Formé depuis la fin 2006, Velvetseal a déjà édité 2 démos. La particularité un peu étrange est que la dernière en date porte le même titre et la même pochette que ce véritable premier album et propose déjà 4 titres des 9 présents à ce jour. Cela prouve bien que nos amis hongrois ont de la suite dans les idées non ?
Velvetseal suit le mouvement toujours en vogue actuellement du métal gothico-symphonique, dans la lignée de
Within Temptation, Leaves eye,
Epica ou autre
Delain, en ce démarquant tout de même par un chant 100% féminin : tant pis pour les aficionados du classique duo « la belle & la bête ». En effet, Gabee se laisse seulement seconder par quelques chœurs sur les titres les plus épiques.
Côté compositions, l'affaire est plutôt rondement menée : les rythmiques de Csabee, généralement appuyées au point d’aller flirter de temps à autres avec le heavy, laissent la place à des plages symphoniques bien amenées (exécutées elles-aussi ce même Csabee. Quel homme !). C'est bien fait, aucun doute, mais comment pourrait-il en être autrement tant le terrain est connu ?
Pas de solos, ni d'envolées musicales dantesques, seules les sonorités sont bien exploitées, mais là aussi, tout en restant hyper classique pour le style.
Aucun passage ne sonne franchement neuf et l'on a l'impression que Velvetseal s'est seulement contenté de faire un patchwork musical à l'aide de certains titres des groupes précédemment cités.
En règle générale, dans ce type musical, la différence et la personnalité du combo se fait principalement via le talent de la frontwoman, qui prouve habituellement qu'elle possède un organe plutôt exceptionnel, à la possibilité très étendu. Ben là, même en y mettant la meilleure volonté, je ne peux pas dire que se soit le cas … Il faut bien assumer quand on joue dans la cour des grands ! Gabee, aussi charmante soit-elle, est loin des prouesses d'une Sharon Janny Den Adel ou d'une
Charlotte Wessels ou encore du charisme d'une
Liv Kristine. Son chant, très linéaire, à tendance d'uniformiser les titres ; côté puissance, là encore le bat blesse : quand il faudrait monter, ben y'a plus personne ... Il y'a même des titres où certains passages sont vraiment limites (break de « Despérati »).
Attention, que mes propos soient bien compris : Gabee est loin d'être exécrable et est même agréable quand elle se lâche un peu (« The tragic overture ») mais à côté des « grandes », il est juste d'avouer qu'elle fait pale figure et possède de grosses lacunes. Pour ne pas tomber dans la comparaison, il faudrait simplement que Velvetseal sorte des sillons de Within & consort pour pondre quelque chose de plus personnel et de plus adapté aux capacités de Gabee. Allez, courage, prenez des risques et osez sortir des sentiers battus !!
La production est comme le reste de l'album : ce n’est pas mauvais, mais l'on trouve mieux ailleurs, sans passer beaucoup de temps à chercher.
Néanmoins, elle n'est pas la cause première du malaise et permet quand même de juger honnêtement la musique de Velvetseal.
Même si ce «
Lend Me Your Wings » est loin d'être désagréable, je vous conseille quand même fortement de taper dans la gamme du dessus et de choisir un « Mother earth » (
Within Temptation) où un « Vinland
Saga » (Leaves
Eyes), c'est vraiment autre chose.
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