Memories Now Dreams

Paroles
ajouter une chronique/commentaire
Ajouter un fichier audio
12/20
Nom du groupe Xplore Yesterday
Nom de l'album Memories Now Dreams
Type Album
Date de parution 21 Avril 2014
Style MusicalNéo Metal
Membres possèdant cet album2

Tracklist

1. The Sign 00:50
2. One Last Stand (ft. Shawter) 05:21
3. Crush You 03:45
4. Deathbat 05:32
5. Burn It Down 04:01
6. It's Not Too Late 05:04
7. When You're Not with Me 05:29
8. Rebirth 03:44
9. Virtual Life 04:04
10. Welcome to My Place 03:37
11. The Best Is Yet to Come 08:59
Total playing time 50:31

Acheter cet album

 $7.99  €7,49  €6,99  £7.49  buy  buy  €7,49
Spirit of Metal est soutenu par ses lecteurs. Quand vous achetez via nos liens commerciaux, le site peut gagner une commission

Xplore Yesterday


Chronique @ CrashingComet

25 Avril 2014

XY signe avec Memories/Now/Dreams un opus varié et prometteur.

Le moins qu'on puisse dire, c'est que jusqu'à aujourd'hui, le parcours d'XY est atypique. Après Another Me en 2010, et un Flying, mieux reçu, notamment avec I Miss You, en 2011 ; il prend l'idée au groupe originaire de Nice de rendre hommage au batteur disparu d'Avenged Sevenfold The Rev en réalisant un band cover de So Far Away, chanson lui étant dédiée sur l'album Nightmare. Et ce qui devait arriver arriva : XY devint la référence en matière de reprises d'Avenged Sevenfold, et les originaux complètement oubliés... Voyant l'exposition d'une nouvelle ampleur que leur offrent ces reprises, les Niçois s'aperçoivent que tous leurs rêves sont désormais à portée. Et est ainsi annoncé pour 2014 leur nouvel album, Memories/Now/Dreams. Titre et pochette assez explicites, le groupe espère donc décoller après cet album. Et pourquoi pas...

Parce que n'importe qui passerait un bon moment avec cet album dans les oreilles. Novateur, expérimental, parfois avec des côtés old-school, proches des influences de Linkin Park (à leurs débuts), Avenged Sevenfold, 30 Seconds To Mars, le groupe, après deux albums de rock alternatif, officie désormais dans une sorte de mélange entre Nu Metal, Metal Industriel, Electro Metal, et par certains côtés Cyber Metal.

Dans les immanquables de cet opus, difficile de ne pas citer le titre d'ouverture (ou presque, précédé par The Sign, sympathique introduction d'une petite minute) One Last Stand, dans lequel un guest, et pas des moindres, puisqu'il s'agit de Shawter, chanteur de Dagoba, s'illustre par ses parties de chant hurlées, se mêlant parfaitement au chant clair, mélodieux et ravageur de Will, chanteur d'XY. Il s'agit d'un titre bourré d'énergie, on n'ose pas imaginer le résultat en live. La chanson est toutefois très nuancée, entre les deux refrains différents qu'elle comporte (l'un hurlé par Shawter, l'autre chanté par Will dans une ambiance plus calme (tout est relatif!)), l'introduction comportant la ligne de piano faisant monter la pression jusqu'à l'explosion de la batterie, les touches expérimentales se faisant déjà bien sentir. Pour ne rien gâcher, One Last Stand bénéficie d'un final monumental, qui sera scandé en live par toute personne connaissant la chanson. Mettez dans un mixeur Dagoba et Avenged Sevenfold, et vous avez One Last Stand.

Ce titre d'ouverture fait sauter au plafond le bouchon de la bouteille d'excellent champagne qu'est ce Memories/Now/Dreams. Les titres ne se ressemblent jamais, on est constamment surpris par l'inventivité développée par ces musiciens si talentueux, et pourtant si peu connus pour leur œuvre... Autant expérimental dans un mélange dubstep/électro/metal (Crush You, Rebirth) que très convaincant dans le progressif (The Best Is Yet To Come), tout en sachant faire du gros metal qui tache (One Last Stand, Deathbat, When You're Not With Me), et, cerise sur le gâteau, pouvant produire des ballades de toute beauté (It's Not Too Late), XY signe avec Memories/Now/Dreams un opus varié et prometteur.

Arrêtons-nous sur quelques titres phares : Crush You, mélange de dubstep et de metal, chanson la plus expérimentale de l'album, contient des riffs dévastateurs, soutenus par l'épaisseur des percussions (assurées par Manu Floris, impressionnant de créativité dans ses breaks et parties de batteries, loin du « poum-tchac » habituel) caractéristiques de l'esthétique Electro ; autant que des lignes vocales mémorables, qui vous prouveront que Will est un excellent chanteur, si vous ne l'aviez pas compris après One Last Stand.

Deathbat, titre hommage à Avenged Sevenfold, extraordinairement réussi dans son style, on croirait entendre un mélange entre Shepherd Of Fire (parfois un peu trop, d'ailleurs, notamment dans le riff principal...), Nightmare, Critical Acclaim, et parfois même A Little Piece Of Heaven. Ce morceau parvient à mélanger les genres différents qu'ont explorés les Californiens, pour un hommage puissant, et qui restera comme un des meilleurs titres du disque. Encore une fois, Will est renversant, et J-L, à la guitare (et par ailleurs responsable des compos et des paroles), place un solo somptueux, proche de l'esthétique des solos de Hail To The King dans sa globalité.

On déplorera paradoxalement un manque de solos sur cet album. Rien de dramatique à ce que les deux premiers titres n'en contiennent pas, mais quand on voit le talent de J-L, il est bien dommage d'en trouver si peu dans ce disque.

Parlons aussi de Welcome To My Place, chanson la plus proche de l'ancien style du groupe, dans un rock moderne plus habituel, mais pas moins efficace pour autant ; au risque de se répéter, Will fait encore des prouesses, et écouter cette chanson vous file la banane pour la journée.

Pour finir sur les incontournables, la chanson qui clôt l'album s'intitule The Best Is Yet To Come. 8 minutes 59 de bonheur plein et intense. Une ambiance de sérénité absolue ouvre le titre, pour évoluer progressivement, en passant par des solos extraordinaires de J-L, vers une splendide plainte affolée. Et c'est sur cette chanson que le thème global de l'album prend tout son sens. Souvenirs, Présent, Rêves, à la croisée des chemins. Will demande, au nom d'XY, un avenir lumineux, glorieux, un futur amplement mérité par les Niçois.

Du côté des points faibles, le titre le moins abouti de cet opus est incontestablement Burn It Down. Si l'expérimentation y est plaisante et intéressante et que Joey, bassiste du groupe, assure les screams d'excellente façon (comme sur le reste de l'album, d'ailleurs), la compo semble un peu bancale, portée par des influences pas encore assez bien canalisées. On sent notamment, comme sur Virtual Life, quelque chose de l'esprit d'Alter Bridge. A mûrir d'ici le prochain album.


Dans sa globalité, l'album est entre le brûlot accessible dès la première écoute et la bombe à retardement qui se savoure au bout de plusieurs écoutes. Les Deathbat et One Last Stand sauront toutefois vous accrocher dès la première écoute et vous donner envie de revenir. La production presque irréprochable (quel travail sur la voix!) constituera un excellent atout. Si un album des Niçois doit être celui qui les propulse vers le sommet, ce sera celui-là, tant un bond immense a été fait depuis les derniers, que ce soit en terme d'identité personnelle du groupe qu'en créativité.

Reste maintenant à voir si le travail de XY en termes d'originaux sera aussi bien suivi que les reprises...

2 Commentaires

2 J'aime

Partager
Horreurgasme - 12 Mai 2014: À te lire, il faut vraiment aimer Dagoba, Avenged Sevenfold et l'électro pour aimer cette album. En tout cas, bonne chronique.
CrashingComet - 12 Mai 2014: Je connais pas énormément Dagoba, de quoi dégager le style global, et l'électro m'insupporte généralement, si ça peut te donner une idée.

Pour Avenged Sevenfold par contre, oui, c'est leur plus grosse influence je pense.
    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire

Chronique @ Mr4444

01 Mai 2014

La route est encore longue, mais il va dorénavant falloir s’accrocher bien plus encore.

XY est un paradoxe. Un groupe en passe d’obtenir sa reconnaissance aux Etats-Unis tout en restant dans une visibilité relative en France. Si le quatuor Niçois, opérant dans un savant mélange de Néo-Metal et de Rock électronique, a sorti deux albums depuis, « Another Me » puis « Flying » (dont le titre « I Miss You » fut nominé pour les « Hollywood Music in Media Awards »), chacun ayant façonné à leur manière l’émergence du groupe, ce fut sans doute la rencontre avec Matt Shadows et Synyster Gates qui servira de pierre angulaire à la carrière du groupe.

Car le groupe est aussi (et surtout) connu pour ses reprises des titres d’Avenged Sevenfold, dont la qualité a grandement contribué à la reconnaissance mondiale grandissante entourant le groupe. D’ailleurs, ceci expliquerait peut-être pourquoi la plupart des onglets du site officiel ne sont écrits qu’en anglais… Mais le sujet n’est pas là, il s’agirait plutôt de traiter du troisième album du groupe, « Memories Now Dreams », qui marquera, ou non, le grand envol des Niçois.

La première chose qui frappe, c’est bien évidemment la pure production américaine à l’arrière. Le son est clair, fort, la base rythmique, notamment, n’est pas du tout noyée sous l’amas musical. Concrètement, cela sera à l’avis de chacun. Après « The Sign », intro digne des Tambours Du Bronx, on rentre directement dans l’affaire avec « One Last Stand ». Après des pulsions électro, Shawter laisse éclater ses growls si caractéristiques sur une rythmique massive et énergique avant de laisser place au chant de William, sensiblement différent. Cette opposition entre hurlement et chant clair très mélodique ne sera pas sans rappeler les grands passages du Metalcore. Le titre ne se prive pas d’envoyer ainsi quelques petites envolées catchy et accrocheuse, transitant agréablement avec des passages plus écrasants.

Hormis ça, on sent un album le cul entre deux chaises. La volonté de s’exprimer d’un côté et de se reposer sur des influences trop évidentes de l’autre pour ne pas désarçonner le public. Evacuons tout de suite la chanson-hommage qui ne rentre pas dans ce carcan. « Deathbat », nom du sigle des Avenged Sevenfold, est une chanson tribute, piochant dans les différents albums des Américains pour un rendu très propre, mettant en avant énormément de plans mélodiques et catchy, d’éclat de voix en crescendo tout en sachant conserver l’oreille de l’auditeur, de passages plus aériens et extrêmement massifs (et d’un hurlement bien classieux) et de jolies solos pour bien conserver l’ambiance Californienne.

Donc revenons-en aux titres embourbés dans des idées maladroitement mises en place. « Burn it Down » ne parviendra pas à cacher ses diverses influences Neo derrière ses chœurs gueulards et ses lourdes saccades. La gentillette et ensoleillé « Welcome to my Place », sortant tout droit d’un album d’un subtil mélange entre Simple Plan et Fall Out Boy, fera clairement tâche. Chant vocodé classique, refrain pop fétide de sucreries et ambiance terriblement plate pour un titre heureusement court. « Crush You » et son ambiance Skindred, cela sera à l’appréciation de chacun. Le titre n’est pas foncièrement désagréable, les riffs lourds, cette rythmique dubstep assez en retrait sur une batterie agréablement mise en avant, rien ne sera vraiment dérangeant. Les transitions seront assez nombreuses, notamment au chant, passant d’un style non loin d’une pop/hip-hop (c’est l’idée qui compte, après tout) à des passages très mélodiques jusqu’à des instants screamo (par Joey, le bassiste) pas désagréable.

Transition toute trouvée, il y a ce côté Modern-Rock qui laissera parfois perplexe, notamment sur « Rebirth » et son introduction Fun Radio heureusement sauvé par des riffs bien lourds et une base rythmique bien en place. Le titre, même si très catchy et vocalement standard (même sur le mini-passage plus cyber à la toute fin), sera tout même assez captivant, notamment dans ses passages plus ambiants, prouvant la bonne maîtrise vocale de William dans un domaine plus aérien. Attention tout de même à ne pas trop tirer sur la corde, les cris très abusés des refrains de « When You’re Not with Me » en seront un criant exemple. En revanche, sur la piste en elle-même, ce côté lourd et épique (notamment grâce aux effets synthétiques), les vocalises parfois plus Power et les bonnes transitions plus mélodiques en seront vraiment intéressantes. Nous retrouvons les mêmes idées sur un « Virtual Life », avec des bonnes (cette voix un peu cassée et ces claviers épiques) et des mauvaises (ce refrain qui fait très « rajouté post-production »), ainsi qu’un solo plutôt agréable à défaut d’être original.

Comme tout bon disque de Néo qui se respecte, la ballade de milieu d’album est évidemment présente. « It’s not Too Late » est bien plus intéressante que ne le laisse penser son titre et son intro piano extrêmement cliché. La voix, bien que faussement larmoyante à certains moments, se veut majoritairement sincère et juste. L’ambiance, bien qu’un peu longue sur la durée, se veut assez intimiste et agréablement mise en place, de même dans son passage plus « dure » sur la fin, les guitares jouant de manière suffisamment ambiancée pour se fondre naturellement dans le tout. En revanche, les titres à l’aspect plus progressif peuvent être des bonnes cartes à jouer. « The Best Is Yet to Come », du long de ses neuf minutes, n’appose aucun ennui. Que cela soit sur ses passages acoustiques, ses solos judicieusement casés, les montées épiques, la batterie oscillant entre retenu et lâchage complet… Mais comme tout ne peut être parfait, on retiendra un chanteur qui en fait parfois trop dans ses montées de voix (la frontière entre l’émotion et le too much est véritablement fine) ainsi qu’une coupure électro tellement courte que j’en ignore encore l’intérêt.

« Memories Now Dream » est un bon disque. Juste bon, car malgré la technique évidente des musiciens et un chanteur parfaitement à l’aise dans la modulation de sa voix, il en demeure un disque manquant nettement de personnalité. Si les idées sont évidemment présentes, autant que l’envie de bien faire, il n’en ressort au final qu’un album pas réellement dépaysant. Alors oui, faire du neuf dans le Néo aujourd’hui, c’est clairement impossible. Et oui, ce disque est construit de manière à percer efficacement aux Etats-Unis, autant au niveau du son que du calibrage des titres. Mais le danger principal sera de trop vouloir plaire à cette frange du public et de s’enfoncer dans un confort artistique faisant perdre toutes personnalités à ses musiciens. La route est encore longue, bien évidemment, mais il va dorénavant falloir s’accrocher encore bien plus. Bonne chasse, amis Niçois, le rêve est à portée de main !

Et même si c’est vraiment chouette, une tournée Américaine, n’oubliez pas d’en faire une en France.

2 Commentaires

0 J'aime

Partager
CrashingComet - 01 Mai 2014: Petite note concernant les tournées, ils ne peuvent tout simplement pas faire de tournée en France, c'est plus difficile pour eux que de trouver des dates outre-Atlantique, aussi bizarre que ça puisse paraître!

Malgré nos divergences sur le sujet, merci pour cette très bonne chronique! :)
Mr4444 - 01 Mai 2014: Oh tu sais, cela n'a rien de bizarre que le groupe ne puisse pas avoir autant de dates en France qu'aux USA. Je fais cette remarque en sachant très bien ce qu'il en est, de la place des "petits" groupes et de la difficulté de trouver des concerts, c'est assez malheureux à dire...
    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire

Autres productions de Xplore Yesterday