Leviathan

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15/20
Nom du groupe Dawohl
Nom de l'album Leviathan
Type Album
Date de parution 22 Avril 2022
Style MusicalDeath Brutal
Membres possèdant cet album16

Tracklist

1.
 Canticum Belli
 
2.
 Statolatria
 
3.
 Institutionalized Hatred
 
4.
 Voluntary Servitude
 
5.
 Subjugation
 
6.
 Telos – Immanent Orthogenesis
 
7.
 Macro Apoptosis
 
8.
 I Vomit This World (Mercyless Cover)
 

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Dawohl


Chronique @ Armel_Avry

21 Avril 2022

Seven Years in Mulhouse !!!

En voyant les superbes jambes de The Girl, dénudées par le passage de la rame de métro, on comprend aisément qu'il ne faudra pas 7 ans à Tom Ewell pour s'éprendre de Marylin Monroe. 7 ans, c'est long et pourtant, c'est le nombre d'années de travail qu'il a fallu à Dawohl pour publier ce premier album intitulé "Leviathan" et publié fin avril 2022 chez le très bon label français Dolorem Records (Slave One, Nephren-Ka ...).

Fondé en 2009 à Mulhouse par Maxime Guillemain (growls), le groupe a surement emprunté le parcours habituel semé d'embûches des formations de brutal death blackisant en France. Mais à force de volonté, Dawohl sort l'EP remarqué "Protestas.Ratio.Lustitia" en 2014 chez Trendkill Recordings qui augurait un bel avenir pour le groupe. Après une valse de musiciens, le line-up se stabilise autour de Maxime, Eloi Nicod (guitare et basse), Florian Delbart (guitare et basse) et Thomas Hennequin (batterie) pour la sortie de Leviathan.

Fidèle au style musical précité, fort d'une thématique dystopique où l'individu humain est réduit à l'état de machine vivante pour servir des intérêts supérieurs, l'album s'ouvre sur la courte intro symphonique "Canticum Belli", qui m'évoque quelque peu l'univers du Metropolis de Fritz Lang.
Déboule alors "Stalolatria", qui met direct dans le mille par son riffing brutal et conquérant, ses accélérations puissantes menées par une batterie millimétrée,une basse audible et claquante et un growl aux variations bienvenues. Par sa durée avoisinant les 6 minutes (le plus long de l'opus), Dawohl aère son propos en proposant des passages plus calmes, des explosions de violence et de la dextérité technique plutôt ébouriffante (il faut noter le soin apporté aux soli de guitare).

Dawohl continue alors son entreprise de démolition des cervicales sur les ramassés "Subjugation" "Institutionalized Hatred" et la terrible "Voluntary Servitude", qui, par ses breaks et sa progression harmonique à la mi- morceau, va dévisser la tête à de nombreux amateurs du genre. Le doublage des growls ajoute de facto une touche de violence supplémentaire fort à propos et démontre ainsi les belles capacités de Maxime. Les compositions rappellent le grand Erik Rutan de Hate Eternal, un terrain certes balisé mais qui fait du bien aux esgourdes.

Par ailleurs, le groupe ne fait aucun quartier sur la féroce "Macro Apoptosis", tout en riffs bien fouillés (avec une petite touche orientale parfois) et en breaks destructeurs. J'imagine déjà les poings (et les doigts hihi) pulser ces infernales rythmiques dans les pits surchauffés qui attendent la formation.

Soucieux d'apporter quelques variations dans ce déchainement de brutalité, les Mulhousiens posent de solides fondations sur "Telos – Immanent Orthogenesis" qui tranche par son entame martiale et remplie d'une noirceur palpable mais aussi sa fin mélancolique. Bien évidemment, la violence débridée est à l'affût mais celle-ci se fait attendre avec plaisir. Il faut aussi souligner l'excellent travail de batterie de Thomas Hennequin (alias Blastum) qui fait montre ici, comme sur le reste de l'album, d'une force de frappe et d'une finesse de jeu, un véritable plaisir auditif.
En conclusion, Dawohl rend hommage à un autre grand nom du death metal mais français et voisin, avec la reprise intense de "I Vomit This World" de Mercyless.

Le travail de mix et mastering, effectué par Fabien Gervais, confère à l'album un son puissant, un poil synthétique, sans dénaturer toutefois l'univers musical du groupe. Par contre, je trouve l'artwork assez quelconque. Peut-être illustre-t-il la thématique générale choisie mais sans réellement me convaincre (une question de goût sûrement).

Dolorem Records touche à nouveau au but avec ce premier album réussi de Dawohl qui se doit d'être découvert et devrait intéresser nombre d'amateurs ici. Ne reste plus qu'à leur souhaiter un beau succès et de ne plus patienter autant pour la sortie de leur prochain opus.

1 Commentaire

10 J'aime

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MCGRE - 24 Avril 2022:

Ta chro me donne envie investir dans cette galette française de surcroît , bon papier au passage , je viendrai donné mon ressenti après réception et plusieurs écoutes.

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