Mature Necropsy

ajouter les paroles de l'album
ajouter une chronique/commentaire
Ajouter un fichier audio
Nom du groupe Putrid Offal
Nom de l'album Mature Necropsy
Type Album
Date de parution 09 Fevrier 2015
Style MusicalDeath Grind
Membres possèdant cet album38

Tracklist

1. Purulent Cold
2. Garroting Way
3. Mortuary Garlands
4. Gurgling Prey
5. Repulsive Corpse
6. Suffering
7. From Plasma to Embalming
8. Organic Excavation
9. Premature Necropsy
10. Symptom
11. Rotten Flesh
12. Birth Remains
13. (Outro)
Bonustracks
14. Freddy Krueger (SOD Cover)
15. Sane Men (Nerve Cover)

Chronique @ BEERGRINDER

28 Fevrier 2015

Rebirth in the morgue

Putrid Offal, comme un nom sorti du formol après vingt ans de sommeil, une entité qui rappelle vaguement des souvenirs, au même titre que les Catacomb, Krhoma Death ou Disabled, ayant laissé leur empreinte dans la scène hexagonale avant de disparaître, victime de la lassitude ou du Black Metal nordique ayant porté un coup presque fatal au Death
Ainsi après presque deux décennies de silence, Putrid Offal ressort le scalpel en 2013 et se met de nouveau à inciser, découper, trancher, saigner et amputer. Nicolas Williart le boss de Kaotoxin Records étant fan du combo, c’est tout naturellement qu’aboutie la signature sur le label nordiste, et presque vingt cinq ans après ses débuts, le groupe de Franck Peiffer sort enfin son premier full lenght intitulé Mature Necropsy (2015), un judicieux clin d’œil simultanément à l’ancienneté du combo et à un de leurs vieux split de l’époque.

Carcass clone est un métier en vogue (quoi que bien concurrencé ces dernières années par la recrudescence des Bolt Thrower, Entombed, Autopsy ou Asphyx clones), et tous sont loin d’être dans la première division des Dead Infection, General Surgery ou Exhumed, fort heureusement Putrid Offal évolue dans le haut du panier lui aussi.
On avait déjà eu un aperçu du potentiel avec l’EP Suffering lâché en guise de ballon d’essai quelques mois plus tôt, mais ce Mature Necropsy est encore plus impressionnant que prévu. Purulent Cold déblaye d’entrée de jeu le terrain à coups de riffs carcassiens, et de blast beat à la Desecration (UK), le tout orchestré par le chant profond de Franck (bien épaulé par les backings criardes spécifiques).
Garroting Way en revanche, montre quelques surprises dès le deuxième morceau de l’album, notamment des parties de chant s’apparentant à des chants religieux / grégoriens (désolé, vous me pardonnerez, je ne suis pas un spécialiste du genre) et le pire c’est que l’intégration de cet élément dans le titre est parfaite !

Autre avantage chez nos Death / Grindeux du Nord : ils ne se contentent pas d’essayer de reproduire bêtement le son de Carcass d’il y a vingt cinq ans, mais profitent de la technologie actuelle d’enregistrement pour balancer un putain de son massif, à l’image des full lenght de General Surgery qui ont une production plus proche de Deranged que de Symphony of Sickness. Gros travail donc au Psykron studio, effectué notamment par Phil Reinhalter (guitariste du groupe) en personne. Autre point fort (j’ai beau cherché, je ne trouve que ça sur ce disque) : la programmation batterie aux petits oignons, les boites à rythmes pourries des années 90, c’est terminé…
Les Putrid s’offrent aussi un guest de luxe en la personne de Stéphane Buriez (Loudblast) qui vient poser du chant sur quelques titre, dont le terrassant From Plasma to Embalmed. Malgré un ensemble compact et dévastateur, le côté « fun » n’est pas oublié, avec à la fin deux reprises de SOD et Nerve, ce dernier reprend d’ailleurs quasiment le riff de Walk this Way (Aerosmith / Run DMC).

Si l’artwork est plutôt convenu avec cette incision béante sur la pochette, il est cependant adapté au concept, et le double digipack est quand même sacrément chiadé, avec en bonus des vieux titres de l’époque remasterisés, dont ceux du fameux split avec Exulceration.
Quoi qu’il en soit, Putrid Offal nous offre un retour réussi au plus haut point, proposant un Grind / Death furieux n’ayant rien à envier aux meilleures périodes de General Surgery ou Desecration, avec de surcroît une identité affirmée, clef pour sortir du lot des multiples suiveurs.

BG

15 Commentaires

18 J'aime

Partager
Share to Facebook Share to Myspace Share to Twitter Stumble It Email This More...

dawnofthedead51 - 11 Mars 2015: je confirme tout ce que la chronique de beergrinder évoque !! un album énorme pour un groupe sorti d'outre tombe ,il sera certainement dans mon top ten cette année !!!
NICOS - 11 Mars 2015: Bon, un prochain achat alors...
shakka01250 - 18 Mars 2015: cette album est genial.
growler - 23 Mars 2015: Putain d'album!!!! Enorme!!
    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire

Chronique @ Fabien

16 Mai 2015

Birth Remains

Boosté par Loudblast et Supuration, la scène deathmetal du nord de la France a été très active durant les jeunes années du style, tous ses groupes n’ayant toutefois pas bénéficié d’une grande carrière, dépassant difficilement le cap d’un album ou des demo-tapes. Quatre d’entre eux, regroupés sur le fameux split-CD Obscurium Per Obscurius (1992), font notamment partie de cette seconde catégorie des 'laissés-pour-compte' : Sepulchral, Dagon, Krhoma Death et Putrid Offal. A la petite différence des trois autres totalement ancrés dans le deathmetal, ce dernier possède à l’époque une influence plus forte du côté de Napalm Death et de Carcass, lui apportant respectivement un côté grindcore et putride. On retrouve bien sûr cette même recette sur le split-LP de 1991, partagé avec les grinders suisses d’Exulceration, soit en tout et pour tout douze morceaux immortalisés sur deux split épuisés, s’étant vendus ces dernières années à prix d’or.

20 ans après la disparition du trio, Frank Peiffer (guitare/growl) et Fred Houriez (basse) refont surface avec un nouveau guitariste (Philippe Reinhalter), une boite à rythme (exit la batterie humaine des jeunes années) et un premier full-lenght à la clé. Nouvel album, pas exactement, puisqu’au lieu de proposer des morceaux inédits, Putrid Offal reprend l’intégralité des douze titres présents sur ses deux split-LP !

Toutefois, même en ayant la prétention de bien connaitre le vieux répertoire de Putrid Offal, il est parfois difficile de reconnaitre les morceaux aux premières écoutes, tant les réarrangements sont nombreux et judicieux. Primo, les rythmes de batterie ont été totalement retravaillés et considérablement musclés, la programmation de la BAR étant à ce titre époustouflante. Deuxio, la puissance des guitares de Reinhalter est sidérante, un son énorme et rugueux à la fois, à l’image du dernier album des grinders de Blockheads (This World is Dead, 2013) tout en puissance. Tertio, le chant a été significativement varié, le groupe alternant/superposant/opposant un growl à décoller la tapisserie des murs à des cris éraillés, sur le modèle des anciennes joutes vocales jouissives entre Bill Steer et Jeff Walker (Carcass). Enfin le dernier point, ce sont tous les petits plus disséminés tout au long de l’album, comme les lignes épiques de claviers (et parcimonieuses, rassurez-vous) sur From Plasma to Embalming et Rotted Flesh, apportant une dimension formidable au départ de ces deux morceaux.

Aux influences identiques 20 années plus tard, l'early Carcass et Napalm Death en tête, Putrid Offal revient avec son vieux répertoire revisité, en y apportant modernité, puissance, rapidité et précision, tout en gommant les temps morts et en conservant une rugosité à toute épreuve. Le retour est réussi et, pour la suite, nous verrons peut-être un jour si Frank et Fred feront aussi bien, voire mieux, avec des compositions inédites. A noter que les 500 premiers exemplaires de Mature Necropsy sont agrémentés d’un CD bonus renfermant les mêmes pistes datant de 1991 et 1992, issues des deux split-LP, de quoi passer en plus un bon moment à jouer au jeu sympathique des (nombreuses) différences à relever !

Fabien.

1 Commentaire

6 J'aime

Partager
Share to Facebook Share to Myspace Share to Twitter Stumble It Email This More...
mayhem13 - 02 Mars 2017: Merci pour la découverte Fabien, j'adore! Je l'ai trouvé pas cher sur discog.
    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire