Avec son premier opus
Revolution, publié voici à peine plus d'un an,
Art Nation le sextet suédois nous avait laissé une très bonne impression.
Le groupe revient avec une nouvelle offrande aux saveurs
Hard FM et
AOR plus prononcées, baptisée Libération. En effet là où
Revolution nous émerveillait avec des morceaux forts et mélodieux et des refrains mémorables, ce deuxième album va encore plus loin en nous proposant un chant mieux travaillé, soutenu par des chœurs grandioses, et des guitares dotées d'un son plus mordant et offensif, donnant plus de relief à l'ensemble.
Ainsi,
Liberation bénéficiera d'une production tout à fait honorable et résolument moderne, supervisée par
Jakob Herrmann (
Amaranthe,
Evergrey Hardcore Superstar) et Theodor Hedström comme co-producteur. Le tout est mixé avec plusieurs ingénieurs du son talentueux et aussi célèbres que Jacob Hansen (
Amaranthe,
Volbeat..), Adam "Nolly" Getgood (
Periphery,
Devin Townsend) et Dragan Tanaskovic (
Dark Tranquillity,
In Flames,
Avatar).
Avant d'entamer la lecture de ce rutilant manifeste, faisons les présentations du groupe. Il est composé d'Alexander Strandell (ex-
Diamond Dawn) au chant, de Christoffer Borg (Kee
Marchello, Bob Hund) et Johan Gustavsson aux guitares, de Carl Tudén à la batterie, de Simon Gudmundsson à la basse, ainsi que de Theodor Hedström aux claviers.
L'album nous propose d'entrée de jeu des morceaux percutants et entrainants, à commencer par la triplette "
Ghost Town" et son chant puissant, le fédérateur "
Maniac" et son couplet refrain qui ne vous quitte plus, pour finir avec le mélodieux "
The Real Me". Ses belles interventions de guitares en acier trempé associées aux sonorités et volutes de claviers électro limite indus finiront de vous achever.
Dans un registre similaire et en fin de parcours, nous aurons droit au remuant "Paralyzed", qui avec son chorus et solo de guitare étincelant se placera parmi les meilleurs morceaux de l'opus. Dans une mouvance plus mélodieuse, le groupe nous proposera quelques mid-tempos dignes d'intérêt, tels que "When Star Align" et sa magnifique intro de claviers New Wave à la Alphaville, au chant mélodieux empli d'émotion qui vous donnera des frissons. Émotion que l'on retrouvera aussi sur la très jolie ballade "Take Me
Home".
Quant à l'éponyme à la rythmique presque martiale, il se distinguera par un magnifique solo de guitare lumineux. Pour finir, j'évoquerais "What Do you Want". Avec son couplet refrain fédérateur dans la veine
Arena Rock scandinave proche du groupe H.E.A.T, ce titre clôturera admirablement l'écoute de ce magnifique manifeste de
Hard FM acidulé et puissant.
Au final
Art Nation vient d'accoucher d'un très bel album, à la fois plus moderne et mélodieux. Le groupe nous propose des pépites aussi inspirées que son illustre prédécesseur, tout en gardant une certaine fraîcheur et originalité, dont manquent cruellement la plupart des jeunes formations du genre.
Libération : un magnifique ouvrage de haute volée à consommer sans modération.
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