Wolverine est un groupe attachant. Il di
Stille son metal progressif/atmosphérique/mélancolique dans une relative confidentialité, prend son temps pour composer, et acquiert cette maturité des groupes dont l'existence dépasse les vingt ans. Pour preuve, son précédent album, «
Communication Lost » datant déjà de 2011, constituait, à mon humble avis, la meilleure œuvre proposée par les frères Zell & co.
Dans la forme, le changement « c'est pas maintenant » pourrait-on résumer vulgairement ce nouvel opus qu'est «
Machina Viva ». Dans le fond, ce «
Machina Viva » est la progression logique de son grand frère né en 2011. Les amateurs sauront se délecter (ou pas) de ces nouvelles compos ; quant aux néophytes, même en découvrant le groupe par le biais de cet album, ils n'auront pas de difficultés à piocher (ou pas) par la suite, dans la discographie du groupe.
Le style
Wolverine, c'est des compositions longues et progressives souvent aux structures plutôt lentes, parfois teintées d'électronique, aux arrangements soignés (cordes notamment), faisant la part belle aux soli de guitares mélodieux et aux claviers présents sans être envahissants.
Mais
Wolverine n'est pas qu'un son. Sa force relève également du chant, incarné ici par Stefan Zell, toujours conscient de ses capacités vocales et au service de cette musique qu'il sait mettre en valeur.
Autre caractéristique de ce groupe : chaque album recèle toujours au moins un titre qui fait la différence. L'illustration parfaite est personnalisée par « The
Bedlam Ouverture », pavé de près de quinze minutes (jamais un morceau aussi long n'ayant été proposé auparavant). Une très belle entrée en matière.
Mention spéciale, également à «
Nemesis », moment fort de l'album, d'une remarquable intensité, incontestablement la pépite de l'album.
« Machina » « Our Last Goodby », « Pledge », « When the night comes » constituent, quant à eux, des classiques de
Wolverine.
Toutefois,
Wolverine maîtrise également le registre de la sensibilité, avec le superbe et plus umplegged "Pile of
Ash" (la voix de Zell....) et « Sheds », clôturant joliment l'album tout en nappes de claviers et en sensibilité, confirmant la cohérence du propos même quand celui-ci se fait plus électronique.
A situer dans un registre large allant d'
Anathema à
Pain Of Salvation, cet album est à apprécier avec le temps, dont il ressort à chaque écoute un plaisir non feint.
Wolverine mérite toute notre attention et «
Machina Viva » confirme le talent de ce quintet qui étoffe sa discographie intelligemment et sans fausse note.
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