Let the Dragon Fly

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15/20
Nom du groupe Dragonharp
Nom de l'album Let the Dragon Fly
Type EP
Date de parution 30 Juin 2016
Style MusicalPower Symphonique
Membres possèdant cet album3

Tracklist

1.
 Intro (Stormborn)
Ecouter01:54
2.
 Queen of Dragons
Ecouter04:44
3.
 Ironfield
Ecouter03:43
4.
 El Cid
Ecouter04:16
5.
 Let the Dragon Fly
Ecouter04:26
6.
 Eternal Moon
Ecouter06:16

Durée totale : 25:19

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Dragonharp



Chronique @ ericb4

18 Octobre 2016

Un premier méfait puissant, efficace et original mais peu diversifié...

Jeune formation metal à chant féminin milanaise créée en 2011 par la talentueuse harpiste Rossana Monico et déjà à la tête d'une démo (sortie en 2013), Dragonharp ne s'est stabilisé que 3 ans plus tard, à l'instar d'un quintet harmonisé marchant sur les traces de Stratovarius, Rhaposdy Of Fire, Therion, Ancient Bards et consorts. En 2015, après s'être séparés de la chanteuse Carmine Iannuzzi et du guitariste Burç Çelikoğlu, nos acolytes comptent désormais dans leurs rangs : Nicole Maselli (frontwoman), Rossana Monico à la harpe, Paolo Albergoni à la guitare, Roberto Como à la basse et Andrea Lentini à la batterie. Aussi, de cette étroite collaboration nait leur premier EP « Let the Dragon Fly », modeste mais vivace auto-production de 25 minutes partagées entre 6 titres d'une confondante dynamique et empreints d'originalité, mêlant un power speed mélo à une touche folk d'inspiration celtique. Soulignons au passage la qualité honorable de la production, notamment au regard de son mixage et de l'enregistrement, signés Andrea Lentini (SoniCubeS). Mais, allons placer le cd dans la platine et assister à cette laconique mais sculpturale et théâtrale proposition, à l'architecture classique mais à l'inspiration féconde...

Une profonde et organique entame instrumentale venue du fond des âges ouvre le bal à l'instar de « Intro (Stormborn) », alors que sonnent parallèlement des tambours martiaux d'une régularité métronomique. On aura observé la fluidité de l'enchaînement, aussi, d'un clin d'oeil est-on propulsé dans le bouillonnant chaudron rythmique de l'épique et martelant « Queen of Dragons », dans le sillage harmonique de Rhapsody Of Fire. De subtiles variations de tonalité et un fulgurant solo de guitare raviront le tympan tout comme les puissantes et chatoyantes inflexions de la belle, dans la veine d'Ancient Bards, sans omettre le ruisselant toucher à la harpe signé Rossana. Non moins tonitruant, le véloce « Ironfield », titre heavy speed dans le mordant sillage rythmique de Stratovarius, déverse ses riffs acérés, carcan dans lequel s'insinue en creux une lead guitare au picking alerte. Telle une onde vibratoire venue du royaume des anges, la soyeuse et chimérique harpe suit le cortège instrumental à la trace, secondée par les puissantes impulsions de la sirène. Cette saisissante tourmente n'en demeure pas moins mélodieuse et invitatoire à la captation de nos sens.

Le combo s'est aussi montré plus accessible et impactant, flirtant même avec les hits en puissance auxquels il a voué ses efforts à l'aune du titre éponyme de l'opus. Ainsi, l'entraînant et vitaminé « Let the Dragon Fly », avec de faux airs de Lunatica et un zeste d'Ancient Bards, nous embarque dans une chevauchée fantastique où un corrosif riffing infiltre les virevoltantes rampes à la harpe. Frais et bien barré, cet incisif instant laisse entrevoir une délectable et immersive ligne mélodique, dynamisée à la fois par un tapping effilé et les patines oratoires de la princesse.

Bien que menue, cette rondelle a conservé une structure propre à nombre de productions de cette obédience metal, finissant son parcours en apothéose. Ainsi, jouant le rôle de fresque de clôture, l'offensif « Eternal Moon » se plait à chahuter nos pavillons par le truchement d'une folle embardée, offrant également de subtiles nuances mélodiques et octroyant de savoureuses harmoniques. Un joli pont nous conduit en de souriantes contrées eu égard aux sensibles arpèges aux claviers et aux gimmicks à la lead guitare. A la belle de compléter un tableau déjà riche en modulations et diablement efficace, que l'on suit sans sourciller de bout en bout, à mi-chemin entre Lunatica, Sengir et Epica.

Si dans l'ensemble on évolue sur de bonnes vibes, cette offrande n'est pas un sans fautes, même si bien peu de passages s'avèrent hors de propos, peu propices à une adhésion au moins partielle. Une baisse de régime certes, mais qui touche essentiellement une piste. Des riffs rugueux étreignent une rythmique syncopée, parfois libertine, sur « El Cid », plage vivifiante et où des choeurs masculins se combinent habilement avec les énergiques volutes de la déesse. Morceau au demeurant techniquement efficace, on aurait cependant souhaité que la ligne mélodique se montre plus précise dans son principe d'émission, que peine à suivre le corps oratoire, pourtant engageant.

Au final, on est aux prises avec un propos qui aurait pour visée de promouvoir le potentiel dont fait preuve le collectif italien. Encore peu popularisé hors de ses frontières natales, le combo peut dorénavant compter sur ce saillant et émoustillant méfait pour sortir de l'ombre, celui-ci étant susceptible de toucher les aficionados de ses sources d'influence. Quelques petits défauts de jeunesse se perçoivent aux fins de plusieurs écoutes mais qui n'entament pas réellement notre plaisir à aller au terme de cet humble voyage auditif. Il leur faudra encore diversifier les ambiances et les rythmiques pour espérer toucher un auditorat élargi et se placer en qualité de valeur montante de leur registre d'appartenance. Peut-être qu'un album full length leur permettrait de donner la pleine mesure de leurs talents. Wait and see...


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