi "négatif". En fait, s'il fallait rapprocher cet album d'un groupe, je citerais plus volontiers Salvation de Cult Of Luna. Tout d'abord, le chant est très ressemblant, mais surtout, c'est cette indétermination, entre joie et tristesse, cette plénitude mélancolique qui se déploie avec douceur. Même les passages les plus énervés (sur Condor ou Paracas par exemple) ne dégagent aucune "rage". Memory of a Dream est à l'image de son titre: un chemin paisible semé de doute, de peur et d'une joie très discrète… Au final donc, un album subtil et intime qui aurait demandé confirmation, mais aussi et surtout une plus grande attention du

2 Commentaires

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Ultima_Zeroth - 20 Août 2010: Merci pour cette chronique très bien écrite, je connaissais pas ce groupe et appréciant plutôt bien le postHC je pourrais y trouver mon compte !

Par contre, si je peux me permettre, évite la description précise track by track car finalement avant ton paragraphe de conclusion je ne savais pas à quoi m'attendre avec cet album. A trop vouloir en dire on se perd dans des détails sans dire l'essentiel !
;)
Ezechielle - 20 Août 2010: Merci! Au départ, la description chanson par chanson m'a plus embêtée qu'autre chose, mais le staff de Spirit Of Metal m'a demandé de faire plus références aux chansons... Dans la mesure où le paragraphe a été "rajouté", il passe assez mal, c'est vrai. Je ferai ça plus fluide la prochaine fois ;-)
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