Lusus Naturae

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16/20
Nom du groupe Beastmaker
Nom de l'album Lusus Naturae
Type Album
Date de parution 26 Mars 2016
Style MusicalDoom Metal
Membres possèdant cet album5

Tracklist

1. Clouds in the Sky 04:21
2. Eyes Are Watching 03:00
3. Arachne 03:08
4. Skin Crawler 03:33
5. Find the Stranger 04:32
6. You Must Sin 05:02
7. Burnt Offering 02:55
8. Mask of Satan 03:26
9. It 05:06
10. Astral Corpse 03:14
11. Lusus Naturae 03:30
12. The Strain 03:50
Total playing time 45:37

Chronique @ Hellsheimer

04 Avril 2016

Black Sabbath rules forever.

Beastmaker nous arrive de Fresno en Californie avec un premier bréviaire intitulé Lusus Naturae. Ce qui se traduit par Freak of Nature, dixit le guitariste/chanteur Trevor William Church. C’est d’ailleurs ce qu’il pense de son groupe : « Dans un monde de Pop musique, nous sommes anormaux ». Bon, autant dire quand même que ce ne sont pas les seuls. Mais quand on vient d’un trou paumé pareil, on n’a peut-être pas accès à toutes les infos sur ce qui se passe dans le monde...
Si l’idée d’une telle formation remonte à 2006, ce n’est vraiment qu’en 2014 et avec l’arrivée du bassiste John Tucker que Church et son pote batteur Andres Alejandro « Juan Bonham » Saldate trouvent enfin la perle rare. Les influences du chanteur vont des « Zombies à Slayer, de Frankie Valli & The Four Seasons à Black Sabbath. J’ai toujours été à fond dans la NWOBHM et j’adore ce que font des groupe comme Witchcraft actuellement". Et autant dire qu’avec un patronyme pareil, les bases de ce Lusus Naturae sont tout de suite posées.
Et si on rajoute que l’album sera dispo via Rise Above, y’a plus qu’à...
Un mot sur l’artwork, très inspiré comme souvent en ce moment par les films d’horreur des années 70, dans les tons rouges où l’on voit un squelette revêtu d’une bure avec une lanterne dans une main et un couteau dans l’autre. Et comme pour parachever le tout, le logo du groupe semble dégouliner de sang.

L’occulte a pris une grande part dans tous les groupes actuels qui se revendiquent des années 70. Certains ont bien compris l’essence même de tout ce que cela comporte alors que d’autres ne s’en servent que comme un produit d’appel pour attirer le chaland (voir quelques chroniques précédentes pour avoir des noms). Beastmaker est plutôt à caser dans la première catégorie.
Clouds in the Sky, qui commence l’album, fait dans la surenchère de clichés. Les cloches qui sonnent le glas, le son gras, les guitares lourdes et la voix lancinante. D’emblée c’est bien sûr les seuls et uniques Black Sabbath qui viennent à l’esprit. Quoi de plus normal me direz-vous? On pense aussi à Cathedral (ah?), Pentagram, Witchfinder General. Le Doom Trad dans toute sa splendeur.
Le groupe sait aussi jouer avec les ambiances, ce qui n’est pas le cas de tous. Basse légèrement en avant sur fond de guitare non saturée avec toujours cette voix trainante sont souvent utilisés comme coupure au milieu des titres (Clouds in the Sky, Eyes Are Watching, Skin Crawler, It, The Strain). Beastmaker se permet aussi quelques accélérations à la limite du Heavy (Arachne). Mais c’est dans la lenteur que le groupe se complait le plus. L’intro de Find the Stranger, à la limite de l’arpège saturé avec sa basse discrète mais bien présente avec sa propre rythmique, qui revient sur tout le morceau vous broiera le cerveau tellement c’est répétitif.
Chose surprenante, le format des titres est très court (la plupart du temps autour des 3 minutes) alors que pour certains groupes du style il faut beaucoup plus de temps pour poser une ambiance. Au moins on va directement à l’essentiel mais j’avoue qu’on aurait bien aimé quelques titres plus longs comme les très inspirés Sabbathiens You Must Sin et It.

Pour les soli, on prend les bonnes recettes de l’époque, on reste dans le concis, le mélodique mais surtout avec de l’effet (Wah-Wah, Fuzz, Echo, etc) pour coller à la légende Iommi. Et quand Trevor William Church profite aussi de la technologie (doublage de voix), on se rapproche encore plus de la façon de radoter de notre Ozzy international. Car, sans ces effets, le chant n’a pas d’attrait bien spécial si ce n’est la façon de laisser trainer quelques syllabes par ci par là. Mais la force de Beastmaker est justement l’alliance entre la musique et le chant, qui se complètent parfaitement bien. Quant aux paroles, elles sont inspirées des films d’horreur des Seventies et du monde de l’occulte, what else?.
The Strain, qui clôture cette messe, résume bien la chose : Black Sabbath rules forever.

Eh oui, je sais, encore un. Années 70, occultisme, films d’horreurs, imagerie, tout est là. On en viendrait à penser que plus personne n’a d’inspiration et préfère se lancer dans la valeur sûre pour vieillards sur le retour plutôt que de prendre des risques. Tout ça est cyclique et ce sont d’autres styles qui prendront le relai d’ici quelques années. Mais Beastmaker fait le job et, pour un premier opus, ce Lusus Naturae est une bonne surprise pour les Black Sabbath whorshippers.
Reste à voir la suite, si suite il y a un jour...

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