Lost to the Living

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17/20
Nom du groupe Daylight Dies
Nom de l'album Lost to the Living
Type Album
Date de parution 24 Juin 2008
Style MusicalDoom Death
Membres possèdant cet album35

Tracklist

1.
 Cathedral
 07:14
2.
 A Portrait in White
 05:02
3.
 A Subtle Violence
 05:40
4.
 And a Slow Surrender
 03:27
5.
 At a Loss
 06:26
6.
 Woke Up Lost
 05:23
7.
 Descending
 05:20
8.
 Last Alone
 04:59
9.
 The Morning Light
 07:57

Durée totale : 51:28

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Daylight Dies


Chronique @ Razort

29 Janvier 2009
Après un alléchant EP sobrement intitulé "A Portrait in White" (oui, "alléchant" car qui laissait imaginer aux fans -dont je fais partie- ce que serait le nouvel album), les américains de Daylight Dies reviennent en force avec ce magnifique nouvel opus qui résume tout de l'imagerie du groupe : "Lost to the Living".

Un premier titre ouvre en mélodie les portes de la sombre "Cathedral" (laissant passer une petite pensée pour le groupe du même nom qui influence énormément la musique) et déjà la montée se fait en puissance avec un Death Metal mélodique qui a atteint une vraie maturité. On y retrouve tout ce qui avait fait le charme du précédent "Dismantling Devotion", en passant par la voix déchirée de Nathan Ellis, la batterie technique et les guitares enchainant riffs Metal et parties acoustiques avec succès.

Une puissance qui continue de nous emporter dans "A Portrait in White" que l'on retrouvait sur l'EP du même nom.
"A Subtle Violence" nous enfonce un peu plus dans la noirceur, tout en restant trop dans la lignée des deux précédentes, dommage.
La douceur et la mélancolie reprennent bien heureusement le dessus sur la partie instrumentale "And a Slow Surrender" où s'ajoutent quelques violons. Le tempo redescend, tout comme la colère que dégageaient les premières pistes. Les guitares sont toujours aussi bien maitrisées et font voyager avec leur solo jusqu'à une fin de la musique qui se fait en fondu progressive...

...pour reprendre le thème du début. Rage et mélodie s'allient une fois de plus sur "At A Loss". Rien de bien spécial. Ça braille bien comme il faut, ça nous en met plein les oreilles et transite vers une merveille de ce troisième et nouvel album : "Woke Up Lost".
Enfin une occasion de prouver à mon père que ce groupe n'est pas seulement "un type qui braille sur bruit mélodique de fond" (notez le paradoxe). Comme pour "A Subtile Violence", la noirceur prend de plus en plus place dans notre âme, mais avec une note de tristesse. Et pour cause, le chant clair du guitariste Egan O'Rourke emporte encore plus loin. Le titre une fois traduit nous isole complètement de la réalité, cette sombre réalité que nous voulons parfois renier. Une petite pensée pour "Lies That Bind" de l'album précédent et nous voilà dirigé à présent sur un titre qui ne semble pas inconnu.
Une petite mélodie d'entrée rappelant celles au piano de Saturnus. Et cela se confirme d'autant plus avec ce titre "Descending", présent sur le dernier album des danois. Influencé ou pas ? Au niveau musical absolument pas, le tempo n'est pas le même, il reste rapide sauf sur sa fin pour mieux nous préparer à l'étonnante et magnifique "Last Alone".

Comment ne pas nier ses émotions et lier cette partie instrumentale à un de ses souvenir personnel ? Le chant clair est de retour pour marquer une petite pause. Les guitares et la basse nous laisse déguster les douces paroles censées nous rappeler que nous naissons tous dans la solitude et que nous mourrons dans cette même solitude... On sent pourtant le changement arriver... Et il arrive. La batterie rythme la fin de cette magnifique surprise sans pour autant lui retirer sa douceur.

Et déjà nous voilà arrivé à la fin de l'album. Je m'attendais à une nouvelle partie instrumentale pour clôturer une petite merveille du monde Doom/Death auquel je m'identifie énormément... Mais malheureusement le groupe reprend la violence de début, mêlée à la mélodie omniprésente de leurs guitares, la rapidité de la batterie et bien sûr leur talent de traduire clairement de leurs émotions avec ce dernier titre "The Morning Light".

Même si Daylight Dies nous rappelle avec sa puissance et sa technique qu'il est avant tout un groupe de Death Metal, ses airs ténébreux de groupe Doom/Dark nous rappellent quant à eux que derrière chaque brute il y a un cœur. Parfois blessé, parfois esseulé, et parfois emprisonné dans une glace qui tarde à être brisée.
Mon gros coup de cœur de l'année 2008, un album qui m'accompagna dans ses derniers mois et qui plaira à tous les amateurs de musique sensationnelle et extrême.

++
Chronique publiée depuis
http://www.myspace.com/_razort_

2 Commentaires

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MikeSlave - 30 Mars 2012: Cet album me fait penser à " Martyre" de Saturnus le feeling en moins.
Bonne chronique au passage.
Razort - 01 Avril 2012: D'un certain côté oui, même si Saturnus sonne beaucoup plus Doom Death, que le rythme n'est globalement pas le même - plus lent, et y a aussi l'omniprésence du piano !
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