Everlasting nous vient de Russie (plus précisément de Rostov-sur-le-Don), et nous propose son premier album via le label
Solitude Productions.
Le
Funeral Doom que nous propose le groupe est très classique, offrant une ambiance très calme et reposante qui est de fait très bien illustrée par la photographie choisie pour la pochette. Les trois musiciens russes ne mettent en effet pas particulièrement l'accent sur la lourdeur ni sur la noirceur, préférant adopter une ambiance assez méditative et vaguement mélancolique. Les mélodies à la guitare y jouent un rôle de premier plan et constituent le cœur des morceaux. Très simples, elles sont assez efficaces mais manquent sévèrement de personnalité. Même constat pour le clavier: les nappes comme les notes de piano utilisées tout au long de l'album sont extrêmement classiques, quoique appréciables.
Mentionnons enfin la présence de quelques samples de pluie et d'orage pour renforcer l'ambiance sur le morceau-titre.
Les vocaux quand à eux vont du chant clair (sur le dernier titre notamment) aux passages parlés et autres murmures, en passant par un growl malheureusement assez faiblard. De fait, de manière générale le chant, quoique assez présent
proportionnellement aux parties uniquement instrumentales, reste relativement en retrait et ne cherche pas à prendre l'ascendant sur les instruments au sein de l'album.
Un état de fait qui certes diminue l'importance que l'on pourrait donner au manque de technique vocale du chanteur claviériste Dmitriy Belyaev et convient fort bien à l'atmosphère solennelle que nous propose l'album, mais n'aide pas non plus ce dernier à acquérir de véritables temps forts.
De fait, ceux-ci sont assez rares. On pourra principalement remarquer l'accélération que nous propose le morceau Remaining the
Ground, qui si elle pourrait être plus intense a le mérite d'être relativement inattendue, ainsi que le sympathique enchaînement de mélodies qui entame la dernière séquence de The Great
Contradiction.
Ce manque de relief n'entame certes pas la capacité de l'album à nous plonger dans une atmosphère paisible très agréable, au contraire, mais il l’empêche par contre de se détacher d'une myriade de formations similaires, aussi bien du point de vue de la personnalité que de la dimension purement qualitative. Ce
March of Time a beau s'en sortir de manière tout à fait honorable, il risque de n'intéresser que les acharnés du style..
Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire